‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 76 sur 816 · Vienne, 7 septembre 1814 (F. 1. ad · texte numérisé non relu

Vienne, 7 septembre 1814 (F. 1. ad

COMTE DE HARDENBERG à MUNSTER (à Londres)

(intercepta eo français).

Le nouveau projet de constitution de l'Allemagne. Projet de réduction du nombre des provinces fédérales de l'Autriche et augmentation au contraire de celles de la Prusse. Projet préparé par Stein. Raisons pour lesquelles Hardenberg a cru devoir l'examiner avec Martens, Humboldt et Solms.

D'après le premier projet de la Constitution de TAUemagne, connu de Votre Excellence, le Directoire de la Conférence germanique devait alterner entre les directeurs des Cercles siégeant dans rassemblée fédérative, tandis que dans le nouveau plan il est dit que l'Assemblée fédérative (flwnrfe^^ay) est composée : 1* du Directoire; 2' du Conseil des directeurs des cercles et 3** du Conseil des Princes. La direction doit être exercée par l'Autriche et par la Prusse conjointement et TAutriche aura la présidence. Ces deux cours exerceront également le Directoire dans le Conseil des princes et y auront voix. Exclusivement des directeurs des cercles, les deux conseils délibéreront séparément et à la pluralité des voix. Si les deux conseils diffèrent d'opinion, le Directoire s'emploiera à les mettre d'accord; faute de quoi, le Directoire décidera de la question.

Il est également projeté dans le nouveau plan de détacher absolument du lien de la fédération, ainsi réellement de l'Allemagne, toutes les provinces autrichiennes à l'exception du Tyrol, du Salzburg, du Vorarlberg et de ce qu'elle acquérera sur le Haut-Rhin, ce qui réduit le territoire par lequel elle tiendrait à l'Allemagne au-dessous de la proportion de celui de la Bavière. La Prusse, au contraire, détachant à la vérité de l'Allemagne d'après le nouveau plan ses provinces situées

sur la droite de l'Elbe, mais tenant à l'avenir à la Fédération par tout ce qu'elle possède et compte acquérir entre l'Elbe et le Rhio et au delà de cette rivière, aurait une prépondérance d'opinion et de fait en Ailemagoe, dont les suites sont difficiles à calculer.

J'apprends, à mon grand étonnement, que le plan a été discuté et arrangé à Francfort avec le baron de Stein.

Le conseiller de Marteas(l) s'étant occupé depuis son arrivée ici à élaborer une espèce d'esquisse ou de canevas systématique sur tout ce qui devait faire l'objet des délibérations futures sur l'organisation de l'Allemagne fédérée, je me suis prêté, nonobstant la différence du nouveau plan du chancelier prussien d'avec les idées du premier projet, à la proposition de Humboldt de le discuter ainsi que l'esquisse de M. de Martens, eotre eux deux, le comte de Solms(â)et moi pour au moins préparer les observations que nous pourrions soumettre ensuite à la discussion des cabinets.

s sepUmbre 1814.

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