A la suite de la mutin
2387. Vienne, 14 mai 1815 (P. 2. 503 ad 3).
Rapport à HAGER Préparatifs de départ de Gzar tory ski.
Czartoryski commence à faire ses préparatifs de départ.
2388. Vienne, 16 mai 1815 (P. 2. 503 ad 2).
Le ROI de ROME (dont la main est comme toujours guidée par M- Soufflet) à la Comtesse de MONTESQUIOU {Intercepta).
Ma chère maman Montesquieu, je me porte bien (1).
Votre petit rosier me fait bien plaisir. Je n'en avais pas besoin pour penser toujours à vous que j'aimerai toute ma vie. Je vous embrasse de tout mon cœur ainsi que votre Totole.
2389. Vienne, 18 mai 1815 (F. 2. 503.1298 ad 2).
HAGER à rEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 17 mai.
Intercepta du 16 mai de ou à Gagern, Humboldt, Gaertner, Rechbergy Clancarty, Tallejrand, Nesselrode, Stackelberg, Zerboni di Sposetti, Marescalchi, M** Soufflet (roi de Rome).
2390. Vienne, 16 mai 1815 (F. 2. 503.1298 ad 2).
©©à HAGER
L'éloge de Baldacci. L'archiduc Régnier chargé de remplacer l'Empereur,
pendant qu'il sera à l'armée.
Les commissaires militaires russes Wolkonskj, Stein et Anstett et les commissaires prussiens Stœegemann et Heim
1 Le prince avait été souffrant pendant quelques jours, mais il était rétabli. Le D' Franck lui permettait de sortir le lendemain et d'aller déjeuner & ScbCBnbrunn. On avait en même temps intercepté une lettre écrite par M"« Soufflet à M"* de Montesquieu.
chargés d'assurer le ravitaillement des armées né tarissent pas d'éloges sur le compte du commissaire autrichien, le ministre de Tarmée, baron Baldacci.
Ce ne sera pas cette fois le comte Charles Z^chy, mais Tarchiduc Rénier qui pendant Tabsence de l'Empereur le remplacera à la tête de l 'administration intérieure de l^Empire. On lui donnera les pleins pouvoirs les plus étendus.
2391. Vienne, t6 mai Î815 (F. S. 603.1298 ad 3).
HUMBOLDT à KELLER {Intercepta) (en français) (Analyse)-
Il croit que, pour donner une sanction authentique au tableau des contingentsjoints au traité du 27 avril (1), le mieux serait de prier Mettemich d'en légaliser des copies comme conformes à l'original déposé à la Chancellerie d'Etat.
2392. Vienne, 19 mai 1815 (F. 2. 504 ad 2).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 18 mai.
2393. Vienne, 16 mai 1815 (F» 2. 504 ad 2).
Rapport à HAGER (Analyse)
Critiques des Russes et des Prussiens à propos des mesQ' res militaires prises par l'Autriche.
t. Traité d'acceuion entre les Princes et villes d'Allemagne d'une pv^*^ a Prusse de l'autre au traité d'alliance générale dn 25 mars.
DU GOLFE JOUÀM A L^ACTE FUfÀL DU CONGRÈS 567
Rapport à HAGER Fixation du départ de La Harpe.
La Harpe partira ce soir ouïe 18 au matin.
2395. Berlin, 10 mai 1815 (F. 2.504 ad 2>.
CASTELALFER à ALFIERI di SOSTEGNO (à Turin) (Analyse) (sous couvert de Saint-Marsan) {Intercepta) (en français).
Détails sur la révolte des troupes saxonnes à Liège.
Révolte des Saxons à Liège. La garnison fut assemblée, mais elle savait à peine ce dont il était question, que quelque» voix s'élèvent d'abord en criant : « Vive notre Roi Frédéric- A uguste », suivies d'une acclamation bien plus générale, « Vive Napoléon ». Quelques officiers allèrent bien plus loin. Ils déclarèrent hautement que leurs troupes n'étaient qu'au roi de Saxe et à son allié Napoléon^ à qui elles étaient dévouées.
2396. Vienne, 16 mai 1815 (F. 2. 504 ad 2).
GAERTNER au Comte ERBACH (1) [Intercepta) (en allemand).
Marche déplorable du Congrès. Résultat probablement détestable
des négociations.
