Il avait été signé la veille, le S mai
jours OD doit avoir évacué les territoires qui nous appartiainent. Je compte pouvoir partir avant la fin de la semaincp»chaine (1).
1348. Vienne. 10 mai I8I& (F. 3. SDS.1340 id 3.).
HAGER à l'EMPEREL'R Bordereau et rapport journalier du 10 mai.
li IfilS (F. :. 503.1340 id 1), Uppobt à HAGER
Continuation des conférences relatives à la fixation du cot tingent des Etats et Princes allemands.
Le comte de Schulenburg a reçu du Roi de Saxe les plânf pouvoirs nécessaires pour traiter (2).
3350. Vienne, S mai 1815 (F. î. 603. IMO ad î).
Nota à HAGER (en français)- Pourquoi garder M" de Monlesquiou el liiMer partir M^nevit.
On ne comprend pas qu'on retienne ici une femme « insigni Gante que la comtesse de Montesquiou et qu'oa U ~T«rtir un observateur aussi fin que Méneval.
• •emaine du T au 11 mui.
Ole de Sohuleaburg du 1" mai. Cf. d'AxuBiMMO. I13ï-ltU. Amin* ^t«)iiiSma protocole de la liance du 1" mai des PlènlpoUmtiùm
DU GOLFE JOUAN A l'ACTE FINAL DU CONGRÈS 545
2351 . Vienne, 8 mai 1815 (F. 2. 503.1240 ad 2).
© © à HAGER
Fausse nouvelle de l'embarquement de Murât. Départ prochain deCsartoryski. >
Le bruit court à Vienne qu*on vient d'apprendre par un courrier envoyé à Clancarty que Murât s'est embarqué avec sa famille.
Czartoryski se dispose à partir pour Varsovie.
2352 . Vienne, 8 mai 1815 (F. 2. 503. 1240 ad 2).
Nota à HAGER (en français).
Bruit du mariag^e prochain de l'Archiduc Charles.
On parle beaucoup d'un mariage projeté entre Tarchiduc Charles et la belle princesse de Nassau-Weilburg, bien qu'elle soit protestante (1).
Chez les Courlande on donne la chose comme décidée.
2353. Vienne, 9 mai 1815 (F. 2. 503.1240 ad 2).
© © à HAGER (en français).
Le cardinal Gonsalviel lord Stewart. La mission du major Marschall. Ce qu'on raconte chez le prince Trauttmansdorff.
On reparle de nouveau beaucoup du cardinal Consalvi. On dit qu'il est resté trop longtemps ici pour sa gloire et qu'il s'est trop encanaillé avec Bartholdi, Saint-Marsan^ Salmour, Aldiniy Marescalchi et autres. On cite des scènes assez curieuses que Stewart aurait eues avec le cardinal, qui venait si souvent le surprendre alors qu'il était encore au lit que l'ambassadeur a dû défendre de le recevoir le matin.
1. L'Archiduc Charles épousa en effet le 17 septembre 1815 la princesse Henriette de Nassau- Weilburç.
5&6- hE& DBa50U»:DU:.GQKGRÈ6 DB VIEVKB
On parle aussi d'une mission qu'on aurait confiée au major baron Marschall, ancien* atttehé militaire Impérial et royal à Pétersbourg, et qui irait à Constantinople demander, au nom de TAutriche^ de la Russie et de l'Angleterre, à la Porte dt se refuser- à recev^ii! Kagent oirl» aiiwîtin'qTOBonapwiiftponf' rait lui envoyer.
Voiciimsnnteiiantoe qu-oii a raconté: avant-4ii0Kchezile: prince 'H'auttmnnsdbrff. Le ilu# Ferdinand d»i Wîirfemiiergr èemit drait gouverneur civil et militaire de la Galicie et époifleraii Pauline Mettemicfar»
Le roi de Prusse a conféré au prince Maurice LiechtensteiD TAigle noir avec monture de diamants et a donné au prince Althann (1) une tabatière de très grande valeur, >Le Roi a diné en Picnic avec l'a famillb Zicby dimanche au Prater et lundi à TAugarten.
Depuis trois jours on voit chez Amstein un Anglais qui s'appelle, si je ne ni#tFom|m^Wiwàé(?),qttLre¥ient d'Italie et qui fait grande sensation ici. Cet Anglais a été en janvier à l'îId-.dfËLbe et y a vu Bonapaf^teyi.qui. lui. a. dit entrer, autres : «< Ges MessietirsidiQ VieMMe veulenLme. déporlar à.Saintt'Hé' lène,mais il rCen sera rien. »
2354. Vienne, 7 mai 1815 (F. 2. 503.1240 ad 2).
CLANCARTY à NESSELRODE [Intercepta) (en français).
Conditions qu'il met à l'apposition des sig^natures sur le traité
avec, la Sacdaigue.
