‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 212 sur 816 · Vienne, 3 octobre 1814 (P. 1. 40»9 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 3 octobre 1814 (P. 1. 40»9 ad

Nota à HAGER (en françaLs).

La conférence du 30 septembre. Les Quatre, Labrador et Talleyrand. Alexandre, la Pologne et la Prusse. L'harmonie n'est pas parfaite. Le prince Eugène. Bernadette.

On se dit à Toreille qu'avant-hier, il y eut une conférence des quatre ministres de la Coalition où l'on montra àTallejrand et à Labrador ce qu'on avait établi pour la manière de traiter les affaires au Congrès. Les quatre coalisés se réuniraient et admettraient les Ministres de France et d'Espagne comme Ministres de Puissances de premier rang. Là-dessus, Labrador demanda ce que Ton entendait par les quatre coalisés y contre qui et dans quel but cette coalition existait et avait existé. Si c'était contre Napoléon et pour la délivrance de TEurope, TEspagne était la première de cette coalition et ne pouvait être admise par grâce aux séances des autres Ministres des coalisés, mais de droit.

On prétend que Ton dut, en conséquence des remontrances de cet Espagnol, renoncer au plan présenté et en imaginer un autre. On dit même tpie Tallejrand a déclaré qu'il ne pouvait rien approuver de ce qui avait été fait en Italie depuis le !•' juin (1).

On dit en ville qu'Alexandre fait le fier, qu'il veut la Pologne entière, qu'il a pris là-dessus des accords avec la Prusse et qu'il n'y a plus rien à négocier sur ce point. On voit que l'harmonie parfaite est bien loin d'exister.

L'arrivée de Beauharnais n'a pas beaucoup plu. On se demande ce qu'a à prétendre ce polisson qui a imprimé tant de sottises contre notre Cour, volé tant d^argent à Milan,

1. Cf. d'ANOBBBRO, 251. Projet de délibération, sur la forme et la marche à Auivre dans les délibérations du Congrès, communiqué au prince de Tal • leyrand le 30 septembre 1814. (Cf. Talleyrand au roi. Vienne, 4 octobre 1814 (dépêche n* 2). Pallai.n. Correspond arc 2 inédite de Talleyr&nd et de Louis XVIir.p, 10-17.)

fabriqué de faux billets (1) et qui, par la chute de Napoléon, n'est plus qu^un simple particulier.

On craint que l'autre du Nord (Bernadotte) n'arrive ici se fourrer dans ce cercle de souverains et de princes légitimes. Tels sont les discours dans les sociétés.

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