Vienne, 30 septembre 1814 (F. 1. 3895 ad
© © à HAGER (Rapport en français).
Jomini, grand partisan et admirateur de la Prusse. Son jugement sur l'armée autrichienne. Ce qu'il voudrait voir attribuer à la Prusse. Un mot du prince de Ligne.
Jomini est de la société du prince de Ligne. 11 est Prussien dans Tâme. Il lui semble que la Prusse a frayé le chemin de Paris. « Elle a trop souffert, dit-il, et ne saurait être trop récompensée. > C'est d'après lui, la puissance qui doit être agrandie vers la France pour lui tenir tête. Il n'estime pas beaucoup les troupes autrichiennes et moins encore leurs officiers. « Si l'Autriche était attaquée par les Français, ses soldats lâcheraient pied, dit Jomini, tout comme auparavant. »
La Prusse, selon lui, devrait posséder tout le Rhin de Wesel à Mayence. D'après lui, toute la Westphalie, toute la Saxe devront être sous son sceptre, qui porterait le titre d'Impérial. La Bavière et le Wurtemberg seraient deux royaumes fédératifs entre l'Autriche et la France.
Quant à l'Autriche, il soutient qu'il faut fixer sa puissance sur toute l'Italie.
Le prince de Ligne disait hier à son médecin : « J'ai le bonheur d'avoir chez moi trois grandes têtes, mais trois têtes bien dangereuses et bien méchantes : La Harpe, Talleyrandy Jomini. »
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