Chambellan de l'Empereur
Si6 AOTOUR DU CX>MGRÈS DE VIENNE
ainsi qu*à TaUeyraBd et à ses amis, saute aux yem de ious les étrangers qui en parient même publiquement. Les Stâssés Meulefit faire entendre à la France qu'As sont les seuls sur lesquels elle peut compter en cas de besoin. Ils attendent de cette puissance un grand appui pour leur conservation et disent que Napoléon a même jugé nécessaire de les conserver. Ils seraient même prêts aux sacrifices les plus lias envers la France pour en être protégés. Ils croient que l'Empereur de Russie est totalement de cet avis et ne cessent de le faire tourmenter à cet égard par M. de La Harpe et par Jomini.
J'ai demandé au prince de Ligne si M. de La Harpe est réellement porté pour les Suisses, ayant entendu le contraire en bien des endroits. Il me dit : « Si La Harpe n'est pas disposé pour les Suisses, ils en sont seuls la cause, et leur dernière conduite peut bien avoir détourné également les sentiments de l'Empereur Alexandre en leur faveur. Entre nous, j'aime la Suisse, mais pas les habitants. »
2SZ. VienBfi, 5 octobre 1814 (F. 1. 4111 ad 3565).
Nota à HAGER (en français).
Les lenteurs du Congrès. La Russie. Doléances des petits princes allemands. La note de Talleyrand sur Naples et la Saxe. L'Autriche et Murât. Alexandre et la Pologne. Le Duché de Varsovie. La guerre possible. Le voyage d'Alexandre en Hongrie. Son but.
Le Congrès occupe dans ce moment tout le monde. On paraît supposer qu'il avance lentement et que c'est la Russie qui y met. le plus d'obstacles. Tout ce qui appartient aux princes d'Allemagne de deuxième ordre se plaint de ce qu'on ne s'occupe nullement d'eux et du peu d'égards qu'on leur témoigne. On trouve choquant que le Beobachter nomme l'arrivée de S. A. 1. Monseigneur le prince Eugène et que la Gazette de la Cour omette celle du Grand-Duc de Bade.
On parle beaucoup d'une note très forte que doit avoir remise M. de Talleyrand au sujet de la Saxe et du royaume de Naples (1), et on accuse l'Autriche d'être le seul soutien de ce
1. Les notes de Talleyrand en date des 1" et 3 octobre n'avaient trait qu'à la forme à donner au Congrès. 11 n'avait été question de la Saxe que dans
LES PRÉLnflNAJRES fiT l£S AJOURNEMENTS DU CONGRÈS 227
resie de la Révolution, qu'on af&ote de regarder oûmme très dangereux.
Il .n'y « quiB les Ruâsefi qui ne prennent aucune .paii à tout ceci, ibi âembleat ioroire >que leur affaire n^esL et ne peut èlte un su^ei de^disousaion et que tout ce qu'ils ne ocrnservâroat pas défi provinces qu'ils occupent n'est qufune suilie tde lacondëfrcendancie de l'empereur pour le noi de Prusse. La Jigae qu'ils CGffiserveraient serait de Craoovie à Thocn. Cùe qui me ferait oroiiDe .que ceci est un pf^ojet arcêté et que les personues «qui entourent l'Impératrice et ont toujours été les icenseurs ^de l'Empereur parlent le ménne langage.
Us .ragardent tous leurs droits sur le Duché ocokime iaoontesrtables «et sont («es. mécontents que Dantzig ase leur neate poâsrt.
Je dois remarquer tfu'autant «qu'on peui compter sur une opposition en Russie au vétiÂ^sement du royaume de Pologne, autant on secondera l'Empereur de joindre à la Russie tout ce qu'il pourra du duché de Varsovie. Que même une guerre contre nous (les Autrichiens) pour ce sujet leur serait agréable et qu'ils feraient tous leurs efforts pour le soutenir.
Les Russes ici sont mécontents du long séjour que fait l'Empereur. Son voyage à Ofen est regardé uniquement comme un but de curiosité pour connaitre une partie de la Hongrie.