‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 370 sur 816 · Cf. d'AHOBBBRO, I. 272. Déclaration du 8 octobre · texte numérisé non relu

Cf. d'AHOBBBRO, I. 272. Déclaration du 8 octobre

j'ai déjà avisé l'adversaire que je choisis. C'est le faible et débile Humboldt, aussi faible de corps que fort d'esprit.

En attendant le 1*' novembre, on négocie confidentiellement, et en dépit des différences de vues et de principe, on finira par se rapprocher. Ce qui y contribue beaucoup, c'est que la puissance, dont les prétentions sont les plus fortes, a donné à ses plénipotentiaires 400.000 hommes prêts à les aider.

Quant à la famille impériale d'Autriche, elle est en général très affable. L'Empereur a sa bonhomie qui enchante autant que la justesse de son esprit. L'Impératrice est belle encore et toujours aimable.

J'ai été à l'audience de la blonde Majesté (le Danemark) jqui m'a entretenu, comme de raison, de la pluie et du beau temps.

M. de Bildt (1) y a été aussi fin et attentif, comme il est, à toujours dire des choses spirituelles. Avec cette facilité que tu lui connais, il rappela au roi des Danois qu'il y avait seize ans qu'ils ne s'étaient vus, en ajoutant avec un soupir tendre : « Il s'est passé bien des événements depuis. »

A quoi, le roi répondit très sèchement : u II se passe des événements tous les jours ». Etiam S. M. habet raison.

Bildt a été tout aussi malheureux avec le roi de Bavière, qui lui demandait comment l'union de la Norvège à la Suède allait s'effectuer. Il lui répondit spirituellement (et sans aucun fondement) : « Ils auront une espèce de constitution à eux, et cela sera à peu près comme le Tyrol et la Bavière. »

Il est absolument increvable dans ses bêtises, et c'est en vérité un meurtre de l'employer à d'autres missions qu'à celle qui remplacera Ratisbonne et qu'on croit devoir être tenue à Francfort.

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