‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 775 sur 816 · La Bagration et la comtesse Aurore de Marassé · texte numérisé non relu

La Bagration et la comtesse Aurore de Marassé

se soutenir longtemps encore. M. de Hacke, le ministre de Bade, disait encore hier qu'il faudrait appeler Stadion aux Affaires étrangères, envoyer Bellegarde à Paris, Metternich à Milan et mettre Wessenberg aux Finances.

On sait dans le public qu'Alexandre ne veut plus traiter avec Metternich et qu'il a chargé Razoumoffsky d'être le porteparoles entre eux. C'est à cause de cette mésintelligence générale, que Ton voit régner, que le prince de Metternich n'est plus en faveur auprès du public comme il Tétait avant le Congrès.

Les diplomates attendent aujourd'hui et avec la plus grande impatience la réponse de Metternich (1) à la note Prussienne. On espère qu'elle sera claire et décisive.

Le sort de la Suisse et de la Valteline est décidé. Les Constitutions sont faites. La Suisse aura vingt- trois cantons et la Valteline formera la quatrième ligue grise. Mais je crois que ni les Suisses, ni les Valtelins n'accepteront les plans qu'on a formés pour eux (2). Il paraît au contraire qu'on a réussi à les mettre d'accord en cela, que tous à l'unisson refuseront d'accéder au nouveau pacte fédéral. Zerleder (3) me disait : « Est-ce aux barbares du nord, à des esclaves russes à venir en Suisse donner des leçons de philanthropie et de liberté aux descendants de Guillaume Tell ? Nous n'avons pas envie d'apprendre par de tels mattres. Ils sont venus nous donner la discorde. Voilà leur présent. Ils n'ont qu'à s'en retourner chez eux. Nous avons appris à lire avant eux et nous nous arrangerons nous-mêmes entre nous et n'avons nul besoin, ni de leurs lumières ni de leur zèle. Croyez-moi, leur plan n'est pas encore accepté en Suisse, et je parierais qu'il ne le sera pas. »

1. Cf. d'ANOBBBRO, (1863). Note de Metternich du 28 décembre 1814 et Ibi" deniy (1874-1877). Conférence du 3 janvier 1815 et contre-projet de conTention autrichien.

3. Cf. d'ANOBBBRO, (p. 544-553) neuvième protocole du comité chargé des affaires de la Suisse du 9 décembre 1814. Mémoire présenté par la légation Suisse et notes des Députés du canton des Grisons du 28 décembre 1814.

3. Zerleder (Louis) (1772-1840), membre du Grand Conseil dans le Canton de Berne après l'acte de médiation. Ministre à Saint-Pétersbourg en 1814 et plénipotentiaire au Congrès de Vienne. Mal accueilli à ton retour à Berne, il se démit de ses fonctions en 1815.

758* JUTOUB ms comcrès db vnuwr

1191. YUenDa, »L déconfcre. ItU (F. 5U1 ad i5A5).

HAGER i rE3«PEREUR BanteraHr»«t MppTt:j|Bwndirr dn SAdéMmbre liiii*

Intercepta (Cabinet noie) do. 29 et du 30 décembre 191f .

Hnmboldl à Slaegemann et au comte de Sohns-Laubacb (Véponse à la question de savoir si'lk France et là Hollande feront partie de lOIfice Central da, la navigation du Rhin (!)«. Pour la Hollande, la chose paraît désirable. Non, pour la France, parce que la portion du cours du Bàs-Rhin qu'eDe possède est trop insignifiante).

Addington à Canning (Copie de la réponse de TaXIeyranif à la note de la Diète helvétique relative à un traité! de commerce entre la France et la Suisse).

1192. Vienne, 30 décembre 1BI4 (F. 9. 51B1 ad'S5«5).

G£KH AiUSBN à. H AG£R

Questions relatives à la surveillance de Marie-Couise et aux gens suspect'

qui rôdent autour de SchoBubrann.

