‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 5 sur 816 · XIV PRÉFACE · texte numérisé non relu

XIV PRÉFACE

OU les incidents, les instruments diplomatiques ou les conférences dont il était question souvent en termes assez vagues, tant dans les rapports des agents du baron Hager que dans les pièces provenant du Cabinet Noir.

Je n'ose me flatter d'avoir réussi complètement dans cette lâche hérissée de difficultés et que je n'aurais même pas tenté d'entreprendre si je n'avais su pouvoir une fois de plus compter sur la bienveillance et le concours des nombreux amis qui ont si gracieusement répondu à mes incessantes demandes de renseignements et qui ont si aimablement consenti à collaborer d'une façon aussi utile que généreuse au travail que je présente aujourd'hui au public.

Quelque délicat, quelque douloureux qu'il soit aujourd'hui de parler de ce qui touche à un pays qui n'a pas hésité à se solidariser avec cette Allemagne qui porta il y a cinquante ans un coup mortel à sa puissance, il me semble pourtant impossible de me dispenser de rappeler ici l'accueil qui, au cours de mes longues et nombreuses visites et presque jusqu'à la veille de la guerre, m'a toujours été fait dans les différentes archives de Vienne (Archives du Ministère de Tlntérieur, de la Guerre, de la Maison Impériale, de la Cour et de l'Etat). Tous ceux qui, comme moi, ont travaillé dans les Archives Royales dltalie ont pu comme moi, bien avant la conclusion de l'alliance qui unit désormais les deux sœurs latines, apprécier l'empressement qu'on mettait partout à faciliter nos recherches, à satisfaire notre curiosité. Après tous les services qu'ils m'ont rendus avec tant d'obligeance, c'est bien le moins que je profite de la publication de ce livre pour remercier le comte G. Sforza de Turin, les Soprintendemi Casanova, passé aujourd'hui de Naples à Rome, son collègue de Bologne G. Livi ainsi que le Directeur Umberto Dallari, de Modène. Comment aurais-je pu passer sous silence les nombreuses indications que je dois à la bienveillance de xMgr Don Achille Ratti, le grand et aimable savant placé à la tête de deux des plus belles bibliothèques du monde la Vaticana et VAmbrosiana. A Milan, mon ami le professeur Gallavresi, à Turin les professeurs Contessa et Lemmi ; à Genève, MM. Edouard Chapuisat, député au Grand Conseil,

et Karmin ; & Londres, M. Hubert Hall, du Public Record Office, et M. G. L. de S* M. Watson se sont mis à ma dispo sition avec use bonne gr&ce dont je ne me suis pas fait faute d'abuser. Je n'appreodrai rien de nouveau à personne en remerciant cordialement ici MM. Charles Schmidt, Pierre Caron et Bourgin, des Archives Nationales, Tausserat-Rade) des Archives du ministère des Affaires Etrangères, Bertrand et Artonne de la bibliothèque du même ministère, et M. Louis BatiEFol de la Bibliothèque Nationale. Tout le monde sait qu'on les trouve toujours prêts i aider les chercheurs et à les faire profiter de leur érudition. Au risque de le signaler i d'autres travailleurs aussi indiscrets que moi, Son Excellence M, Serge Goriainoff, l'illustre directeur des Archives Impériales de Saint-Pétersbourg, me permettra, lui aussi, je l'espère, de lui adresser l'expression sincère de ma profonde gratitude.

Je ne saurais enfin déposer la plume sans remercier le comte de Villermont des notes biographiques qu'il a bien voulu me faire parvenir sur certains de ses compatriotes, sans demander une fois de plus pardon à mes chers et excellents amis, le général G. Ferrari, l'ancien Chef de la Section historique de l'Etat-Major Italien et Henri Prior, des appels par trop répétés que je n'ai pas craint de leur adresser et auxquels ils n'ont cessé de répondre avec une incomparable bonne gr&ce.

Au moment de clore la longue liste de tous ceux qui ont bien voulu m'assister de leurs conseils et de leur amitié, ma pensée devait forcément se reporter vers la femme, aussi wpérieure par le cœur que par l'esprit, dont les précieuses indications m'ont été si utiles et dont je n'oublierai jamais la bienveillance et la bonté. Aussi est-ce avec une profonde et réelle émotion que je trace ces lignes, seul moyen qui tue reste, hélas ! pour rendre un humble, mais bien sincère hommage à la mémoire de Son Altesse la princesse Antoine Radâwill, née Casteltane, morte si tristement, au fond d'un pays ennemi, loin de tout ce qu'elle aimait de toutes les larees de son &me ardente et généreuse, les siens et la France. Novembre 1916.

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