Le char triomphal du Congrès est embourbé. Ceux qui le guident, le dirigent à tort et à travers et se disputent. Il y a encore des esprits simples qui seraient disposés à s'y atteler et à le relever. Mais la masse est devenue hostile à force d'attendre et de subir de mauvaises influences et, si cela continue, plus on essayera d'y toucher, plus cela fera du mal.
1. E^bach, l'une des trois branches de cette maison qui prétend descendre d'Bginhard, mari d'Emma, fille de Chariemagne. Probablement Erbach Charles-Frédéric-Louis-Guillaume, comte d'> (1782-1832).
2397. Vienne, 20 mai 1815 (F. 2. 504.1S20 ad 2).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 19 mai.
2398. Vienne, 18 mai 1815 (F. 2. 504 1320 ad 2).
Rapport à HAGER Préparatifs de départ de Capo d'istria.
Capo distria fait ses préparatifs de départ.
2390. Vienne, 18 mai 1815 (F. 2. 504.1120 ad 2).
Rapport à HAGER Départ de La Harpe.
La Harpe est parti pour la Suisse à 9 heures du matiji.
2400. Vienne, 21 mai 1815 (F. 2. 504.1328 ad 2)
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 20 mai<
2401. Vienne, 19 mai 1815 (F. 2. 504.1328 ad 2).
.... à HAGER Les émissaires de Napoléon à Vienne. Ancelin en serait.
MM. Flurj (1) et la Martinière croyent que Bonaparte a des émissaires à Vienne et m'ont cité entre autres M. Amelin, secrétaire de Marie- Louise, homme fort dangereux à leur avis.
1. Flury, chef des dirisions commerciales au Ministère des Affaires éirasgères (Cf. Talieyrand à Jaucourt, Vienne, 23 avril 1815 (Jaugourt, Corrt»pondance, 287). « MM. de la Besnardière, Challaye, Perrey, Saint-Mars, Flury sont et resteront avec moi ».
2402. vienne, 19 mai 1815 (F. 3. 604.1838 ad 2).
Rapport à HAGER Visites de Dalberg à la comtesse Sch6nborn.
2403. Vienne, 10 mai 1815 (F. 2. 504.1338 ad 3).
Rapport à HAGER Date probable du départ de Hardenberg.
Hardenberg compte partir à la fin du mois et être au plus tard le 3 ou le 4 à Berlin.
2404. Vienne, 10 mai 1815 (F. 3. 504.1828 ad 3).
Rapport à HAGER Ajournement forcé du départ de Zerboni.
Zerboni di Sposetti, n'ajant pu avoir de chevaux de poste, ne pourra partir que le 19 ou le 20.
2405. Vienne, 10 mai 1815 (F. 2. 504.1328 ad 2).
FREDDl à HAGER (en français) (rapport de chez le Nonce).
Les résultats du Congrès et la politique des Souverains. Nouvelles d'Italie. Les Autrichiens ont failli être battus à Tolentino. Talleyrand et la vente de sa principauté de Bénévent.
Voici ce que j'ai entendu dire sur les résultats probables du Congrès par le diplomate hanovrien von Reden : c Si Ton doit en juger par les partages sanctionnés entre les Potentats, sans avoir eu égard à la position géographique des pays, aux mœurs et aux habitudes des nations, aux droits imprescriptibles des peuples, il paraît que les Souverains ont marchandé et qu^ainsi ils ont adjugé à leurs Empires par un acte arbitraire les territoires qui étaient à leur convenance. »
570 LES DËSSOL'9 DU CONtiftÈS DE VIENNE
La conversation roula ensuite sur les dernières aSairtl d'Italie. On raconta que le général en chef Frimonl avait a» nonce au Conseil auliqiie de la guerre que peu s'en est falli de succomber dans les deux derniers combats par la faute d général Neipperg, qui manqua de se joindre au corps de 8i chi selon les ordres qu'il avait reçus et qu'il s'était vu à la désagréable nécessité de le repréhender {sic) par UDe Iclb^ dont il envoyait copie (1). On doit la victoire à la valent U roique des troupes autrichiennes, ^^
Le Nonce m'a annoncé à son grand désespoir que TalieyrïB avait vendu au roi des Deux-Siciles sa principauté de Béai
2406. Vienne, 19 mni 181S (K. 3. B04.IU8 «d S).
IIUMBOLDT à DALBERG {(nlercepla) (analysel.
