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eeisï^e 1»I4 .4c<e% der PoUs£i Hcf§teîie. F. 5**. 4711 ès ÎT dêombre M14 %. Je a'u do:x pfts juiqa'à cette bom joû en i^oi qae ce soÊI dn pècbè.
1155. Saint-Pétersbourg, 17-18 décembre 1814 (F. «. 4903 ad 3565).
Anonyme à la Princesse BAGRATION {Intercepta) (en français).
Le correspondant se ralie au jugement du prince de Ligne sur le Congrès. Alexandre aurait dû, au lieu de négocier, imposer ses volontés à l'Europe.
Je suis entièrement de votre avis et encore plus : « Que tout ce dont on est forcé de s'apercevoir, on aurait bien pu se donner la peine de le prévoir d'avance. » Il est étonnant qu'avec autant d'esprit, de connaissance, de lumière et d'expérience, on ne se rappelle jamais que le passé (sic) et on ne veuille pas pressentir l'avenir. Que le Ciel fasse que cette nouvelle réunion des Géants de la terre ne renouvelle pas l'exemple de la Tour destinée à escalader le Ciel 1
Je me tiens à l'avis de votre prince octogénaire (1), dont l'esprit jeune et juste a tracé en grand peintre le portrait du fameux Congrès de Vienne, en disant qu'il danse et ne marche pas. Combien je regrette que notre auguste et magnanime Empereur^ le plus puissant, non seulement par sa puissance, mais plus encore par ses sentiments et sa grande ftme, qui a tant fait pour le bonheur de l'Europe^ n'ait pas voulu, au lieu de le négocier, le commander lui-même. Cela était certainement mieux et le plus sûr.
Travaillons maintenant à faire entendre aux sourds, à rendre philanthropes les élèves de Mars, muets les canons et à mettre d'accord les dissidents. La Providence, qui souvent d'ime main invisible et cachée mène les événements de ce bas monde, le hasard ou la peur, qui commanda naguère la réunion et la bonne harmonie de tant de braves, peuvent encore nous accorder des succès inespérés. Mais il faudra j recourir pour tâcher de bien terminer ce qui a été mal commencé. Mais Basta I je craindrais de trop dire.
1. Le prince de Ligne, qui venait de mourir presque au moment même où l'on écrivait cette lettre à la princesse Bagration.
734 AUTOUR DU C0!<GRÈ8 D£ VIKNXE
1156. Vienae, 27 décembre I8U (P. 6. 51S9 «d SM5).
HAGER à l'EMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 27 décembre 1814.
A signaler parmi les interoepta :
Stein an comte Solms-Laubach (Envoi d'un maDoscrit : Ansichten ûber die gegenioœrtige Verfasstuig der Rheinzœlle).
Stein à Vallmoden (Envoi du manuscrit : Notions sur la campagne des Alliés contre le maréchal Davoui).
Stackelberg^ à Nesselrode (2 paquets de papiers).
Castlereagh à Hardeoberg (Il demande par ordre du Prince Régent une audience au roi de Prusse).
Castlereagh à Nesselrode (M&me demande pour l'Empereur de Russie).
Castlereagh à Lœwenhielm (11 lui envoie sur sa demande copie des articles secrets du Traité de Cbaumont %insi que du relevé des dépenses faites par TAngleterre en 1814 pour la guerre contre la France).
Hager signale en outre k l'Empereur Texistence d'une cor« respondance très suivie entre Gagern et lord Ciancarty.
1157. Vienne, 26 décembre 1814 (F. «. ai tM5).
.... à HAGER
Surveillance de Sc'.ioenbrunn (1).
Neipperg et Gomacchia ont été tous deux ce matin chei Marie-Louise.
Bausset demande la permission d'engager un domestique de plus pour le prince de Parme (roi de Rome). Marie-Louise lui déclare qu'elle ne l'y autorisera que lorsque son sort sera fixé et lorsqu'elle saura quand elle partira de Schœnbrunn.
1. La lurveillance de Marie-Louise a été remplacée par celle de Schœnbrun, ce qui revient du reste absolument au même.
1158. Vienne, M décembre 1814 (F. 6. ad 3565).
Nota à HAGER (en français).