J'ai reçu le traité avec la Sardaigne (2), Je me rendrai au voeu général et k' si^neisd, niaia.à laiCOiulilàon,toute£ûfl>qii'^° ne 'Signera pin» awun traité: aivanln lia oonclusiaajde la pan générale'» Il me feni47 CB^ndaoïtplus de^ienq^o.que juique demain UQ8^ heure poun lise et exanHiiBn.uni tnîté^aaasLvahflDi.neuar.
1. Le prince Althann était le grand-mnitre de la Cour de l'Impératrice.
2. Il ne s'agit pas IK du traité de- tabvhles sigiré^le t mai^éBJwiEdtotpv d'Aglié et Wellington pour être ensuite ratifié à Londres, mais de oelni àù 39 mai eoUv là Savdaigaw,' 1^ Autriobi^Ub flraadft Biwi4i^na4« - FMnaa^» ^^^ et la Russie.
DU GOLFE JOUAW A l'àCTE nmkli. DU CQNORÈS 547
2353. Vienne,? mai 1813 ^F. 2. 50S;i24O-ad -2):
CLANCARTY à SAINT-MARSAN (//liercepia).
Rendez-vous qu'il lui donne à propos du traité.
Billet rîhvitant'à venir «chea lui' le- lendemain" 8»; à unr&:heunft,i afin de s'entretenir avec lui du traité avec la Sardaigne^.
2356. Vienne, 8 mai.l61».(F..2..50».lM(ad 2).
MARESCALCHI à GUIUICmi' (1) (â Bbiogne) [IniercepU)
(en italien).
La relmiloiei la-déftiUe de^MurntMl^erCoitgpràs^et.le. prx>j^t' de déclaraAion. Rien de .décidé pourJe d&p,art de TaUeyrandl Les fautes de)i Bourbons.
Le» nauiroUdadeLMurat..&t de;,sar retraite, auraient fait plusr d'effet, ici à tout autre moment et si on. nfj était pas uniquement préaeeupéide la. grande lutte^qui se. prépare. Le Congrès ne s'est pas encore séparé. On. parle d'uû projet, d'iine autre déclaration (2), mais il faut d'abord que tout le monde soit en ligne et je ne crois pas que* la Russie puisse y être avant le mois de juin.
Il paraît qu'Âldîni a été invité à' rester ioii encore quelque: temps. Cornacçhia attend depuis un mois ses passeports.
Je ne sais ni quand Talleyrand et Dalbèrg partiront^ ni quelle direction* ils prendront.
Il paraît, moii cher, d'après lavis de tous, que les pauvres Bourbons ont fèdt^ des bévues colosBcdes et cda" rend> encore plus diffibile^ de savoir' ce* qu'il* convient- de* proposer et de twre.
i'Guidicini (Giuseppe), auteur du DUrio Bolognêse dàWànno i79B àl 1St8, qui vécut hors d'Italie de janvier 1798 jusqu'à la fin de 1800 et habita Paris <le ISOdfJusqae dâaisles preniiet«'moi8*de'lM94
2. Cf. GKfTz, Tàffebàeher,. 19 mai, page 377 et- d-'AiiQftBBROi ltSl>-i]l88w Viennei'12'mai. Décisiontau sujet de cette déolaraiidni
tJW DESSOUS DU COXGBÈa DE V^B^KR
lilauenVogel) dans le Ttichlauhen. Il lui a envové, amli* partir, 10.000 florins en argent et lui a assuré une peosiomnasuelle de 500 florins. Il lui a promis de plus de revenir ut plus tard dans six mois.
Elle venait chez lui rouibiaa'ae.r&trmivait avec lui daninil appartement de la Schan/lergasse.
3365. Zvirich, 30 avril-MlS (K. .3. &03.ÏI63 bH 1\
Comte Augusle .le TALI.EVRANO à DAI.BERG [hleretfUt.
Mesures qu'ils, prises pour agir sur t'gpiaioD en Fnaoe. Lei Ttùl*!!! de Paris, de Lyon cl du Midi. Leur sClion. Leurs «h«r«. SnbitdN h par Canning et Krildener. Btatda l'esprit public en Vra faveur de» royalislea dû i la crainte. dala^jUBrre. Bordeaux, le Uidi, 1 Pai'ia. ParLi A Urer du méconteiitemcnl des républicains. Dtagit pai-le silence du roLTimUsnioals anaetn'de ;uuv>>rnBmeiit Truçtli ceasité d'eolrer en France avant lo Champ d« Mai. t.e roi ot IC( i
, Lucien et M"- de Stafl.
