ViGDiie, septembre I8U (F. 1. ad 356S
FREDDI à HAGER (en françaïa).
La police parlJculiAre du noace. Le9 prnnieises d'appui do Saint-Marsan, Stackelberg eL Humbaldt. Les ofTres do service du père du prince de Mettemich. Le doubie jeu du prince de Meltornich. Les singulières déclarâlions de la Tour du Pin. L'animosit£ du Nonce, du cardinal Pacca cl du pape contre Mettemich.
Le capitaine Ferrari et les nommés CelUni et Sartori, sont les trois iodividus qui renseignent secrètement le Nonce (Mgr Severoli). C'est en revanche un protestant (1), dont la femme s'est récemment convertie au catholicisme, qui l'informe des événements plus importants.
Le nonce a déjà fait savoir au Cardinal Pacca que Saint- Marsan, Stackelberg et Humboldt lui avalent déclaré qu'ils avaient ordre de soutenir les justes revendications du pape. Il a un peu plus lard parlé au cardinal de ses conférences avec Mettemich, dont le père, quoique franc-maçon, lui a offert son intervention et lui a promis de mettre tout en œuvre pour que l'Etat de l'Eglise rentre dans les limites qu'il avait avant le traité de Tolcnlino. Mettemich lui-même avait protesté de l'intérêt qu'il portait à la cause du Saint Siège et de son désir de voir le Pape rentrer dans la pleine possession de ses Etats. Quel ne fut pas l'étonnement du nonce apostolique ensuite, quand il apprit de Saint -Marsan, qu'ayant eu là-dessus une explication avec le prince de Mettemich, celui-ci lui avait annoncé d'un ton ferme que les trois Légations devaient entrer dans la balance des indemnisations à donner à des princes qui ont mérité les suffrages des puissances alliées.
Quand le nonce apostolique informa sa Cour de cette communication secrète de M. de Saint- Marsan, il ne put contenir sa bile contre Mettemich, l'appelant au sens d'un journal appelé L'Ambigu, le Comte de la Balance.
Le nonce apostolique fonde beaucoup d'espoir sur la France, annonçant à sa Cour qu'il avait eu de longues entrevues avec le ministre, M. de la Tour du Pin, qui au nom de son roi l'as-
I. Od aut un peu plus tard i IBofMkretér) de la Cbaucelterîe loin, un cerLaia Sehiegel,
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surait qu*on ne voulait pas laisser agrandir rAntriche aux dépens des autres, et que malgré les changements arrivés, les intérêts des peuples et l'indépendance de l'Europe commandaient à la France de brider cette orgueilleuse maison d'Autriche.
Après une longue énomération des causes et des faits, après le vœu manifesté par la Goor de Rome, le nonce coavintque la chute du prince de Mettemich serait l'unique remède aux malheurs dont l'Eglise est menacée par la toute puissance de ce nouveau Stilicon (ce sont ses propres mots) et par la dangereuse influence qu*il a dans les conseils de l'Empereur. Il se nourrit du doux espoir d'y réussir, comme il Ta écrit dernièrement au cardinal Pacca.
Le cardinal Pacea avait déclaré au nonce apostolique, au nom du Saint Père, que Sa Sainteté dorénavant voulait par^ iar chiaro à l'Empereur et que le temps de l'indulgence est passé. La récente résolution de Sa Majesté, qui soumet aux évéques la censure des livres ecclésiastiques et ascétiques, est un acheminement à détruire la machine impie construite par Joseph II.
Itl4.
8& VlmM>. • sc^^mbre XtiA ^F. 1. ad
GENTZ à KARADJA (1) (iiilriTvpto en français).
