‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 58 sur 816 · Vienne, 18 tout 1814 (F. 1. ad ZWS · texte numérisé non relu

Vienne, 18 tout 1814 (F. 1. ad ZWS

HUMBOLDT à HARDENBERG {intercepta, en français).

La constitution allemande. Difficulté de voir Metternich.

Stadion. Wesscnberg.

Je n'attends que les instructions de Votre Altesse sur l'affaire

1. Prince Cariati, l'un des deux représentant» de Murât à Vienne.

2. Envoyé par l'Autriche en mission extraordinaire à Rome, puis A Naples.

de ia Constitution allemande pour entrer en discussion sur cet objet avec le prince de Metternîch.

Je n'envoie pas de rapport sur l'état des choses à cause de la difficulté de parler avec Mettemich qui est à Baden où il s'occupe fort peu d'alFaires. J'espère pourtant savoir sous peu comment la Cour de Vienne envisage les principales questions du Congrès. Ce que je peux vous dire aujourd'hui, mon prince, c'est que Stadion ne prendra aucune part à ces négociations. Il a dû être plénipotentiaire, mais il l'a décliné dans une lettre à l'Empereur. Votre Altesse a déjà pu observer à Paris qu'il était mécontent du rôle subalterne qu'il y jouait et n'était guère de la même opinion que Mettemich sur la plupart des points qui doivent être réglés à présent. Son mécontentement a dû avoir augmenté depuis. Je ne saarais dissimuler que je crois qu'en général les affaires perdront beaucoup si, comme il faut presque le supposer, Stadion (1) y reste étranger. Ses sentiments bien connus, sa franchise, sa véracité, sa conduite sans tache et le sérieux qu'il met à tout ce dont il s'occupe, 96nt des qualités qui le feront toujours regretter.

Mais il faut avouer aussi qu'il est imbibé des anciens principes autrichiens et que pour cette raison il favorise très peu les plans de la Pmsse, tandis que je me suis dès à présent convaincu que le prince de Mettemich est dans un système beaucoup plus raisonnable, qu'il a pleine confiance dans Votre Altesse et que c'est par lui seul que nous pourrons attendre d'être appuyés dans toutes nos demandes,

Wessenberg (2) est membre de la Commission pour la réorganisation des provinces italiennes. Je ne sais s'il aura le temps d'être employé aux affaires allemandes. Dans ce cas je suppose que Mettemich les prendra pour lui seul, car le baron Binder ne possède pas les connaissances requises à ce sujet.

I.Sladion(Philippe,comte de)nè à Mtyence en lT63,inort ministre des FiDancei ea ISÎ-t, avait négocié la Lroiaième coalition contre la France. Ministre des AITaires étrangères en 1806, il se retira après Wagram et fut ministre plénipotentiaire aux conférences de Toepliti, de Francrorl cL de Chatilloa.

I. WcBscnberc-AmpHiigen (Jean-Philippe, baron de) (17T3-18M) eut pour protecteur Charles de Dalberg, primat de Germanie, archevêque de Hayence, puis de Ratisboime et ^and-duc de Francfort. 11 représenta l'Autriche dans l'affaire des steularisations (18D:),fut ambassadeur i Berlin (1813), à Munich et à Londrv et figura au Congrès de Vienne. Il goûtait peu le •j'sléme de Uettemich. Envoyé A la Haye en 1830, il eut i s'occuper du conflit belge-bidtandai*. Ministre des Affaires étrangères en 1B4B dans le cabinet, dît ooni- Ulntûxuiel, il fut remplacé par le prince de Scbwarienberf .

Martens (i), que le comte de Munster voulait envoyer ici, n'est pas encore arrivé.

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