Il espère que le Congrès terminera les affaires du priiM Primat,
2407. Vienne, tS mai IBlt (F. 3. 50*.I3Î8 ad 3),
HUMBOLDT au Comte KliLLER(/n/ercep(a) (en françait).
Mesure relative A l'Angleterre et au traita d'accession du 11 ■inl
D'accord avec les plénipotentiaires d'Autriche et de Rom on a décidé, sur le désir exprimé par Clancarty, que le tri d'accession des Princes et Etats de l'Allemagne, conclu 27 avril, serait pour l'Angleterre expédié dans une Iradocli littérale anglaise en regard du texte allemand.
Vienne, lî mai ItlB (F. 3. S04.M8îad, 3).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau el rapport journalier du 11 mai.
yha suicide de M. Etiler, valet de chambre et
DU GOLFE JOUAN ▲ l'aCTE FINAL 0U CONGRÈS 571
confiance du grand-duc de Bade, a, parait-il^ été causé par le fait qu'il opérait ici pour le compte des Français et qu*il était le correspondant et Tagent du directeur de police Haynau, qui s'est^ il y a peu, enfui de Karlsruhe et réfugié en France.
Envoi de divers Intercepta des 18, 19 et 20 de ou à Stackelberg, Stewarty Humboldt, Maresoalchi, Gaertner, et des paquets apportés par les courriers anglais pour Czartorjski, Talleyrand, Boyen^ Salmour, Nesselrode, Dalberg, Marescalchi et Gagem.
2409. Vienne, 19 mai 1815 (F. 2. 504.2283 ad 2).
Rapport à HAGER Départ de la Beanardière et de Bogne de Fay^.
La Besnardière et Bogne de Faye doivent partir cette nuit pour Gand.
2410. Vienne, 20 mai 1815 (F. 2. 584.2282 ad 2).
Rapport à HAGER Départ de Zerbonî pour Breslau.
Zerboni di Sposetti est parti le 20 au matin pour Breslau avec le baron Salis.
2411. Vienne^ 19 mai 1815 (F. 2. 504.2282 ad 2).
.... à HAGER
Les amours de lord Stewart et de la duchesse de Sagan.
On m'affirme que lord Stewart disparait souvent de chez lui vers une ou même deux heures du matin pour se rendre chez la Sagan, d'où il ne revient qu^entre 6 et 6 heures.
Général ORURK au Général WINZINGERODE (à Francfort;
(Intercepta),
Date du départ de l'Empereur Alexandre.
L'Empereur Alexandre partira le 26 pour Francfort.
2413. MUan, 8 mai 1815 (F. 2. 504.2282 ad 2).
TUYLL à NESSELRODE (Intercepta).
Rapport sommaire sur la bataille de Tolentino.
2414. Londres, 5 mai 1815 (F. 2. 504.2282 ad 2).
LIEVEN à NESSELRODE (Intercepta) (en français) (Analys^v
La motion Whitbread (1) a été rejetée par 27*i voix contre 72y mardi dernier (2 mai). Discussion très vive aux deux Chambres sur la nature des relations entre Naples et la Grande-Bretagne. Les ministres ont la preuve de la mauvaise foi i^ Murât et de ses relations continuelles avec Bonaparte (i). Explication très vive entre lord Castlereagb et Ponsonbj(3K
1. La motion Whitbread condamnait une politique hostile à Napoléon el U rentrée de la Grande-Bretagne dans la coalition.
2. Lecture au Parlement des fausses dépêches confectionnées par l'abbé Fleuriel sur l'ordre de Blacas et remises par ce dernier à Castlereagb lora de son passage par Haris.
3. Ponsonby (George) (1755-1817), un des jurisconsultes les plus reaoniniè> de son époque et l'un des meilleurs orateurs du Parlement. Chancelier de l'Echiquier pour peu de temps en 1782, Attorney général dans le cabn^' Fitzwilliam, il abandonna momentanément la vie politique en 1797. Renc^' au Parlement en 18')1, lord chancelier d'Irlande en 1800, sous le ministe.-' Foz-Grenville, il ne cessa plus dés lors de prendre une part des plus tctire* aux débats du Parlement, devint l'un des plus redoutables advemires d': ministère et succomba le 8 juillet 1817 aux suites d'une attaque de paraly>i''< dont il avait été frappé au cours de la séance du 30 juin.
