‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 543 sur 816 · Sans lieu (1), 25 octobre 1814 (F. 3. 4583 ad · texte numérisé non relu

Sans lieu (1), 25 octobre 1814 (F. 3. 4583 ad

Anonyme à la Comtesse Douairière COLLOREDO (Intercepta)

(en français).

La France est tranquille. Le seul danger vient de l'Ile d'Elbe. Faute qu'on a commise en y mettant Napoléon.

La France est assez tranquille, mais elle le serait davantage sans le voisinage de Tile d'Elbe, dont le propriétaire et sa famille

1. Plus que probablement de Paris, puisque Noailles en partit ce même jour, mystérieusement, comme le prouve le passage suivant de la dépêche de Jaucourt à Talleyrand, en date du 25 octobre. « Monsieur de Noailles n'a dit que ce matin son départ; il ne l'a pas même dit à toute sa famille. On n'en parlera pas. »

intriguent tant qu'ils peuvent et cherchent à soulever, soit les personnes qui leur sont dévouées, soit ceux qui, n'ayant aucune propriété, ne se plaisent que dans Tanarchie et dans la discorde. Il est bien étonnant que les souverains, qui ont tant fait pour le bonheur et la tranquillité de l'Europe, ont laissé subsister au milieu d'eux un foyer qui pourrait tôt ou tard rallumer l'incendie si les circonstances sont favorables. Tous les honnêtes gens sont au comble de leurs vœux et les coquins sont mécontents. On ne peut croire que c'est par politique que les puissances ont laissé subsister près de nous un foyer de discorde qui peut devenir dangereux. C'est le comte Alexis de Noailles qui vous fera parvenir cette lettre. J'ai à peine le temps d'écrire ne prévoyant pas qu'il partirait si tôt.

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