‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 660 sur 816 · Vienne, 23 novembre 1814 (F. 4. 4502 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 23 novembre 1814 (F. 4. 4502 ad

HÎ':G.\RDT à ENGESTROEM (intercepta) (en français).

Légère diminution de la tension. Lord Casllereagh et Alexandre. Ce qu'on fera de la Pologne. Désillusion que causeront les résultats du Congrès. La protestation des Etals de Saxe et ses conséquences probables.

11 y a quelques jours le Congrès de Vienne parut aboutir

1. Cf. d'ANGBBBRO, 450-456. Lettre de l'Empereur Alexandre en réponse à la lettre du 4 novembre de lord Castlereagh et deuxième mémorandum russe. Vienne, 21 novembre 1814. Cf. Ibidem, 394-401. Deuxième Mémorandum de lord Castlcreaj^h sur la Pologne. Vienne, 4 novembre.

2. 11 doit s'agir ici de la conversation qu'Hardenberg eut avec Alexandre le 23 novembre ; il lui remit ce jour-là son Mémoire.

l'OUVKRTURE du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 581

plutôt à rallumer la guerre qu'à consolider la paix générale. Maintenant on es}; plus rassuré à cet égard, vu qu'on croit pouvoir espérer que TEmpereur Alexandre laissera diriger tant soit peu ses prétentions au gré des cabinets de Vienne et de Londres et consentira à en faire un objet de négociations au conseil préparatoire. On se flatte qu'il renoncera à ériger un royaume de Pologne à sa convenance et se contentera de la frontière de la Vistule, abandonnant le reste du duché de Varsovie à la Prusse et à TAutriche. C'est, dit-on, lord Castlereagh (1) qui a réussi à persuader TEmpèreur de Russie à faire ce sacrifice à la tranquillité de TEurope. Il est cependant fort incertain si Alexandre a fait autre chose que laisser entrevoir la possibilité de quelques modifications afin d'éviter une rupture ouverte avec les Cours de Vienne et de Londres qui semblent d'accord sur les moyens de se prémimir contre la prépondérance de la Russie.

Les grandes espérances, que l'on avait conçues du congrès de Vienne, se sont presque évanouies. On s'en promet encore un accommodement momentané et pour les circonstances, des expédients pour réprimer, mais non pour éteindre le feu qui couve sous la cendre.

On m*a parlé d'une protestation des Etats de la Saxe contre le dépouillement de leur roi, dans laquelle ils ont réclamé la protection de TAutriche. L'opinion générale est que ce ne sera pas en vain et que le roi de Saxe, en se prêtant à la cession de la Lusace,de Wittemberg et de Torgau, pourrait bien sauver le reste de son royaume.

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