Mouremeut d'an corps prussien dans Tèiedonl de liesse. Tour joué à l'élecieur ptLT soa fils. Ls Saie el les msocrurres hostiles de U Fratse. Les refks du roi el ss cottf<ér«xMe inree Uardeftbei*^. Ls ifaiilif<i, apparenic teu- Icisnt» de TAulricftie.
insiste d*abord sur ralarme cmusée dans toute la région du
et sur rinqniétiide pio¥oquée à Yienne par la nouvelle
ippaTibon d'oD oon» pmssîeD dans TékHaraft de Hesie
1. Le dernier pam^raphe de celle dèplcbe. depoàs les omiIs « le roi de 5ue.^ jttS4iu*4 U fin. fi^one seul H t« «IfeoMii,! dutts UnltmiB*^ TkenmMktm^ p. i«i.
Voici la clef de cet événement: L'électeur de Heâse (1), comme certains de ses voisins, a cru pouvoir retirer son contingent et le Gouvernement prussien, qui avait ce contiQgent sous ses ordres, a refusé d'y consentir. L'électeur a passé outre et il paraît que son fils (2), avec lecpael il est brouillé, a excité la Cour de Berlin à agir avec sévérité contre lui. C'est là ^e qui a donné lieu à ces mesures.
Il en est tout autrement de la Saxe, dont je crois le sort décidé sans retour. La perspective de voir cesser l'administration provisoire russe fait que ces projets sont vus avec moins d'horreur.
Quoique les Saxons n'aiment pas les Prussiens, ils leur tendraient les bras pour être débarrassés des Russes. De plus, le Gouvernement prussien a été assez habile pour leur montrer l'avenir sous un jour qui doit adoucir leurs regrets. Le roi de Prusse a fait insinuer qu'il ne se proposait pas de les amalgamer avec ses autres provinces, mais que la Saxe serait toujours gouvernée comme un royaume séparé, conservant sa constitution, ses lois, ses tribunaux, ses privilèges, son administration et même son armée. Ces promesses n'ont pas manqué leur etlet surtout auprès de la noblesse et des employés. Le commandant en chef de l'armée saxonne, le général von Thielmann (3) est tout à fait dans les intérêts prussiens...
Le roi de Saxe qui, quoique traité avec tous les égards ne s*en regarde pas moins comme une espèce de prisonnier d'Etat, n a jamais voulu entrer dans aucune proposition.
Le 9 août, le prince de Hardenberg a eu une conférence avec lui ; mais le roi a persisté dans son refus. Cette persévérance
1. Guillaume IX, Und^ave de Ueese Casael (1745-1831 ^imonié sur le tr^ae le 31 octobre 1785, électeur aous le nom de Guillaume I*' le 25 février 1803, chassé de ses Etats par l'Empereur en 1806, n'en reprit possession qu'en novembre 1813. Il ne lit qu'un court séjour A Vienne et en repartit le fHwmter de tous les souverains dès le 35 octobre 1814.
2. Guillaume II succéda à son père en 1821, mais les conflits et le mécontentement général provoqué, surtout par l'influence de sa maltresse, la comtesse de neichembaoh, l'obligèrent À octroyer une charte très libérale en janvier lS31y ei à nommer peu après co-régent son iils, Frédéric-Guillaume qui dirigea seul les affaires jusqu'à sa mort survenue en 1847.
3.Thielmann (Jean-Adolphe, baron de) (1765-1834) lieatenant-général saxon, commandaiït de Torgau en l&ld, refusa d'obéir à son roi lorsque «elui-toi psit «près Lutcen la résolution 4e rester fidèle à Napoléon, et passa dès ce moment dans les rangs des alliés. Chargé après la paix de Paris en 1815 du commandement da t* corps d'armée prussien et des provinces inniMieimeB eiAvttle fUnn «et le Weter, il mourut à Goblentz le 16 août .iSai.
ne le sauvera pas, mais augmentera les embarras et le mauvais effet dans Topinion. L'Autriche n'en désire pas moins le succès de ses projets, mais de graves considérations l'obligeront de leur (aux Prussiens) prêter la main. Il est de toute nécessité que l'amitié entre la Prusse et l'Autriche soit conservée et cimentée à tout prix...
Vienne, 8 septembre.