Cf. d'AifOBBBno
2586. Vienne, 14 juin 1815 (F. 2. 505.1603 ad 2).
SPAEN à ROSSI (1) (Intercepta) (en français).
Les notes de Labrador. La note russe relative aux tles Ioniennes. Alexandre et le prince Eugène. RufTo et Ferdinand IV. Le Roi des Deux-Siciles. Le duché de Bénévent et les millions de Talleyrand. Le contingent danois. L'accord entre la Prusse, le Danemark et la Suède.
Vous aurez sans doute reçu les très remarquables notes de Labrador (2). L'originalité, la causticité, le nerf, et même à plusieurs égards la vérité qui y régnent, les rendent très curieuses.
Un des principaux motifs du refus de signer des plénipotentiaires russes (3) est, dit-on, les prétentions de l'Empereur Alexandre en faveur du prince Eugène. Et en vérité, pour complaire à ce monarque, on a fait passer au commandeur Ruffo une note pour inviter le Roi Ferdinand IV à céder un territoire de 50.000 âmes à ce prince français, et Ruffb Ta simplement envoyée à son roi sans faire la moindre observation. 11 parait que les Russes ne sont pas contents de cette forme et qu'ils auraient voulu qu^on en eût fait un article du grand traité. Je tiens ceci de Ruffo lui-même.
On a dit aussi qu'on désirait encore du Roi Ferdinand qu'il donnât un million et demi au prince de Talleyrand comme indemnité de sa renonciation au duché de Bénévent (4), mais cela n'a pas été conGrmé et, en eiïet, comme on assure que ce duché retournera au Pape, il semble que ce serait à Sa Sainteté de dédommager Talleyrand.
Ruffo va sous peu à Naples et de là au Quartier-général.
J'aime à croire que nous aurons 12.000 Danois chez nous, et si cela dépendait de moi, je renoncerais de grand cœur à