‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 244 sur 816 · La grande Redoute de la Cour qui eut lieu le 2 octobre · texte numérisé non relu

La grande Redoute de la Cour qui eut lieu le 2 octobre

Le comte Spaur (1), Tun des dignitaires du Palais, envoyé audevant de Tempereur Alexandre, dit que : € L^empereur de Russie est un vrai sauvage et qu'on ne saurait se faire une idée de sa brutalité. »

Les souverains étrangers actuellement à Vienne et leurs suites ne peuvent parvenir à cacher le dépit qu'ils éprouvent à voir que tous les honneurs vont de préférence à l'empereur de Russie qui n'est pourtant qu'un sauvage.

Les dames de Vienne n'en reviennent pas des grossièretés dont les Anglais ont fait preuve à la Cour. Lors de t Appartement^ ils n'ont pas songé à faire place aux dames de Vienne, ( ont donné le bras à leurs femmes pour les conduire ainsi à travers toute la grande salle en se frayant un chemin à travers tout le monde depuis la porte d'entrée jusqu'au dais.

Le prince de Metternich a, tant parmi ses compatriotes que parmi les étrangers, de nombreux ennemis qui comptent sur le Congrès pour le faire sauter. M. de Hammer et d'autres fonctionnaires de la Chancellerie d'Etat sont furieux de voir que les étrangers, et presque rien que des étrangers, tels que le comte de Mercy et M. de Handel (qui a, il est vrai, une très jolie femme, née comtesse Bergheim, de Munich) décrochent le titre et les fonctions de Conseillers auliques à la chancellerie. Le roi de Bavière grogne et déplore le temps que fait perdre l'étiquette. Quant au roi de Danemark, il veut absolument visiter un couvent de nonnes.

Le baron Linden (représentant du Wurtemberg) s'étonne et se plaint des procédés de Metternich qui ne l'a convié ni au dîner de dimanche, ni au souper de lundi dernier.

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