‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 768 sur 816 · Washington (baron), Maréchal de la Cour de Barière · texte numérisé non relu

Washington (baron), Maréchal de la Cour de Barière

3. Stratford Canning iSir; (1785-1880), ministre d'Angleterre en Suisse (1814) et acrèditè au Congrès de Vienne. Ambassadeur à Saint-Pétersboarg (1834), i Conslantinople (1839). Membre de la Chambre des Communes, il retouma'en 1843 4 Conslantinople où il résida arec quelques intemipiioos jusqu'en 1858, époque à laquelle il rentra définitirement en Angleterre.

l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 737

1161. Vienne, 26 décembre 1814 (F. 6. ad 3565).

Anonyme à GAGERN (Intercepta)

Le cona^rès. La paix plus probable que la g^uerre. La constellation des puissances.

Notre Congrès, comme disait feu le prince de Ligne, danse mieux qu'il ne marche et ce n'est cependant pas faute de travail en ce moment-ci.

On s'agite beaucoup et la chose n'est pas bien claire si paix ou guerre en résultera, quoique je crois à la première.

La Prusse et la Russie d'un c6té, et probablement l'Autriche, la France, l'Angleterre, nous autres, la Bavière de l'autre (1). Si vous avez la démangeaison de vous battre vous aurez le choix. Wellington serait im assez bon Schulmeister,

1162. Vienne, 26 décembre (F. 6 ad 3565).

Nota a HAGER (en français).

Il a été présenté à Dalbergpar Hacke. Go que le duc lui dit du Tugendbund. Utilité d'une alliance entre la France, l'Autriche et l'Angleterre. Animosité de la Bavière contre la Prusse. Le départ des souverains n'est pas encore fixé.

J'ai enfin réussi à me faire représenter et introduire chez Dalberg par Hacke. Dalberg, fort loquace, a parlé de la Prusse et du Tugendbund. S'étonnant que la Cour de Vienne voie et laisse faire tout cela, il écrit que le Tugendbund fait beaucoup de prosélytes ici, chose dangereuse et qu^il attribue à la légèreté avec laquelle Metternich dirige les affaires. 11 regrette que la Cour de Vienne ne voie pas qu'il n'y a rien de faisable, rien de durable, rien d'utile pour elle et l'Europe qu'une alliance intime entre la France et T Angle terre, alliance qui existe déjà entre ces deux puissances. Il déplore l'état de

1. Cf. Talleyrand au roi de Vienne, 28 décembre 1814 (Dépêche n« 19).Pallain, Correspondance inédite, etc., etc., p. 197-205. Gf d'ANOBBBno, 540-544. Lettre de Talleyrand à Metternich en date du 19 décembre 1814. Ibidem^ 1858-1869. Conférence du 29 décembre 1814. Communications mutuelles pour l'ouverture des conférences sur les affaires de la Pologne et de Saxe.

738 AUTOum du €o:vgrès ms vienne

rAllemagDc depuis la paix de Bàle, état qui Ta décidé à ae^ vir en France où du reste il n^est pas encore décidé à rester. Il m'a invité à revenir le voiir fréquemment.

Tout est calme dans le grand monde et profondément monotone. Les aides de camp de Wrede continuent à déblatérer contre la Prusse.

Rien de fixé pour le départ des souverains. Cependant Nés- •elrode vend ses chevaux.

1168. Vtene, S8 dé«eiiibr» 1814 (F. •. 5141 ad 9i6f).

HAGER à rEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 28 décembre 1814.

1164. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ad 3565).

Rapport k HAGER ilardenberg et Metternich.

Hardenberg a donné le 26 un grand dîner à la suite duquel il a eu une conférence d^une heure, seul avec Metternich {ly

1165. Vienne, 27 décembre 1814 yV. 6. 5141 ad 3565 .

®e à HAGER

Les inspirateurs de la politique d'Alexandre.

D'après Dalberg, toujours très monté contre Alexandre, cet Empereur serait entièrement mené par Czartoryski, Stein et Gapo d'Istria.

1166. Vienne, 27 décembre 1814 (F. 6. 5141 ud 3565)

Chiffons mondains trouvés chez le prince Radziwill, ayant trait à une représentation théâtrale^ dont voici le programme :

Page 1