‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 428 sur 816 · Vienne, 25 octobre 1814 (P. 3. 3148 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 25 octobre 1814 (P. 3. 3148 ad

Rapport à HAGER

Les doléances de Wrede. Effet produit en Allemagne par la déclaration du 8 octobre.

Wrede, qui, au sortir de la conférence tenue à la Chancellerie d'Etat sur les affaires de l'Allemagne, n'est arrivé qu'à 5 heures pour dîner chez le Prince B..., y a dit : « Rien ne marche dans notre Conférence. On ne décide rien. On ne peut s'entendre sur rien. Du reste, quel est celui d'entre nous qui consentira à ce qu'on lui prescrive ce qu'il convient de faire dans son propre pays I Ajoutez à cela que les séances sont trop rares. Les fêtes continuelles, dont nous avons une indigestion, prennent tout notre temps. Les souverains ne partiront pas avant la (in de novembre de Vienne, que, nous autres, nous ne pourrons quitter avant le nouvel an, et alors très probablement il y aura un PostScriptum à Francfort. Consalvi nous met à la torture avec son Concordat germanique. La Bavière et le Wurtemberg ne se laissent donner d'ordres par qui que ce soit, et chacun de ces royaumes trouvera bien moyen de conclure un Concordat personnel avec le Saint-Père.

La Comtesse de Rechberg a dit hier : « Nous avons reçu desnouvelles de TEmpire. La déclaration du 8 octobre a produit un très grand effet, mais hélas 1 absolument déplorable. »

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