DU GOLFE JOUAN A l'àGTE FINAL DU CONGRÈS 573
2415. Londres, 9 mai 1815 (F. 2. 504.3382 ad 2).
LIEVEN à NESSELRODE {Intercepta) (en français).
Entente complète entre la Russie et l'Angleterre. La dette hollandaise. La question des subsides et la réponse de Castlereagh.
Nous pouvons nous féliciter de la conformité parfaite d'opinion qui existe entre nous et ce pays. Les idées sur cette guerre répondent ici au caractère que TEmpereur veut lui imprimer. Il y a la plus parfaite unanimité, seulement quelques grains de plus d'impatience ici pour le commencement des opérations en raison des nouvelles qu'on reçoit sur les difficultés de subsistances que rencontre Tarmée prussienne.
Je n'ai pu avoir une deuxième conférence sur TafFaire de la dette hollandaise avec lord Castlereagh, tellement harcelé au Parlement qu'il a à peine le temps de s'occuper des affaires de son bureau.
A la suite des rapports de Clancarty, je suis revenu à la charge sur l'affaire des subsides et j'ai cherché à démontrer que l'Angleterre gagnerait à faire pour le moment de plus grands sacrifices, puiisque 200.000 hommes de plus en campagne décideraient promptement les chances de la guerre. Je Tai pressé encore plus vivement après réception de la dépêche de Votre Excellence. Lord Castlereagh déclina alors d'entrer en matière sur cet objet, en se référant aux réponses qui avaient été déjà envoyées à Clancarty.
2416. Gand, 8 mai 1815 (P. 3. 504.3081 ad 2).
GROTE à MUNSTER {lUtercepta) (en allemand).
Bruits de mouvements et de concentration de l'armée française. On parle d*un ministère Talleyrand. Blacas et les intrigues de Cour. Napoléon oblige de faire surveiller les maréchaux.
Tout est tranquille ici. On dit que cinq divisions françaises ^45.000 hommes) sont déjà en position en face de l'armée de Wellington et que Tennemi va se concentrer sur la ligne Valenciennes-Condé où Napoléon serait déjà arrivé.
On dit que le Roi va sous peu nommer Talleyrand premier
ministre et le charger de former un nouveau tntmstère fort < responsable que Talleyrand sera laissé libre de composer m guise.
L'accord le plus complet est loin de régner ici à la Coon Il y a un tas de cabales et on inlrigue ferme contre Blscsi} mais personne n'a pu me dire jusqu'ici sur quel fait sériett reposent les griefs qu'on a contre lui, ce qui n'est pasletl pour certains des ministres. Le grand, le vrai, pour ne pasdi;^ le seul crime de Blacas, est d'être le favori du Roi.
Le ministre de Hollande, le général Fagel,m'a dit qu'on hi sait surveiller Soult, Macdonald et Oudinot par des gendarnu placés dans leur maison et que Ney est tellement mépriséqa Bonaparte ne pourra lui confier wn commandement,
2417. Slullgarl. B tUBi 19]S(F. î. 5Û4.338Î ad S).
JOLFFItOY au ROI de PRUSSE {Inlercepla)li (Sons couvert â Hardenberg).
Bruils de mouvemcnl des Krinf&is ven la frontière ■ rot de Wurtemberg. La campagne »era difBcJle. La Cour de Wi n'est pai favorable aux Bourbons. Causes de cette fraïdeur el da alla altiés.
Des bruits étaient répandus ici que Bomparleenvorait i corps considérables de troupes sur la frontière suisse et i son armée devait passer le Rhîo dans le courant du mm. roi de Wurtemberg, à son lever, s'est plu hier à déclarer nouvelles fausses en ajoutant qu'elles étaient de la fabricit du canton de Berne. La Cour regarde néanmoins la campi contre Bonaparte comme une lutte sérieuse et très qui ne sera pas terminée aussi rapidement que celle nos Murât. J'ai entendu dire au Prince Rojal que Bonaparte po ralt h la lin de mai avoir sur pied 300.000 hommes, une an composée de tous les prisonniers français rentrés après U pi de Paris, qui tous sont des vieux soldats agTierris ;Qoe M armée servirait mieux l'Csurpaleurque celle qu'il avait d la dernière campagne ; Que par conséquent ce ne serait chose facile que de venir ùi bout de cet homme que l'on po Tait appeler h juste litre le génie du mal.