Vous me demandez, mon cher Duc, de tâcher desavoirpi •M. Canntng et M. de Kriidener la situation mornle 'da peDpk de France. Ce n'est que par moi qu'ils la vonnaiBsent rtlM renseignements fju'ils donnent à leurs Cours sont des copi« ou des extraits ttes bulletins que je reçois et leur communiif»
Convaincu qu'il était néoesaaire d'établir des corres[>oiidfla dans l'intérieur, soit pour avoir autant que possible uneié juste de l'opinion, soît pour connaître les forces ellamwd de l'ennemi, soîl pour j répandre les proclamations, iéc lions, nouvelles, écrits qu'on pouvait désirer faire c i'ai ëtabli unepresse sur 'la frontière fl 1. J'ai, par h- majtté l'kiladelphes. mot deconvention, établi de hi frontière ÎPni' (i Lyon et dans le Midi des correspondances sûres. C'est P ce moyen que j'ai fait rqjandrelajOéclnratîoD, que jllMi connaître k Lyon les défaites de Murât, nouvi-llesquîoDtfHi duit le plus grand elTet Ct que je ferai passer tout ce *{^ voudra, pourvu que ce soit Imprimé sur du tcëfi p^lit p
fil 'IMS, ijvn* Lntiai
DU GOLFE JOUAN ▲ l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 549
2360. Vienne, 12 mai 1815 (F. 3. 503.2163 ad 3).
HAGER à rEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 12 mai.
2361. Vienne, 10 mai 1815 (F. 3. 503.2163 ad 2).
N. N. à HAGER Enthousiasme des officiers polonais pour Napoléon.
Enthousiasme des officiers polonais pour Bonaparte. Beaucoup d'entre eux quittent leurs troupes et leurs pays pour aller se joindre à lui.
GÔHAUSEN à HAGER
Le ^rand-duc de Bade ajourne son départ.
Le grand-duc de Bade avait décidé de partir le 11, mais il a changé d'avis et a retardé son départ.
2368. Vienne, 10 mai 1815(P. 3. 503.2163 ad 2).
Rapport à HAGER Départ de Gayl pour Graz.
Le baron Gayl est parti le 9 à 9 heures du soir pour Graz.
2364* Vienne, 10 mai 1815 (F. 3. 503.2163 ad 2).
GÔHAUSEN à HAGER
Lu prince Léopold de Sioile, les cadeaux et la pension
qu'il fait à sa maîtresse.
Le prince Léopold de Sicile avait une maîtresse ici, la fille de M"* Fischer, la propriétaire du commerce de vins {zum
LES DESSOUS DU COKGRÊS DE VIEHNK
faire entrevoir l'approche d'une guerre (I). Le renvoi deloniB ses courriers, qui isolait Bonaparte de l'Europe entière, prodàfl sit un effet iocrojable. On commen<;a à voir le danger, S imM ter de la stabilité du Gouvernement actuel, à craindre de aV compromettre en le suivant. Le décret des 300 bataillau, dé-f cretqui n'a eu d'autre but <|ue d'eifrayer les Alliés, jeta l'épot^ vante et la consternation dans toute la France. I
Dans le département du Doubs ({ui devait fournir 15.000 hcdM mes, on n'en demande que l.!iOO, et on n'a pas pu les lerflfl jusquà ce jour. Le peuple français est généralement fort llfl de la guerre et des agitations continuelles qui Brent sfld malheur depuis si longtemps. ■
Cela est si vrai que les dispositions depuis douze jours khI très améliorées. La peur de la guerre a refroidi danstoultM France les Bonapartistes L'inquiétude estd'autant plus granM qu'on cache tout aux Français. I
Dans le Midi, k Bordeaux, le feu couve sous la cendre. iM mécontentement s'accroît chaque jour par la stagnation Ah affaires. I
Les nouvelles d'Italie, qui ont percé à Lyon, relèvent mS espérances des royalistes et donnent de l'inquiétude an pnfl de Bonaparte. Il n'y a dans cette ville que 1 .800 hommu t(H au plus L-t 9.000 hommes, compris ce qui est dans L)'on,fl iS lieues à la ronde. Je ne parle ici que des troupes régiiliÈrin car les compagnies du Lyonnais et du Dauphiné sont en grinfl partie à peine armées et sont détestables. Une partie des com munes dans divers départements refusa toute levée d'homOCfl et d'argent, ce qui gène fort les opérations du GouveroemedH A Paris, l'esprit s'est maintenu fort bon. On y afGche joflfl nellement des écrits pour exciter à la révolution contre BoMfl parte. Beaucoup d'officiers donnent leur démission. Les ravcM de Murât déconcertent les plans de Bonaparte et donnent M la confiance au Midi qui n'attend qu'un appui pour se levlfl Mais ce qui est le plus important, et ce dont il serait urgafl de profiter, si l'on voulait agir par soi-même, c'est le mécoM tentement du parti républicain qui n'est nullement satisfaite projet de Constitution. Il faudrait donc eu changeant qitelqMjB articles de la Charte Conslitutionnelle, détacher ce ptrtiM Bonaparte. ■
1. Cf. Corrttpondtnee dé Xipotion, T. XXVIDn- ïlîSl, s avril ISII. MH JSldeiUcrcI pour la Garde Nalionalr, ■
DU GOLFE JOUAN A l'aCTB FINAL DU CONGRÈS 553
Rien ne prouve plus le peu de confiance qu'on a dans le Gouvernement que la baisse des fonds.
