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Congrès l'abordaient en lui donnant la main. Sa mansarde a souvent servi de point der récnrion' à\ dQS* diplomates qui-^BBoéraient ainsi échapper à la surveillance. Cette étrange existence éts^t sans noblesse, sans dignité. Elle avait ses amertumes sans doute, mais elle n'a jamais été le sujet de médisances ni de calomnies ; Aurore n'avait pas le sou et tout le monde le savait. On ne comprenait pas comment elle vivait lorsque ses protectrices les princesses de Courlandes quittaient Vienne, mais je sais bien qu*un matin, elle entra chez moi, pâle, défaite, anéantie, me priant en grâce de lui faire donner au plus vite un bouillon, parce qu^èlle n'avait rien pris depuis le départ de la princesse de Sagan. Il y avait vingt-quatre heures que celle-ci était partie. Jd me hâtais d^accéder à son désir. EÎIle pleura, me parla avec d'ésespoir de sa déplorable situation. Le soir, je la vis à une griande soirée chez Razoumoffsky, elle était sémillante Enfin, des aitiiis parvinrent à la faire placer comme grande maîtresse chez le pi^ince régnant cfe Cobourg, lorsqu^il épousa la princesse de Sàie-Cdbourg-Gotha. Le prince lui avait jadis promis cette place en plaisantant quand il faisait la cour à la princesse Bagration. Elle eut Tesprit de prendre cette plaisanterie au sérieux ; mais la jeune princBsse de Saxe-Cbbourg, jalouse et extravagante, ne Ta pas gardée longtemps^^.
Renvoyée de cette petite cour orageuse, Aurore a éité aux eaux d'Aix en Savoie. C'est là que la Providence lui a fait rencontrer le comte de Venanson, noble sarde, excellent homme qui l'a épousée, et avec lequel elle vit très heureuse et très considérée.
Vionne, Hivnt 1:818-1819.