‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 584 sur 816 · Vienne, 13 novembre 1814 (F. 3. 4374 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 13 novembre 1814 (F. 3. 4374 ad

.... à HAGER (en français).

Pourquoi Anslett demande à rentrer en RusMe. Son opposition aux vues d'Alexandre sur la Pologne. La guerre lui semble inévitable parce qu'Alexandre ne cédera pas.

Anstett, désolé de voir que l'Empereur Alexandre se refusait à écouter ses conseils, lui a écrit pour lui demander la permission de rentrer chez lui.

L'Empereur très contrarié a essayé de le faire renoncer à cette idée, et lui a fait toutes sortes d avances ; mais Anstett n'a pas encore cédé. Son amour-propre est froissé, et de plus il y a une trop grande divergence de vues et d opinions entre eux, et Anstett ne peut guère aller jusqu'à admettre les prin- <;ipes qu'on parait avoir adoptés.

Anstett n'en continuait pas moins jusqu'ici à faire une foule de travaux qu'Alexandre lui avait envoyés, mais il n'en est plus ainsi depuis cinq ou six jours.

D'après ce qu'il m'a encore dit, Anstett continue à être opposé à la reconstitution du royaume de Pologne, Il croit la

je charge M. le comte Aldini de lui remettre cette lettre. Il a bien voulu se charger de défendre les droits du prince, mon époux, à la principauté de Lucques. Ce pays s'est donné volontairement à lui, et pour sortir de Tanarchie, où il vivait depuis si longtemps. Lucques a été pendant dix ans exemptée de conscription. Elle n'a donné ni un seul homme, ni un sou contre la Coalition. Lord Bentinck nous a chassés dans le moment où nous avions la plus grande confiance dans les Puissances Alliées. Je me suis adressée, il y a six mois, à Sa Majesté TEmpereur de toutes les Russies. Tous les jours, j'entends citer des traits de générosité, de grandeur d'âme de cet illustre monarque. Je mets sous sa protection les droits du prince de Lucques et de mon fils.

Je sais combien Votre Excellence est appréciée de l'Empereur Alexandre. Elle peut, en plaidant ma cause et en intéressant son souverain en ma faveur, rendre à la tranquillité et au bonheur une personne qui sera toujours reconnaissante des bienfaits qu'Elle aura répandus sur sa famille.

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