Ce qui désole tous les royalistes, c'est le silence du Roi. Pourquoi ne proteste-t-il pas contre tout ce qui se fait ? Pourquoi par ses décrets n'entrave-t-il pas ceux de Bonaparte ? Ainsi que je l'observai au comte de Jaucourt, qui ne m'a donné aucun signe de vie depuis le 15 mars, le peuple oublie bientôt un Souverain dont il n'entend pas parler.
Ce silence produit également le plus mauvais effet sur les Suisses, ainsi que vous aurez pu le voir par une dépêche que j'ai adressée à Gand.
C'est à tort que Bonaparte prétend que nos Princes n'ont rien oublié et rien appris. S'il déclarait qu'ils ont tout oublié et rien appris, ce serait plus juste.
En définitive, le parti royaliste n'est pas encore découragé. La peur d'une guerre, à laquelle on n'est pas trop préparé, inquiète la nation. L'armée elle-même n'a pas trop de confiance dans sa force. Le Gouvernement est mal assuré. Bonaparte et ses adhérents ne sont pas tout à fait d'accord. Les républicains sont, je le répète, loin d'être contents de la Constitution proposée. Ils se trouvent frustrés de leurs espérances. Le moment est donc favorable pour entrer en France. Mais si Ton tarde, si malheureusement le Champ de Mai se passe sans que la campagne soit ouverte, en s'attachant parles nominations à la Chambre des Pairs un grand nombre de partisans habiles, le Gouvernement peut se consolider, la confiance s'établir, et alors le Roi ou la France sont perdus et peut-être l'un et l'autre.
Il est bien important, monsieur le Duc, que le Roi soit le maître d'arrêter les alliés quand il le jugera à propos et que les puissances ne demandent aucun otage ; car une semblable crainte unirait tous les partis et nationaliserait la guerre, dont le sort deviendrait alors infiniment douteux.
Pardon de la longueur de cette lettre. Vous m'avez demandé des détails sur la France. Vous pouvez compter sur ceux que je vous donne. Communiquez cette lettre au prince de Talleyrand...
Lucien Bonaparte est toujours à Versoix et voit tous les jours M"* de Staël. J'en ai prévenu depuis longtemps le comte de Jaucourt. Il parait que son frère n'a pas voulu le recevoir à Paris.
do4
Je trouverai toujours pour les fonds plus de fsciliM dans baron de Krildener, qui est tout feu, qsc dans Canning, danlli crainte d'agir sans iostructioos et la méfiance sont le oara^ tère distiactif. 11 serait à désirer que l'Empereur AJexnuim lui envoyât des ordres à ce sujet.
Je sais que les avances qu'il m'a faites ont été approBTÉn par lui, avances dont j'ai le reçu des hommee it qui iest ont été remis et qui mettent les Alliés daRs le cas de ■naître la France actuelle — si Je diable ne peut riancemprendre à un pareil dédale.
li ISIS (F. 3. 603.Ï
EWALn (1) à son frèro à {Hambourg} (InlercepU) {en allemand) (analyse).
Le roi de Danemark partira le 15 (i) et se s'arrêtera qu'on jour à Altona.
Egards et attentions qu'on a eus pour lui. LesDanoiso chei'onL aussi et feront partie de l'armée de Wellington.
1, Peut-A[r« l'af^l-il d'Ewalil {Jaau-LouiB) il1l»-%iiS), inorilïste fameux, ami el diiciplc du Paslaloizî, l'ancien pricepUoT pFincM de HeiBe-Philippslhal, un p«u plus 'tard, en 1781. surinMidoll rai'uL cuaseUler oousiilorial.do la Ùaof de Lippe-Dstmaiil el qui Bail** rièM comme oonsciller minîaliriel au service de Bade. J'inctine cependanl plutnt i croire ^iie aerle lettre a été iorilc par U lAlunt-coloaet Charles vaa Ewald. lo Ula du gèntal Jean von KwM F ^tSlquicuaiballit vaillammenl i cUA do nos troupes on UOT^at qu'aU* par lui i son baau-rr£r« le gi'oériil danois LoewBiiveo vdsiJIch
e tGr
ai iOeUtrrraicfuitktr 8
IiC GOLKË JÙIJAM A LACTL FINAL DU CONGItliS 000
S67. VUnoe, i3 mii 1816 (F. i.*aMti66 ad 1).
HAGIÎR Â l'EUl'EUKL'R
ttordcrrau et rapport journalier du 13Tnai.
Intercepta divers, ealrt- autres de et h Stein, Gaerlner. Jo- Bimi, lord 'Westmoreland, Clancarty. ■ Slewart, Talieyraûd, Nesselrode, Btackelberg, Humboldt.
o68. Vieime, 11 mai ISta (f. '. 3U1.I365 ad 1).
© ® à HAGER
ne nouvelle cicenlricilé de lord Slewarl. Bruits de inari«,(e de plusieurs Arohiduai. Alexandre et la pdocesae Gabrielle Aucrsperg. L'entrevue de l'Empereur François tvec le roi de Saie. Ce qu'on ■ trourè à Kohi dam Ici baftagcE de Klnssati.