Après lui avoir demandé si Tagent Wilhelm Thorrutûtji, employé par lui à Schœnbrnnny doit être envoyé à Badenou.à Sehlosshof si MarierLouise y va (2), il mande à Hager qu'oaa déjà vu apparaître à Sehlosshof des gens qui doivent, appartenir à la police et que le domestique du prince de Parme (leroi de Rome) affirme en avoir déjà vu à Schœnbrunn et a signalé le fait à M"' de Brignole, qui en a informé Marie-Louise en présence de Neipperg. «

1193. Vienne, 31 décembre 1814 (3) (F. 6. 3895 ad 3565).

HAfiEB à.L:EMP£R£UR (Analyse). Il lui rend oompte-que Tonr- a ^FU-nMlerà SchoBnbrium. autour

1. Gfl D'ANiaMM, (614I-8A8). Séaaoa<iu SA.férrier ISiSu PraeàftrVttrbaldA Ul Gin^èn» oonféreBeaiidè laiGammisaioDipoiir latlibrff navi§tiian des: lûièrM 1. Hn iBai^e,aa'daBi7tiA4.lairépoifeM • AllêrdimgK m*{mrimne n^nii)» K J'ai craïQiile de^pUoer cette pièce iei^.biea qu^en. mison do.aa.dj1to.oU0.

eût dû figurer au rapport du lendemain.

l'ouverture du congrès. — LA 8AXB ET LA POLOGNE 759

de Marie-Louise des policiers qui ne sont pas de son service. Il a tout lieu dtf^croictt que ce. lont.dAA ageats au service d'me puissance étrangère. Il propose de prendre des mesures pour les arrêter et les expulser.

1194. Vi^nxie, ad déOAinbs& IttUi (j?. 6. 4903 ad.a5fi5)..

à HAGER

Surveillance de Marie-Louise.

Marie-Louise a reçu le 28 le marquis Cornacchia, gouverneur de Parme et le oomte Guisciasdi (1), gouvârneur de Plair sance.

119&W Vfenin, 8f déoenrèrt 19^ (3^ (^. % 3895^ ad' 9599).

.... à HAGER RecUflcatioa du bulletin précédent.

Ce nétait pas le comte Gtiicciardi, maiis le comte Stampa (3) qm était venu rendre visite le 28 à Marie-Louise avec Cornacchia. Neipperg, venu à dîner le 39, est resté jusqu'à H heures du soir.

1196. Vienne, 30 décembre 1814 (F. 6. 4903 ad 3565).

Le Prince Hardenberg et l'aotrice Jubille.

Rapport relatif à la liaison du prince de Rardenberg avec l'actrice française Jubille qu'il vient de faire venir de Paris«Il y a eu le 29 concert et souper chez lui.

1. Guicciardi n'était pas fouvsBUur de nàiaanoe,jiMEii sénateuc nûlanaiB. Eavojf À 4 Vienne, il fut un des plus acdenL^ à- demander Taonezion à l'Autriche de la Valteline, son pajfs. Quant A Cornacchia, il était gouverneur de Plaisance et non de Parme,

%, Ici cncDoe par «ne raiton ftioilt k «omppBndm j'Â cru devoir violer l'ordre chronologique.

3. Girolamo Stampa. de Chiavenna, envoyé à Vienne pour chauffer avec Guiociardi l'annexion dala VftlteiiacL à lA.LambaixliA..

760 Arrocm du oo5GmÈs de tiemœ

1197. Vienne, M décembre 1S14 <F. f. 4MS ad JSCS>.

Rappobt à HAGER

Préc«ulioDS prîtes par Hardenberi; lors de l'earoi d'aae lettre à Gaertser.

II^rdenb3rg a fait porterie 28 uae lettre aa baron Gaertner; mais pour être sûr de sa remise immédiate* il a fait siÛTre le domestique par tm de ses hommes de confiance.

1198. Vienne, 30 décembre 1811 <F. t. 4903 ad SMS).

Rappomt à HAGER

Les menuf plaisiri et les parties fines du Grand- Duc de Bade ei du prîaee

bi'ritier de Uesse-Darmstadt.

