Vienne, 16 novembre 1814 (F. 4. 4376 ad
MAVROJliM au Prince de MOLDAVIE (Intercepta) (en français).
La cession de Gènes. La Russie intraitable sur la Pologne. Gravité de la situation. Repnin et la déclaration de cession provisoire de la Saxe. Mémoire du 14 octobre du duc de Coburg à Castlerea^h sur la nécessité du maintien de la Saxe.
Par une convention avec les cours alliées, qui fut jusqu'ici tenue secrète, Tacquision du pays de Gènes a été assurée au
roi de Sardaigne (1). Cet arrangement va s'exécuter ; car 3 est parti d'ici, il y a quelques jours, des courriers pour Gëaes et Turin, qui portent Tavis de Tincorporation du paysde Gênes aux Etats du Piémont. Gênes aura son Sénat et une- cootstrtution particulière. Comme de tout temps, le Piémont a s^^vi de boulevard pour l'Italie contre la France, il paraît qu^on a jugé nécessaire de donner plus de force au Piémont pour p«ru* voir soutenir ce rôle aussi à Tavenir.
Les tentatives de ramener lajRussie de ses projets sur la Pologne sont restées jusqu'ici sans succès. Les Russes disent qu'ils ont fait ime guerre juste en poursuivant un ennemi qui est venu les attaquer chez eux, que leur pays a été dérosté^ qu'ils ont conquis le duché de Varsovie parla valeur de leurs armes, et que c'est eux qui ont donné à l'Europe le sign«I de se révolter et de courir sus à Napoléon, lennemi commtm; qu'en conséquence, ils peuvent prétendre à être indemnisés de leurs pertes et récompensés de leurs services par une province à leur portée, telle que le Duché de Varsovie.
L'Angleterre, qui est encore intéressée par son commerce que tout le cours de la Vistule ne dépende pas de la Russie seule, n'applaudit pas à ces arrangements, ainsi que la France. La Prusse, qui ne peut pas manquer d'en sentir la force, se borne à demander qu'elle soit restituée dans Tétat où elle se trouvait en 1805, et elle regarde le royaume de Saxe comme un équivalent très à sa convenance contre la perte de ses anciennes provinces polonaises.
De part et d'autre, on s'est presque épuisé en paroles et en raisonnements pour pouvoir se convaincre^ et la crainte n'est pas vaine que ce conflit d'opinions n'entraîne un re£E»idiBaement, et même plus. En attendant, les Prussiens s'empacsntr de l'administration de la Saxe et le prince Repnin (2.) a baH insinuer (sic) aux autorités la circulaire qui se trouve dans la Gazelle de Francfort.
L'Autriche et l'Angleterre n'ont cependant donné leur adbé»sion qu'à l'administration provisoire de la Saxe par la Prusse.
Le duc de Coburg a présenté à lord Castlereagh un Mémoiœ(3)^
1. Cf. d'ANGBnBRG, 171. Articles séparés et secrets du traité de Paris.
2. CJ. d'ANOBBERo, 1, 413. Déclaration du prince Repnin, de Dresde, 8 novcmbrC) aux autorités saxonnes.
3. Cf. d'ANOEBERG, I, 293-295. Lettre du duc régnant de Saxe -Coburg-SBalfeld à lord Castlereagh, examinant la question du droit vis-à-vis de la. Saxe et la question générale. Vienne, 14 octobre 1814.
SW ACTOCm DC 0&5«BiS DE T1E59E
reoToi de la lettre de iord Castlereagh k Hardeoberg aa sojet de lâ Sâxe. et qrxî Ini a été transmise il t a trois semaines, et une de Mnie de Kôster à son mari, loi signalant TindiSéreoce znâxiifestêe par le pdblic à la représeatatioa de gala doQDée : iGCcasion de la féie dn roi (de Wurtemberg).
Envoi avec le rapport da 17 d'an paquet de lettres et de mémoires reiçus pendant la nnit et qu'on vient de tirer du bureau de Dalberg.
Vieose. 17 novembre 1114 iP. 4. 440S ad 3:«S>.
lUrporr à HAGER
Sm^eîUance dn dnc de Bronswick très mécontent de la tonrnore prise par les aflaires d'Allemagne.