‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 59 sur 816 · Vienne, le 13 août 1814 (F. 1. ad · texte numérisé non relu

Vienne, le 13 août 1814 (F. 1. ad

NOTA à HAGER {en français).

Gros orage et intrigues contre Metternich.

11 y a parmi les coalisés un grand orage sur la tête du prince de Metternich qu'on accuse d'avoir fait l'impossible pour conserver la couronne au Monstre et de soutenir l'intérêt de Naples. Je le sais d'une manière positive et indubitable. Parmi les ministres rivaux, on l'appelle le « Scapin de la Diplomatie ». J'ai sur Metternich quelque chose que je ne veux pas écrire et je que montrerai au conseiller Braulik (2), dès qu'il pourra venir un instant chez moi. Ma jambe me tourmente toujours cruellement et me force au lit, excepté l'heure du diner, où je me fais porter dehors, par ordre du médecin. Elle n'empêche de courir le monde et de faire des recherches.

Au dos, NOTB DE Braulir, de Vienne,le 14 août 1814 (en allemand)

Dans mon entretien avec lui, il ne m'a rien dit en dehors de ce qu'il a écrit au sujet des intrigues de diplomates russes, prussiens et anglais contre Metternich, si ce n'est qu'il en a eu la preuve et qu'il en a acquis la conviction par une lettre du conseiller aulique prussien Bartholdi.

1. Martens (Georges-Frédéric von), né à Hambourg le 22 février 1756, professeur de droit à Gôttingen en 1794, conseiller d'Etat en 1808 et à partir de 1810 président de la section des finances au conseil d'Etat du royaume de Westphalie, conseiller intime du cabinet hanovrien en 1814, ministre en 1816 à Francfort où il mourut le 22 février 1821. Auteur du recueil des principaux traités d'alliance et de paix depuis 1761.

2. L'un des hauts fonctionnaires du ministère de la Police. 11 était à ce moment conseiller de gouvernement et fut promu conseiller aulique en 1816.

LES PRfiUMlMAIHES ET LES AJOURNEMENTS DU COflORËS 53

Vienne, li aoâl t6U (F. 1. «d 35SS).

MARIE CAROLINE au ROI FERDINAND IV {inUrcepta en italien) (Analyse).

Elle lui fait connaître son avis sur la reprise du pouvoir à laquelle il vient de procéder. Conseils qu'elle lui donne par rapport à l'Angleterre, et ce qu'elle pense de l'état de l'armée sicilienne.

Cariati et Pescara afiipment que Murât conservera Naples et qu'on donnera une compensation à Ferdinand.

Ni elle, ni aucune des personnes de son entourage n'ont même vu Metternich.

Elle est sans nouvelles de RufFo (1).

« Ici, à l'exception du seul Metternich, tout le monde est contre Murât. »

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