Le prince héritier de Hesse-Darmstadt et le grand-dac de Bade ont fait encore une partie carrée le 27 chez Geusau. La fête a duré jusqu'à 3 heures du matin.

Le prince de Hesse va en outre très souvent chez une M** Délia Porta, veuve d'un oJfBcier, qui a une très jolie fille, reçoit beaucoup de monde et habite Kdrninerstrasse 1025, au deuxième étage.

1199. Vienne, 30 décembre 1814 (F. 0. 4903 ad 356S).

.... à HAGER

Dur^e probable du séjour de VVrede. Ses idées sur le Congrès.

Wrede a dit hier à son propriétaire le comte Clarj (1), qui lui demandait combien il garderait encore son appartement : < En tout cas, jusqu'à la fin de mars. »

Il a dit toutefois au comte Clarj qu^il espérait néanmoins que le Congrès prendrait fin avant la fin de février, mais que s'il n'en était pas ainsi à la fin de mars, il faudrait alors s'attendre à de très fâcheux événements.

1. Probablement le comte Charles-Joseph Clary (1777-1831), Cbambellan,. marié en 1802 à la comtesse Alojrse Chotek (1777-1804).

l'OUVERTURB du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 761

1200. Vienne, 29 décembre 1814 (F. 6. 5161 ad 3565;.

FREDDI A HAGER (en français).

Le prince Eugëne^etses chances d'obtenir un établissement en Italie. Tallejrand et la marche des afTaires au Congnrès.

Le prince Eugène nourrit toujours Tespérance d'un établissement en Italie, et précisément dans les Légations. M. d'Arnay vient de me dire qu'on a promis à son maître que dans dix jours on s'occuperait de son sort et que Tallejrand lui a affirmé, à lui, d'Arnay, que pour les premiers jours de Tannée, les affaires les plus importantes du Congrès seront déGnitivement arrangées.

Aldini croit au contraire que les Légations reviendront au pape, mais probablement avec des conditions favorables pour leurs habitants.

Nota à HAGER (en français).

Le Ck>ngrès n'a réellement commencé que la veille.

On dit bien haut que le Congrès n'a à proprement parler commencé que d'hier (1), parce que c'est ce jour-là qu'on a renoncé au système infructueux et traînant des communations confidentielles et qu'on s'est décidé à tenir de véritables séances entre les intéressés.

1202. Vienne, 30 décembre 1814 (F. 6. 5161 ad. 3566).

.... à HAGER

Importance de la conférence chez Hardenberg. On dit que la Prusse cède. Inquiétudes causées par la conspiration de Milan.

Aujourd'hui, conférence chez Hardenberg qu'on dit devoir être décisive. L'opinion générale est que tout finira par un accord.

1. Cf. d'ÀNOfBBRO, (1858), Conférence (n* 1) des Plénipotentiaires des Quatre Cours. Communications mutuelles pour l'ouverture des Conférences sur les affaires de la Pologne et de la Saxe, 29 décembre 1814.

762 AUTOUR Mf 009GBtS AE ^UK.'CS

Le comte Pappenheim yient de me dire à rinstant que. la Prusse cède sur la Saxe, mais il m*a recommandé de Q*en rien dire encore.

La coDspiration d'Italie préoccupe beaucoup ici. Les uns disent qu'elle a été. découverte par un maître de poste ; les autres que Murât en a informé rAutriche (1).

Lft. ft^nériT Laobr êsi arables

1203. Tienne, 90 décembre 1814 (F. 9. ad SSBSl.

FHEDDl à HAiGEBL (m baoçaii^.

Le dlncr chez Miranda et la quettion des préséances. La bonne humeur

d'Alexandre. Le tableau d'iacbey.

Au dtncr chez Miranda, on a souvent parlé de la qiMBtiaiB des préséances, au sujet de laquelle il doit y avoir ce soir séance chez Labrador avec les ministres des huit puissances.