Lord Stewart a encûie fait des siennes avant-hier. II a iaaé par le Graben et le Kohlmarkt pour rentrer chez lui.
Le .cheval qu'il montait avait la tèle toute couverte de mu- :uetâ ; lui-même tenait à la main un énorme bouquet des [ènies fleura, riait à gorge déployée et avait l'air d'avoir bu 1 petit coup de trop. Tout le monde s'arrêtait dans les rues )iu- le iregaidcr et se moquait de lui.
On raconte, mais sous toutes réserves, que l'arcliiduc PalUn (J) vaépouser.une princesse <l'HUdburg;ha.useu, l'archiduc îbacles, uns princesse N. N. et rarchid.uc Antoùie (i), sa biea- Imée, la veuve du prince de Fûratenberg.
Od a dit hier que l'Empereur Alexandre continue à courir prés la princesse Gabrielle Anersperg, et que c'est à cause 'elle que lundi dernier il s'était invité à souper chez Fûrsinberg.
Hier, lui et le roi de Prusse ont été ii Baden avec les Zîchy, sodant que nos Souverains se rencontraient avec le roi de ue à Bruck sur la Leitha>dans>la maison ducomieHarcach.
Le baron Hacke nous a raconté que lorsque M. de Flassan,
t. CiTiihidue P4latin>«e maria enefl'et quelifuea mins plus tard.naîa avec
"enDinoid'AahaJt-tKeTntiurg.
Aiiloine rcata ailibAt.-iin'
de la légation de France, ae rendit en avril d'ici à Paris, le fouilla à Kehl. On trouva dans son nécessaire une bonteillt qui éveilla les soupçons et dans cette bouteille des lellws et des rapports adressés à Bonaparte, entre autres plusiean notes du prince Eugène, qu'il avait prises en passant par Munich. Le gouvernement badois a remis celte bouteille et contenu au chargé d'afTaires d'Autriche à Kartsrube ijui a envoyé le tout à Vienne. Plassan élucubre maintenant à Pim l'histoire du Congrès de Vienne.
2369. Vienne, lOmsilsm (F. 3. SD3.I36S ad 3).
Nota ^ HAGEB (en françaÎB}.
A propoi (le l'ordre de Malle, de sua maintien et de 1> Grande UiltiiM'
Dans la conversation que je viens d'avoir avec lui, le bû) Miari (de l'ordre de Malte) a exprimé l'espoir de voirleCoB* grès reconnaître et assurer tout au moins l'existence de l'Oriit Le bailli Caracciolo, qui depuis des années joue le tàUit Grand-Maître de l'Ordre, posera, paraît-il, sa candidatnrc. C serait un bonheur pour l'Ordre si l'Archiduc Maximilien d'Est* acceptait la Grande-Maîtrise, .A son défaut, Miari croyait qn'o» ferait bien de se rejeter sur le Commandeur RufTo et me pi' de le tôter. J 'aï parlé hier soir à Ruffo. J'ai deviné qu'il nevi pas du tout de la Grande Maîtrise. 11 m'a même dit qn^' comptait se retirer à Vienne et linir ici ses jours loin des tr»* casseries et du bruit de son pays uatal.
2370. Berlin, S mai ISIS (P. 3. Soa.lSflS ad 3).
CASTELALFER à SAINT-MARSAN [InlercepU]
I paraît qu'en Italie, la petite pièce, que Murât a voulu jp, sera bientôt finie. Dieu soit loué I C'est un ei 1 dont nous voilà délivrés. Mais c'est la grande pi
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 557
qui se joue du côté du Var et de la Savoie qui est bien plus alarmante. Je n'aime pas voir là Grouchy (1).
Le roi de Saxe a-t-il enfin souscrit ou non ce qui a été arrêté pour lui ?
SenfiFt, Tancien ministre à Constantinople, désirerait vivement la place de ministre de Prusse à Turin.
2371. Graz, 8 mai 1815 (F. 3. 503. 1265 ad 2).
Comtesse de HARTZ à la Comtesse de COMPIGNANO (Élisa)
(à Brûnn) (en français}.
Ma chère Élisa,
Enfin j'ai reçu de vos nouvelles. Je ne saurais vous dire combien votre silence m'a inquiétée ; je croyais qu'on interceptait vos lettres. Je serai exacte à vous écrire deux fois par semaine.
Je vous remercie des nouvelles que vous me donnez de Jérôme. Je n'en ai pas reçu de lui directement depuis un mois. Une lettre, qu'il m'a adressée avant son départ de Naples,a été saisie par le gouvernement et ne m'a point été rendue. Ainsi, non content de vouloir me séparer de mon mari, on veut encore nous 6ter tous les moyens de communication. Convenez, ma chère Elisa, qu'il faut bien de la philosophie pour suppor ter de pareils traitements.
