La comlesse Edmond de Talleyrand-Périgord
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 447
conçu tant d'estime et d'attachement pour leurs chefs, voyant comme ils oublient ce qu'ils avaient promis solennellement : la justice, Tordre, la paix fondée sur Téquilibre et la légitimité des possessions, finiront par ne plus aimer leurs chefs et ne plus avoir confiance en leurs principes et leurs promesses, et alors, où irons-nous ?
Le tableau est bien triste. La loyauté, la fermeté, la justice peuvent seules encore nous sauver.
Les Prussiens, de leur côté, tâchent de sauver leur roi et disent partout à Toreille que le roi est très fâché de devoir prendre la Saxe ; que cela lui coûte infiniment de peine ; qu'il aimerait mieux reprendre sa Pologne, quoiqu'il n'ait pas de raison d'aimer les Polonais.
Tel est le résultat de ce que j'entends dire, du matin au soir, à présent que je suis assez poussé dans le'monde et au point que je ne vois pas moins d'une centaine de personnes de différentes classes et nations dans la journée.
... La princesse de Galles a été très généreuse et très prodigue de sa figure à Milan, mais très économe de sa bourse. Elle n'a rien donné* à personne, malgré qu'elle ait gêné bien du monde et visité tous les endroits où tout étranger donne quelque chose aux gens.