DU GOLFE JOL'AN A l'aCTE FrNAL DU CONGRÈS 375
J'ai eu lieu d'observer que la Cour de Stuttgart faisait ooaler le but de la guerre plus à écraser V i'surpaleur qu'à réilir les Bourbous, pour lesquels elle ne paraît pas être fort irtée. Outre une hauteur déplacée qu'elle leur met à charge, leur impute de ne pouvoir s'identifier avec l'esprit du !cle et de ne pas être de niveau avec les mœurs et la maire de penser de lu génération actuelle. On raconte à la Cour que les Bourbons, lors de leur entrée 'Paris, n'avaient même pas remercié les souverains alliés qui avaient (ait recouvrer le trône ; qu'ils avaient refusé leur d'entretenir en France une armée considérable pour conjder leur établissement et que iors de la dernière calasiphe qui les avait obligés à quitter une deuxième fois la ince, ils avaient écrit à l'Empereur Alexandre une lettre is laquelle ils disaient qu'ils comptaient sur son zèle. 'Ces faits, que l'on cite ici comme des exemples de la hauteur Bourbons, ont naturellement indisposé les esprits contre .Aussi ai-je entendu dire a plusieurs personnes de la Cour leur rétablissement ne serait nullement à désirer, parce 'il mettrait les puissances de l'Europe dans le cas d'entredes armées considérables pour maintenir la dynastie sur
KABRTZIO RUFFO (1) au Commandeur RUFFO (analyse) [InUrccpta] (en italien).
Bruil de diSpsrl de Nipolion ponr l'ann^'e. La grande balaille
Après lui avoir exposé en quelques mots l'état des partis
France il ajoute :
: Bonaparte est parti pour la frontière (2), et on croit qu'il lora avant trois semaines une grande bataille qui décidera
sort du monde et du nMre. Cette pensée me g^le le sang.
! ta volonté de Dieu soit faite ! w
576 LES DESSOUS Dtl COKGBËS hE VIBN^IE
2419. ViBQDe, 18 mai 161S (F. ï. SOt.lSBS ad 3).
HUMBOLDT à A^STETT {Intercepta) (en français),
Je vous envoie ci-joiut l'instructioD pour les commissaira chargés par les Trois Hautes Puissances de l'organisatioa dt la République de Cracovie (1).
Je voulais en faire trois copies, mais je préfère vous l'adrth ser sitb obligo remissionis.
Nous avons un proverbe allemand qui dît : < Vielt Kitcl verderbeii die Brei ». La publication de ce jour dans le Bubackier (2) me paraît uu mets de ce genre. L'avalera qui ««• dra.
2420. Vienne, :3 mai lâis (F. i. sol. 1345 ad I).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 31 mai.
Intercepta divers du 21 mai, entre autres ceux destinés 1 provenant de Luccheslni, Salmour, Talleyrand, Gaertoer,R«i^ berg, Humboldt, Clancarty, Czartoryslù, Marescalcbi et un* ^ pèche de Jaucourt à Tallejrand, de Gand le 11 mai (3).
IS-ino. Traité du a avril i Cracovie.
r. (Httrrtiehiteher Beobachttr, n* 138 du 18 mai. Article wr !• •'■' igrt* du tl mai.CDmmiision chargée d'etamîner la (iu»tion de •■' ■ la relour do NapoMoQ en France i) eïl nicesuire de puUif ' Wlta aiclaralion.
r, Corr«tpoad»net Jeec TtlttyrAnd, pages SW-31».
DU GOLFE JOUikN A l'aCTE FUiÀh DU CONGRÈS 577
2421. Gand, 11 mai 1815 (F. 3. 504.1345 ad 2).
GOLTZ à HARDENBERG [Inlercepta)
(Extrait d'une lettre sans date de Paris, mais que Goltz présume être du 5 ou du 6 mai).
Effectifs et positions des armées de Napoléon. Son départ igourné. Nul ne connaît son plan. Suppositions et probabilités d'un mouvement par les Ardennes. Etat des places.
Il n'y a pas en France plus de 150.000 hommes. Ce nombre augmentera. Mais avec les plus grands efforts je ne vois pas qu^on puisse aller jusqu'à 200.000 hommes. Encore faudra-til du temps. Bonaparte va partir pour Laon. Il agira dans le Nord avec près de 110.000 hommes qui composent les corps de Reille, d*Erlon, de Vandamme, le corps de réserve Lobau, et la Garde Impériale.