Ma situation est toujours la même et je ne puis obtenir aucune réponse aux différentes lettres que j'ai écrites à Vienne et dans cette incertitude je me trouve, depuis plus de quatre semaines, nichée dans une très mauvaise auberge. Outre que cet itablissement-là me coûte énormément j il est, on ne peut pas plus, inconvenant. Je ne sais à quoi attribuer tous ces retards, et pourquoi dans toutes les affaires qui me regardent, Ton veut y faire intervenir la cour de Wurtemberg. Il âe semble qu'à mon âge, mariée depuis huit ans et mère de famille, il n'y aurait que mon mari qui pourrait décider sur mon
1. Arant d'être appelé & l'armée du Nord, Grouchy avait été charsé d'organiser l'armée des Alpes, dont l'Empereur lui avait en même temps donné le commandement.
558 LEfi DESSOUS DU CONGRES DE VIEHfd
sort.; mais il parait que la cour, de Wurtemberg o'envis^ pas la chose sous ce poinL de vucCependaût m» réîoHiûn est inébranlable de ae pas mettre le pied dans les Elali du roi, mon père. Ce qui matllige douloureusement dans toultt cefcaffaires,c'e3t.que je suis canvaincue qpe ce ne sont que If intrigues du comte de Wintzingerode à Vienne et les procfdéi peu fraternels du prince royal qui ont engagé mon père i t.nre toutes ces démarches. Ce qui tous étonnera aussi, t'tA que je n'ai point encore eu jusqu'à présent de communicdtioO directe sur l'invitation do me rendre dans le Wurtemhfrjç C'est aussi à mon insu qu'on m'a déjà nommé toute ma eonr et que mon pi're a même envoyé le baron et" la bamnne^ Geismar pour me chercher, Toutes lès personnes qui m'sccoiBi pagnent à présent n'oseraient me suivre ; cela s'étend miin jusqu'aux femmes de chambre. Voua avouerex, m» ohÉre ^iti, que ces conditions ne seraient pas faites pour m'engager hj aller, si même des raisons majenresn'y mettaient de» olnttcio insurmontables.
Dites-moi si vous avez des nouvelles dévotre fil3,qiii,je suis, est resté à Bologne.
Je conçois que l'air de Brunn ne soit pas favorable- S vol santé, vous qui avez été accoutumée à vivre dans- des pif chauds. J'ai su que' vous aviei demandé à échanger ce IW d'exil contre toute autre ville de la monarchie autrichiei)ii>r mais que, comme moi, vous n'avez point obtenu de répoi Ma santé est tout aussi mauvaise que la v6tre, et c'est démo» lit, comme vous, que je vous écri». Il faudrait que je pris» les eaux cet été, mais dans la position oùje me trouve, on n'iOi point égard à ma santé et je devrai me passer du aeul' nnM qui pourrait peut-être me rétablir.
Nbtre petit trésor se porte à raervcilié; H est d'une g«!ll follt. n n'a point' encore de dfents, mais l'opératfcn w tout doucement,
.le vaus embrasse dfe toutes les facultés de mon &tm. Il mille choses aim-sWes de ma part au prince et à !^poléoo.( un chagrin cuisant pour moi de ne pas oser aHer voua Ceûtétéla seule consolation, à laquelle j'aurais été que de verser mes peines dans l'âme dé ma bonne EIIm par son esprit est si faite pour y apporter quelques sooll^ mentâ.
Intercepta à signaler, pris le 12, de ou à Boj-en, SUckelber^
incarty, Xesselrode, Huraboldt, ilarescalchl aide M" SouTt-
à kl comtesse de Montesquiou,
mj GOLFE JOUAS A L ACTE FINAL BU C(
Vienne, 14 mai ISIS [P. 3, 905.1770 «d !). H.\GiEH à lEXtPERECR
Bord«riiaii el rupporl journalier du 1 1 ir
Londres, M avril 181S (K. 5, 503 1Î70 od 3).
B... . à ROSENCHANZ (IrUercepU).
Castlereagh, bien' disposé en faveur â'un traité d'allianceavec Qaaemark. croit cependant qu'il j aurait pour le moment » inconvénients à le conclure; Tout-en reconnaissant la jusede la cause du Danemark, il regrette que ses différend» M la Suiide ne soient pas terminés. Il conseille de faire iriqTiGe coneessions qui seront bien vues de la Riussie et ludront au Danemark d'être mis de suite en possession de Poméranie et quelques autres avantages.
UECHTRITZ au Comlo KINSit^DEL (à Vienne) [Intercepta)
(sous couvert uu comle <!e Scliulenburg) (en rrançaîs).
'(Ui Douvellea de France. Saisie â Uaritmha d'an couiricr fruipai* Bllanl ). Vienne à Pom. Tans ion des capporl* enlfC le roide Wurlemberg el ict. Uls.Le roi compte mettre une partie de aea Iroupea Âla solde de l'Anglcm. L'cDvoi du gioéni Neuittr au quartier g* n* rai de Wfclliniçlon. Oftjcl ! cette mission.
