Vienne, 26 novembre 1814 (F. 4. 4549 ad
... à HAGER (en français).
Découragement et projets de démission de Hardenberg. Humboldt, cause de la crise. La France, rAulriche et la Bavière favorables à la Cour de Saxe. Causes de la résistance de la Bavière, décidée, s'il le faut, à la guerre et qui sera soutenue par la France le] cas échéant.
Hardenberg est tellement mécontent de la tournure prise
1 . Gentz n'était pour rien dans la confection de cette brochure publiée anonymement, mais faite par ordre du gouvernement prussien, probablement par le conseiller intime Hoffmann, en réponse à l'autre brochure anonyme : Stkchsen und Preutien.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE S99
par les affaires qu^il a été sur le point de démissionner. On m'a aftirmé de bonne source qu'Humboldt est cause de la scission qui s'est produite, surtout parce qu'il pousse Alexandre à ne pas céder sur la question de Pologne et qu'il compte ainsi assurer la Saxe à la Prusse. La France, l'Autriche etia Bavière s'y opposent énergiquement.
J'ai su par le comte Charles de Rechberg, le conQdent du roi de Bavière, que ce prince ne se prêtera à aucune négociation et qu'il exigera le maintien intégral des conditions qui lui garantissent l'intégralité de son territoire et qu'il a posées lors de son entrée dans la coalition (1),
Wrede, qui n'est certes pas un diplomate et qui n'est que le porte-parole de Montgelas, considère, du reste tout comme Montgelas lui-même^ la cession de la Saxe à la Prusse oomme le précurseur de la perte inévitable de la Bavière, qui est ea dernier ressort décidée à la guerre qu'elle fera de concert avec la France. Le roi compte en conséquence partir d'ici avant la mi-décembre. On fait déjà emballer les tableaux et les objets d'art qu'il a achetés ici.
Le prince royal de Bavière, que Rechberg a accompagné dans ses voyages, partage entièrement et en toutes choses les idées du roi. Mais malgré cela on espère que tout se terminera et se réglera à Tamiable, surtout en présence du ton énergique de noire Cour.