En outre 50.000 hommes composent les corps de Rapp, Gérard, Suchet. Il n'y a pour ainsi dire rien dans le Midi.
On dit cependant depuis deux jours que le départ de Bonaparte est retardé et qu'il n'attaquera pas. Mais on a de la peine à croire qu'il veuille se priver des avantages que peuvent lui offrir les premières opérations avant que les Alliés soient en mesure et je pense qu'il faut se tenir complètement sur ses gardes.
Quant à son plan d'opération, il le laisse peu transpirer. Cependant beaucoup de données portent à croire qu'il ne veut que menacer les anciens départements de Jemappes et de la LySy où l'on doit être en mesure contre lui, pour envahir celui de Sambre et Meuse en traversant les Ardennes. Il compte qu'on ne l'attend pas de ce côté. On sait d'ailleurs que c'est sa manière avec des troupes inférieures en nombre de faire en masse des marches rapides en différents sens pour attaquer tel ou tel point avec avantage.
Cet avis d'un mouvement par les Ardennes m'est donné de très bonne part et je ne pense pas qu'il soit à dédaigner.
Les places sont toutes à l'abri d'un coup de main. On s'occupe de leur approvisionnement qui est loin d*être terminé. Vous savez que la défense en est conGée aux Gardes NationaleSy espèce de troupes dont on ne peut attendre les mêmes efforts que des troupes de ligne. S'il entrait dans notre plan
ÎS78
LES DESSOCS DU CONORÈS DE ^lEHXB
de s'emparer de quelques places ici, on prendrait [aciUmeiil Landrecies, Le Qiiesnoy et Avesnes, puis à l'aiJe de ces hflif points d'appui et en masquant Lille et Valeocienites.on pénétrerait facilement jusqu'à Cambrai, quî n'est pas non plus ceptible d'une grande défense.
(Le reste dans un chiffre qui n*a pn être mis au clair.)
2àZZ- Vienne, » mai t«li (F. 2. &0t I3t1 ad !).
HAGER à l'EMPERELR Bordereau et rapport journalier do 13 msi.
Intercepta du 22 mai de ou i HumboUt, Piquot, SUc!w^ berg, Wolkonsky, Rechberg, Marescalcbi, Dalbcrg et TiDïf rand (Demande d'audience de congé chez les grandes dnche»«s Marie et Catherine).
;, » ra*i 1815 (P. 3, SOt.ntt ad !|.
R..ppoaT à HAGHit
Départ pruchain de Ga^rn.
Gagern pirtira d'ici le 29 et passera par fïeîdelbei^ poV se rendre au Quartier Général.
Viean:, ït mii ISIS {P. I, S01.»88 ad 1). IIAGER à l'EMPEREfR Bocierdau et rapport journal irr du It mai.
Wtercepfa de ou à Palmella, Humboldl, Piquot, iMÔai Ibsrg, Claocarlv, Gaertaer, Marescalchi, 6athur»t,Td i et Dalber^.
DU GOLFE JOUAN À l'àCTB FINAL DU CONGRÈS 579
2435. Vienne, 22 mai 1815 (P. 3. 504.2388 ad 2).
0 0 à HAGER (en français).
L'Italie, les Légations et le Saint-Siège. Critiques prussiennes sur la conduite des affaires à l'intérieur de l'Autriche.
Le prince Starhemberg, qui va représenter l'Autriche à Turin, est sorti enchanté de Taudience que TEmpereur lui a accordée. Les Italiens sont désolés de la rétrocession des Légations au Saint-Siège, sous la coupe duquel les populations ne se souciaient nullement de retomber.
A cause de l'opéra qu'on vient de représenter, on appelle maintenant l'empereur Alexandre l'empereur Joconde.
Les conseillers d'Etat prussiens, Jordan, Stœgemann, Philippsborn, et autres se demandent, lorsqu'ils causent entre eux, comment il se fait qu'on ait confié ou laissé prendre la direction du Département de l'Intérieur au comte Charles Zichy et qu'on fasse jouer un rôle passif et effacé au comte Stadion qui a une réelle et grande valeur. C'est là, disent-ils, chose qui n'arriverait pas à Berlin.
2426. Sans lieu (1), 10 avril 1815 (F. 2. 504.2388 ad 2).