On a remarqué la gaieté et le ton badin d'Alexandre. On veut y voir le pronostic d'une heureuse solution des affaires.

Les ministres espagnols et portugais ont été chez Isabey qui est en tram de travailler à aojL gcand tableau du Congrès et les a dessinés.

1204. Paria,. 18 déoerobr^ ISU (F. S. btm ad 866»).

BOUTIAGUINE A NESSELRODE {Intercepia du 30 décembre).

Monsieur le Comte, le lieutenant général Exelmans a été destitué à la suite de la correspondance interceptée sur le médecin du roi «Toachim. Il jouissait de lia réputation d'un militaire distingué et était connu par L*extDème effervescence de sa tête. Sa lettre au roi Joachim en porte, dit-on, tout le caractère. 11 l'assurait d'avoir à sa dispû&Uioa 20.ÛQÛL hommes*

Le roi, n*écoutant que sa générosité, a voulu le pardonner, mtris on prétend que le duo de Dalmatie a. insisté sur la des- Htutitm de oe général et proposé même de l'exiler.

1. Cf. pour la conspiration militaire et le rôle attribué à Murât, Coioiamdaxit WaiL, Ljt dwrnièrw année do régn9' d% ^Mohiur Murât; Tome II, 4V4Q8 et 474-8«0.

l'ouverture £0?; GOffGRàS. — U^ SbArKE. ET LA POLOGNE 763

Le9 immie» dn^ Gouvarnemeni A^pposaai à pareille mesuca de* rigueur armant qva& !& kn* ne L'ail, condafnaéy on la laîs&a jusqufà présent tcanqnille;.

ih rends: compte ds: oetLé^nemeAtà. ^l«fl Eacellenae tel. qa'on 1« isacoais dana le; puUîcr f^hy

B(iHJ'XLÀ£rUUVŒ à; NfiSffîLBQ£^ (iR^eri^i^ du. 30 décembre).

Monsieur le Gômift, le nauireaii miniBfcsa da la Guerra s'occupe; Ineaiunoup à oi^nieer rarmée. su£ la pied de paix». Elle seiUD portée àiSâO^MiO'konimeSi.

Le. oomte Qaru. est dé JMuveaa. emploj^ <»nime intendant da Taiimée.

Le dMsixdn.chanceiiep de; la Légion d^ honneur balance entre, le marédbal MacdonaU et M. da. Chateaubriand* Ce dernier a un grand parti à la Cour.

Le crédit de M. le comte de Blacas s'accroît de jour en jour davantage. Les uns disent qu'il aura encore un autre ministère, d'autres que c'est la place de Grand Chambellan qui lui sera confiée.

Toutes les Nouvelles de Gand vont pour la paix. Le courrier du duc de Wellington expédié jeudi dernier en porte la communication à Lord Castlereagh (2).

1206. Paris, 19 décembre 1T14 (F. 8*. ffivrad 3589).

GROTE à MUNSTER {intercepta) (en allemand).

Effet produit par la nanrinatiniT dft.SooIt eu ministAiie dô la Guerre. Par les aatrei ixaBODunuoiai mixuitéridta> pre^téft.

La, nomination da SoulJL au miaistèca de la Guerre a. causé une surprise générale. Il passai! pour pcFu favorable aux Boor-

1. Dépêche cii*6e en entier par Polb^dhoff, Tome 1, n»- 152, P. Vn.

7. Dépêche citée en entier par PohnrtBoff, t. I, n* IW, p. 15«. J'ai cm néanmoins devoir reproduire ces deux dépêches pour mieux montrer quelfc serrices la Poliïïei Boffiietlè rendiï pendant la dtwôc du Conjuré».

