‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 60 sur 816 · Vieoae,17 août 1814 (F. 1. ad 3SS · texte numérisé non relu

Vieoae,17 août 1814 (F. 1. ad 3SS

BERNSTORFF à ROSENCRANZ {intercepta en français).

Gravité de la crise. Opinion de Humboldt sur la Russie et la Pologne. Pourquoi la Prusse doit la suivre. AltaquescoQlre Melternich. L'archiduc Charles et la grande-duchesie Catherine. On parle d'une mission de Nugenl en Angleterre.

1. RulTo (Alvaro, commandeur, des princes délia Scaletta) (11Si-183ï) re(U dt« son enfance dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, eotré tout jeune au service au règîmonl Royal Siracusa, où il arriva promptemcnl au grade de capitaine, appeli ensuite i Mallir, il y commands pendant quelque temps les Galères de l'Ordre. Ministre plénipotentiaire â Lisbonne (1793), à Paris(1797), rappelé dans sa patrie par les événements politiques on 1798, il accompagna Harie Caroline i Vienne en ISOO et y fut accrédité comme Ministre plénipolentiairc en 1803. Représentant de Ferdinand IV au Congrès de Vienne, il tigna on leiï la traité d'alliance entre les deux Cours, refusa de prêter seraient à la Constitution en iSZO, prit part au Congrès de Laibach (1821), devint pour peu de temps ministre d'Etat et président du Conseil et fut enSn en- Toyé de nouveau comme ambassadeur è Vienne où il mourut le 29 juillet ini. Ami intime de Hetlernicb, il le choisit pour exécuteur testamentaire.

1. En note de la main de tlager : ■ J'aimerais pourtant bien savoir si Met. ■srnich lit réellement les inltreepfa de BernstorlI. ■

Plus l'époque des grandes négociations approche, et plus on sent l'importance de la crise qu'elles vont traverser. La Russie n'a qu'à vouloir pour remporter.

Mes conversations avec le baron Humboldt m'ont valu la conviction que la Cour de Berlin sent tout aussi vivement que celle d'ici ce que les vues de la Russie relativement à la Pologne ont de menaçant pour la tranquillité de ses voisins et de FEurope entière, mais qu'elle est tout aussi peu disposée à y faire une opposition propre à Tentrainer dans une brouillerie ouverte avec cette puissance.

Je n'ai pu deviner si ce Ministre m'a exposé l'opinion de son gouvernement ou la sienne à lui, lorsqu'il m'a dit qu'il était convaincu que les puissances intéressées à combattre les projets de l'Empereur de Russie ne l'en feront revenir ni par des bouderies qui ne serviraient qu'à l'irriter, ni par des manaces auxquelles il ne croirait pas, mais qu'elles lui en imposeraient d'autant plus sûrement par un langage ferme, uniforme et tendant à lui faire sentir que l'attitude menaçante, qu'il prétendait se donner, les forcerait toutes à chercher la garantie de leur sûreté future dans les plus étroites unions de leurs vues et de leurs principes.

On assure dans les cercles militaires autrichiens que la Russie n'a pas 100.000 hommes, mais rien que 30.000 hommes en Pologne et qu'elle ne dispose en tout que de 200.000 hommes.

Plus les embarras de la situation se font sentir, plus les ennemis du prince de Metternich lui reprochent d'avoir trop longtemps laissé en suspens les questions qu'il va avoir à traiter maintenant avec désavantage. C^est surtout de la part du comte de Stadion qu'il a essuyé les censures les plus amères. Ce ministre est revenu de France singulièrement animé contre lui et tellement dégoûté qu'il a refusé d'avoir aucune part aux travaux du Congrès.

L'archiduc Charles vient de partir pour Egra, où il va trouver la grande-duchesse Catherine. On s'attend toujours à ce que son mariage avec elle finisse par s'arranger. Il ira ensuite au-devant du roi de Prusse.

On prétend que Nugent (1), chargé d'une mission du Gouvernement, est sur le point de partir pour l'Angleterre.

1. Nugent von Wcitcnralh (Laval, comte et prince romain) issu d'une vieille famille irlandaise, né à Bellynacor, près de Dublin, en 1777, éUit à ce

LES PWSlDIIHAIHES ET LE9 ÀJÛUHNESiEKT3 DU CONGRÈS 55

6T. Vienne, 11 août 181t(F. 1. ad 366S).

HEGARDT à ENGESTRCEM {intercepta oq français) (Analyse).

Le congrès se réunira e Réunioi^

« Oo ne doute plus que le Congrès sera réuni dans les premiers jours d'octobre, et à traversle voile qui recouvre les négociations, on semble apercevoir un acheminement vers unmeilleur accord entre les Puissances. »

Réonioa assurée et décidée de la Belgique aux Pajs-Baa. Il semble qu'on veuille se mettre d'accord sur la Pologne.

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