‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 430 sur 816 · Grosse, conseiller prussien · texte numérisé non relu

Grosse, conseiller prussien

et Krug (i). On y désire de plus en plus de pouvoir lire la brochure saisie par la Censure viennoise du professeur Lips, d'Erlangen, sur le Congrès de Vienne (2) dont peu de personnes ont pu prendre connaissance.

Le comte Sclienk von Castell et ses semblables se plaignent de ce qu'on empêche les Médiatisés de répandre à Vienne les brochures qu'ils ont rédigées et dans lesquelles ils attaquent si vivement les souverains. Ils disent qu'il y a trop de fêtes, trop de distractions à Vienne ; que les affaires sérieuses n'y occupent qu'une place secondaire et qu'il eût bien mieux valu tenir le Congrès à Prague, à Francfort, ou n'importe où ailleurs.

Le baron Linden a raconté hier que le comité des affaires allemandes avait tenu ce jour-là sa cinquième séance, qu'on en a fini avec la question de la Constitution fédérale et que c'est probablement au mois de janvier et à Francfort qu*on réglera les détails de l'organisation de TUnion allemande et que d'ici au 15 novembre tout sera terminé à Vienne.

Je rencontre maintenant dans quelques salons, chez la comtesse Schônburg, par exemplejVLU beau parleur^ un aventurier, un certain Salins (3), (si je ne me trompe) qui raconte lui-même que Napoléon qu'il voulait assassiner, Ta fait enfermer pendant huit mois à Vincennes.

Le baron Thugut et quelques autres viennent de reprendre des abonnements à des journaux étrangers, seul moyen pour eux de savoir ce qui se passe au Congrès, dont la Wiener Zeitang ne peut rien dire.

Page 1