Nous>n<'avona aucune nouvelle de l'intérlear de la France
tout parait encore fort tranquille en Alsace.
Un courrier français, venant avec de bons passeports de
Vienne, a été arrêté à Karisruhe. On a découvert un dot^ foad à l'impériale de sa voilure et dans ua portefeuille dit»* térieux une quantité de lettres pour la France, dont plusieurt compromettant beaucoup, à ce qu'on dit, le prince Eugène.
Les rapports entre Sa Majesté le roi de Wurtemberg elK Etats commencent à s'envenimer. Les com nissaires duRd, ayant consenti d<? bouche à bouche plusieurs des sept poiat% dont j'ai fait mention dans ma dernière, ont été désapproavf par Sa Majesté qui semble vouloir ajourner la Dîète, dont croit ne plus avoir besoin, depuis qu'il a l'idée que l'Angl» terre prendra une partie de ses troupes à sa solde. Mais, c le roi de Wurtemberg ne peut donner des troupes aux Anglâ avant d'avoir fourni le contingent dont on est convenu, c mesure sera difficile à exécuter. Toutefois on travaille déjà *■« ce but en faisant partir les régiments beaucoup plus faiUn qu'ils nedevaien! être d'après le tableau et en gfardant autU de troupes que pnssible dans le pays.
Le général NeuiTer est parti avant-hier pour le qoartier^ni rai de Wellington avec l'ordre de voir ce qu'il y avait à ti h, cet égard. Si le rji, d'une manière ou de l'autre, parvient! se procurer assez d'argent pour ne pas avoir besoin des El»lV il ne manquera pas de les renvoyer sur-le-champ; car il « outré de l'esprit qui règne parmi les représentants du peof^
Zdlb. Stullsarl. - mm 181J (F.!. SOÏ.lITOid ÎJ.
GOLOVKINE à G.AG.AHINE (I){à Vienne] {Intercepta) (en français).
Bruit du d6part pructiain de Napoléon pour rarroic.
Les bruits, qui courent encore de quelques mouvemeati FanSj ne se sont pas confirmés ; mais on y regardait Doail prochain le départ de Napoléon pour l'armée,
1. Giganne (Jenii Aloiiévitoh prince) llTTl-IHSI) a«rvU d'abord au rteui i rtobrajensky, puis au régiment Ismailoflskj, où il déviai c«ptUi»-ï leiunt. Chambellan en 1T9(, il >éra depuis 18 0 les «ITaires de la grtaat- C1.0MC Catherine Pavlowua. Sénateur ea 1«19. Conseiller prhr* tdud
DU GOLFS JOUÀN A l'aGTB nNAL DU CONGRÈS 561
2376. Bruxelles, 10 mai 1815 (F. 2. 503. 1270 ad 2).
FAGEL à SPAEN {Intercepta) (en français).
Bruit du départ de Napoléon, le 8, de Paris pour Cambrai. Départ du prince d'Orange. Conférence du 9 mai entre Wellington et Blûcher.
D'après les dernières nouvelles, Napoléon doit avoir quitté Paris avant-hier et il se formait un rassemblement de troupes à Cambrai.
Le prince d'Orange est parti pour son quartier général de Braine-le-Comte .
Le duc de Wellington a eu hier une entrevue avec Blûcher et je crois que Sa Grâce ne tardera pas à se mettre à la tête de ses troupes.
2377. Vienne, 15 mai 1815 (F. 2. 503.2185 ad 2).
HAGER à TEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 14 mai.
On avait, hier 13, intercepté de nouveau chez Tchernitcheff une lettre écrite à l'encre^ sympathique^ adressée à M*^* Itzstein à Francfort et qui était manifestement destinée à la bienaimée de l'empereur Alexandre, Louise Bethmann. Se conformant aux ordres de Votre Majesté, le ministère des Affaires étrangères a décidé de ne pas soumettre cette lettre à une manipulation chimique et de la laisser partir telle quelle après ravoir restituée. Comme cette opération et cette consultation avaient duré un peu longtemps, Tchernitcheff s'aperçut de la disparition de sa lettre, la réclama à son valet russe qu'il rossa d'importance. Celui-ci, ne sachant rien de la saisie de la lettre, ne put rien dire, et notre agent a été assez adroit en revenant de la Manipulation pour glisser la lettre entre un meuble et le bureau, où il la retrouva naturellement au cours des recherches que Tchernitcheff fit exécuter sous ses jeux.
Intercepta divers du 13 de Clancartj, Stackelberg, Bojen, Zerboni di Sposetti, Gaertner et Marescalchi.
T. li. 3«
2378. Vienne, 12 mai 1815 (F. 1. 503.2185 ad 2).
ee À HAGËR
Montant des dépenses de la Cour jusqu'A la fin mai. Déménagement de la famille Ziohy. Un mot de Napoléon.
