‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 495 sur 816 · TI · texte numérisé non relu

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Moi : « Il y a donc encore lieu d*espérer qu*on finira par se mettre d'accord et j*ai Tintime conviction que dans ces conditions vous pourrez puissamment contribuer à modifier la manière de voir votre Maître. »

Lui : € Comme vous pouvez le voir, je suis déjà en train de préparer sur cette question un nouveau rapport que je lui destine et qui serait déjà parti si toute la besogne ne retombait pas sur mes épaules.

C'est ainsi qu'il m'a demandé de lui fournir de suite un état des possessions territoriales de la France avant la Révolution. Nesselrode et tout son monde n'ont même pas été capables de le renseigner sur une chose cependant aussi connue. Je lui en ai dressé au galop un tableau (qu'il me montra). Si les autres puissances tiennent bon, je ne sais vraiment pas com* ment cela finira. En tout cas, ce sera une affaire de longue durée et qui provoquera de sérieuses discussions, et dans ce cas votre congrès n'est pas près de finir. »

Nous en étions là lorsque nous fûmes interrompus par le Chevalier de Vernègues,un agent du roi de France qui a jusqu'ici porté le titre de Conseiller d'Etat russe, a été arrêté en France en 1804 et emprisonné pendant deux ans au Temple. Il vient fréquemment chez Anstett avec lequel il a eu tout dernièrement un entretien qui dura trois heures.

Ânstett viendra demain prendre de nouveau le café chez moi. Moi, je ne peux aller chez lui qu'une ou deux fois par semaine.

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