Bruit relnHf & la oréation d'an nouveau royanme d'Italie. L'barmonia rétablie entre les deux empereure.
On parle vaguement d'un nouveau royaume d'Italie et d^en faire rechange avec la Bavière proprement dite. L'Autriche contre-balancerait ainsi la Prusse, si celle-ci obtient la Saxe.
Razoumo£Esky dit à qui veut Tentendre que la meilleure harmonie règne entre les deux empereurs pour le bien-être général de TËurope. Du reste, il est tout aussi taciturne sur les détails que les autres Ministres.
1159. Vienne, 26 décembre 1814 (F. 6. ad 3565).
WEYLAND à HAGER L'arrogance des Prusaiene. Il leur faut la Saxe et les provinces rhénanes.*
Les Prussiens (1) ont repris leur ton arrogant et cassant. Ils déclarent que la Saxe leur est due et que le salut de TAllemagne exige qu'ils aient les Provinces Rhénanes.
1160. Vienne, 36 décembre 1814 (F. 6. ad 3465).
© © à HAGER
L'arbre de Noël chez Arnstein. Une soirée chez Gastlereagfa. Le Prince Eugène et le Prince royal de Bavière. Ce que les Hollandais y ont dit de la Prusse.
Grande réunion avant-hier chez Arnstein pour Tarbre de Noël. On y voyait Hardenberg, Jordan, Hoffmann (2), le prince
1. Cf. Talleyrand au Hoi. Vienne, 4 janvier 1815, Dépêche n« 19, Pallain. Correspondance inéditef etc., etc. Page 210 ; d'ANOBBBno, 1869-1874. Conférence du 30 décembre 1814. Projet de Convention proposé par les plénipotentiaires de Russie. Sorbl, l'Europe et U Révolution française» Tome VÎIl, Pages 404-411.
1. Hoffmann (Jean-Godefroy) (1766^1847), professeur d'éoooomie politique à Kœnigsberg, conseiller d'Ktat (liOB), assista au traité da Pariait au congrès de Vienne et suivit le prince de Hardenberg dans phisieiirs mifMoos diplomatiques. Auteur de la brochure : Prêution und Sêchêon.
RadzLTrill. BirthcLii, t>:is les pireaU baptisés et cxrcoficis des prJ nr î'irLri... Hirdicierz s'tst beiTiccap asioâé. mais
H:*: 3-o;r. bea^^tcoap ce isonde liiei Ca<tler«agh. Je cite les perse r-iiises le« pl-is marrjiiâiiti : Le prince Eosece. to^t à fii: avant ddiLJ riiitixnité de larf t Castlerrajrz ; le prinœ roTal de Bavière arec WasLingtjn i 1 . Le prince a un organe des plus désagréables. I>ep:ii5 son arrivée i \l*nn-?,il prend des lettons de gTe>:. Je Tai entenda hier pr^rler l'^nzlais et ritalien et on ne s'est pas priré de se moq:ier de lui derrière son dos. Les belles Anglaises surtout s'en donnaient à coeur joie. Le prince royal semble f^ire grand cas du prince Eugène qu'il appelle à tout instant : Cher beau-fr^re.
Le Cher beau-frère a énormément d'esprit, de connaissances. Il a grand air. est beau et élégant, ce qui explique facilement la grande influence qu'il exerce sur les princes, les ministres et les dames, qui ne se gardent pas assez, mais surtout sur l'Empereur .-Vlexandre.
II T avait encore chez Castlereagh le cardinal Consalvi, les deux BemstorlT, lord Stewart. Stratford Canning |2)« Gagem. Fersoon. le secrétaire de la légation de Hollande, le comte Munster, plasieurs Italiens, Binder, Floret, la Princesse Jablonowska. quelques Portugais et Espagnols.
Les Hollandais j ont dit que la Prusse ne considérerait pas la Saxe une compensation suftisante pour la perte de la Pologne prussienne et qu'elle réclamerait en outre Liège, Luxembourg et des indemnités sur la rive gauche du Rhin, et que ces prétentions retarderaient forcément la solution de la question de la Belgique.