Le comte Wurmbrand, le grand maître des oérémonies, a dit liier que toutes les dépenses faites pour les souverains étrangerSy toutes les fêtes, les livrées, les loyers des maisons louées, les frais de la table et des écuries, etc., etc., tout calculé exactement jusqu^à la fin de mai ne dépassera pas 8 millions 1/i de florins (monnaie de Vienne).
Mercredi prochain, la famille Zichj ira s'installer dans sa résidence d'été (en ville) à la Jœgerzeile.
Le général KoUer a cité ces jours-ci un mot de Bonaparte : « L'Italie ne porte ni argent, ni soldats. »
2379. Vienne, 12 mai 1815 (F. 2. 503.2185 ad 2).
Rapport à HAGER Préparatifs d« dépari de La Harpe.
La Harpe se prépare à partir. Il a déjà fait tous ces joursci ses visites d'adieu et a déjà eu son audience de congé.
2380. Vienne, 12 mai 1815 (F. 2. 503.2185 ad 2).
Rapport à HAGER
Départ du grand-duc de Bade. Hacke et Kl&ber restent deux jours de plus que lui.
Le grand-duc de Bade est parti à midi avec Geusau et sa suite. Il a laissé ici le baron Hacke et le conseiller d'Etat Klûber qui partent le 14.
Le grand-duc s'arrêtera quelques jours à Munich chei sa sœur, la reine de Bavière.
DU GOLFE JOUAN À L'aCTE FINAL DU CONGRÈS 5tt3
2381. Vienne, 13 mai 1815 (F. 2. 503.3185 ad 2).
e © à HAGER
La mutinerie des troupes saxonnes & Liège. Alexandre très ennuyé par les papiers d'Eugène trourès dans la bouteille de Flassan. Il ménage Metternich.
Il paraît certain qae les troupes saxonnes ont brisé à coups de pierres les vitres de la maison où Blûcher et Wellington étaient descendus à Liège (1).
Alexandre est très contrarié et très ennuyé depuis qu'on lui a montré les dépêches du prince Eugène trouvées dans la bouteille de M. de Flassan. Gomme il est beaucoup plus réservé à l'adresse de Metternich, les deux Sibylles, la Bagration et la Sagan suivent son exemple et se taisent.
2382. Vienne, 16 mai 1815 (F. 2. 503.1281 ad 2).
HAGER à TEMPEREUR]
Bordereau et rapport journalier du 15 mai.
Intercepta du 14 mai à Humboldt, Stackelberg, Nesselrode, Dalbergy Dalrymple et Clancarty. (Envoi de onze paquets à son adresse, communiqués directement aussitôt après la Manipulation à Metternich.)
2383. Vienne, 14 mai 1815 (F. 2. 503.1281 ad 2).
Rapport à HAGER
Meilleures nouvelles rapportées de Gand par Noailles. Effectifs et concentration de l'armée royale.
De retour de Gand à Vienne depuis le 0, Noailles en a rap* porté de bonnes nouvelles. L'armée royale s'organise et se ren* force. Le duc de Berry, son commandant en chef, dispose déjà de 18.000 hommes. Le duc de Bourbon a 12.000 hommes autour de lui en Vendée.
1. Wellington n'était pas & Liège & ce moment. Il ne s'agit que de Blûcher.
2384. Vienne, 14 mai 1815 (P. 2. (03.1281 ad 2).
Rapport à HAGER Lôwenhielm et la Wener.
L6w6nhielm continue à être des plus assidus auprès de la Werzer.
2385. Vienne, 13 mal 1815 (F. 2. 503.1281 ad 2;.
ZERBONI di SPOSETTI à RÙTITZ {IntercepU).
Retenu à Vienne pendant quelques jours. Départ des souverains décidé. Règlement ultérieur des affabes allemaDdes. Affaire de Saxe terminée. Chute inévitable de Murât. Mauvais esprit de l'armée saxonne.
La ratification n'ayant lieu qu'aujourd'hui ou demain, je suis, par ordre d*Hardenberg, obligé de rester ici encore plusieurs jours jusqu'au règlement définitif des affaires de Pologne et ne partirai au plus tôt que le 18.
Les Souverains sont absolument décidés à partir avant la fin du mois. On dit même que le départ de l'Empereur François
aura lieu le 26.
Il paraît qu'on laissera en suspens une partie des affaires allemandes. La question de la Saxe est enfin réglée. Celle de Murât va finir ces jours-ci par sa chute ou sa captivité.
L'armée saxonne a na bien mauvais esprit. On a dû désarmer trois bataillons et fusiller sept hommes (1) ; ces mesures ont rétabli l'ordre.
2386. Vienne, 17 mai 1815 (F. 2.503 ad 2):
HAGER à TEMPERE^UR
Bordereau et rapport journalier du 16 mai.
Envoi des Intercepta du 15, parmi lesquels plusieurs de ou à Clancarty, Palmella, Talleyrand, une note de Humboldt à Gagèrn (sur la fixation de la frontière hollandaise) et de Stackelberg à Jomini (au sujet du passeport du secrétaire du gé* néral qui désire se rendre en France).