764 AUTOUR DU CONGRÈS DE YIE!f!fE

bons et on se rappelait sa virulente proclamation contre le duc d* Angouléme qu'il traitait d'aventurier. Sa nomination et celle d'André (1) ont cependant un peu rassuré les inquiétudes. On s'attend d'ailleurs à d'autres changements dans le sein du ministère. On parle du remplacement du baron Louis (2) par le duc de Gaëte (3) qui serait favorable à l'affaire des liquidations, dont le baron Louis est l'adversaire le plus déclaré et le plus redoutable. Malgré cela, le maintien aux Finances du baron Louis serait cependant fort désirable, parce qu'il y rogne un tel désordre qu'il faudra, d'après les dires des gens entendus et bien au courant, au moins un an ou un an et demi pour les remettre à peu près d'aplomb. Ce n'est du reste pas un mal, puisque cela calmera forcément les têtes chaudes qui ne rêvent rien autre que de reconquérir la Belgique ei les départements du Rhin et rendra bien difficiles les tentatives qu'on fera pour pousser le gouvernementà la guerre. On dit que l'abbé de Montesquieu (4), ministre de l'Intérieur, va, lui aussi, s'en aller. Il aurait pour successeur un certain Grosbois (5) y mais cela me paraît peu douteux.

1. D'André / Antoine-Balthazir-Joseph d'André) \1759-183S). Conseiller au parlement d'Aix, député aux Etats-Généraux, émi^a en 1792 et passa en Angleterre.

î. Lojis (Joseph-Dominique, baron) (1755-1837). Ami et protégé de Tallejrend qui l'appela au ministère des Finances (S mai 18U). Louis XVIII, qu'il avait suivi 4 Gand, lui rendit son portefeuille après les Cent jours.

S. Gaudin (Martin-Michel-Charles, duc de Gaëte) (1756-1841). Ministre des Finances après le 18 brumaire, comte de l'Empire en 1808, et dae de Gaëte en 1809. Redevenu ministre des Finances pendant les Cent jours, élu député de l'Aisne en août 1815, il fut en 1924 nommé gouverneur de la Banque de France, poste qu'il garda jusqu'en 1884.

4. Montesquiou-Fezensac (François-Xavier-Marc- Antoine, duc de) (1756- 1882). Abbé de Beaulieu. près de Langres. Emigré en 1792. Ministre de l'Intérieur (13 mai 181 i-17 mars 1815), réfugié en Angleterre pendant les Cent jours.

5. Conseiller d'Etat honoraire, ancien premier président au parlement de Besançon.

1207. Londres, 12 décembre 1814 (P. 6. 5161 ad 3565).

GREUHiM (I) à HARDENBERG {inlercepla du 30 décembre)

(Analyse).

La situation politique en Angleterre. Ses causes, ses conséquences. Avantages que la Prusse retirera de l'attitude delà JFrance et de la Bavière.

Après avoir commencé par lui exposer les raisons pour lesquelles le retour prochain de Castlereagh lui semble indispen* sable, il continue ainsi :

« La gène, les inquiétudes, la tension, qui régnent même dans les milieux diplomatiques, sont arrivés à un tel degré qu'on ne cherche même plus à dissimuler les craintes qu'inspire la situation. Les inquiétudes sont dues en partie à la tac* tique des journaux français poiu* tout ce qui a trait aux nouvelles du Congrès. On est arrivé par là, d'abord à isoler les diplomates^ puis à les dresser les uns contre les autres. Quant à nous, nous n'avons peut-être pas beaucoup à regretter les conséquences de cette méthode. En raison du courant actuel de Topinion des gouvernements et des peuples, l'opposition que fait la France à l'accroissement de la puissance de la Prusse parait plutôt de nature à prouver que cet accroissement est une nécessité pour le bien-être général.

L'attitude de la Bavière, attitude qui ne lui portera pas bonheur en fin de compte, si elle est telle que nous la dépeignent les journaux et qui fait d'elle le second de la France, ne saurait non plus nous nuire.

1208. Londres, 16 décembre 1814 (F. 6. 5161 ad 3565).

GREUHM à HARDENBERG {intercepta du 30 décembre).

(sous couvert Munster).

Etat des négociations avec les Etats-Unis. Mécontentement causé en

Amérique par la situation financière.

Suivant différents journaux américains, les membres qui ont le plus d'influence dans le Sénat et la Chambre des Re-

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