‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 122 sur 171 · Lord Apsley Mail le liU de lord Baihurit · texte numérisé non relu

Lord Apsley Mail le liU de lord Baihurit

T. Cf. Oetlerrtithiseher Beobtchler du 18 juillet, n* 191. lO'S. Nouvelle» ■enta. On y tùail quo l« giaéral Moulon ayant demandé uuf audience I ellingtoQ, celui-ci In lui avdit rcTusAc en disant : - Je m'cilimo Ltq^ -^uqx HToir recevoir des traîtres qui fonl fi de \eur sttmcaV. •

t. IIm y ilaieal depuii te 10 au soir.

du peuple ont dépassé toutes les prévisions et ont été indescriptibles. Le peuple s'est mis à genoux en pleurant devant k Roi et en implorant sa grâce. En voilà un peuple I

Nos monarques arrivent aujourd'hui à Paris (1). Nous continuons à marches forcées. Demain nous serons à Troyes et It 14 à Fontainebleau. On ne sait encore ce qu'on fera après.

Voici mon troisième rapport depuis Nancy.

J*espère que Votre Excellence les a tous reçus.

On dit que le RoL a nommé Talleyrand premier ministre et Président du Conseil, le duc de Feltre, ministre de la Guerre, Fouché, ministre de la Police et Richelieu, ministre de la Marine (2). J'ai oublié le nom du ministre des Finances. On dit que c'est un brave homme. On dit aussi que tout le monde a été confirmé dans les charges et emplois que les divers personnages occupaient avant le départ du Roi. Encore quelque chose d'incompréhensible I

2670. Vienne, du Si au 25 juillet (F. 3. 506.1913 ad 3).

Bordereau et Rapport du 21 au 25 juillet et envoi de la liste, de l'analyse ou de la copie de divers intercepta du 20 au 24 juillet.

2671 • Vienne, 23 juillet 1813 (F. 2. 506.1913 ad S).

SICART à HAGER

Départ de la duchesse de Sagan.

La duchesse de Sagan est partie hier 22, à 4 heures aprèsmidi, pour la Suisse et la France, où elle rejoindra lord Stewart. Elle ira ensuite voir sa sœur, la comtesse de Périgord.

1. Les Souverains partirent le 9 juillet de Ligny et de Saint-Dîner pour Chftions, où ils couchèrent, et de là pour Bondy, où ils s'étaient proposé dt coucher, mais ils entrèrent le soir même à Paris.

2. Le Ministère n'avait pas la composition indiquée par Schwarzenberg, puisque Gouvion Saint-Gyr eut la Guerre, Jaucourt, la Marine et que le btroa Louis resta aux Finances.

2672. Baden, 14 juUlet 181& (F. 2. 506.1913 ad 2).

Anonyme (Princesse de Metternich) au Duc P^ERDINAND de WURTEMBERG (1) {Intercepta) (en français).

GommisBion pour lui de la part de l'Impératrice. Enlèvement de courriers.

Je viens de recevoir une lettre de M qui a été chargée

d*une commission qui Tembarrassera vivement. L'Impératrice a passé la soirée chez elle hier et Ta priée de vous sonder si de venir dtner à Scbônbronn ne vous gênerait pas.

Elle me conjure de m'acquitter au plus vite de cette commission ; mais elle craint avec raison qu'elle-même et qui vous savez seront invités avec celle que bien anciennement nous nommions dans notre correspondance M. B. A. Elle craint que cela ne lui déplaise et lui donne de l'humeur.

Laure doit être invitée également,' et comme elle croit que B. A. a de l'amitié pour elle et de la haine pour les autres, elle se trouve dans un état d'anxiété qui rejaillit encore bien péniblement sur votre malheureuse amie. Que faire ?

Ne croyez-vous pas qu'en lui conseillant un prétexte, une

incommodité réelle B. A. et eux-mêmes ne se trouveraient

pas hors d'une position fâcheuse. Dieu I que de peines et d'embarras 1 Est-il au monde un être plus infortuné que P ? Je

trouve qu'elle a bien raison de désirer d'être à six pieds sous terre.

Malgré M. Hoppe (2), mon pressentiment ne m'a pas trompée. Marie, qui vient de la ville, me dit que deux de nos courriers ont été gobés. Je parie qu'ils étaient chargés de dépêches qui nous concernaient et peut-être de la résolution de l'Empereur Alexandre. On craint même que le courrier Nipper, qui devait partir le lendemain du départ de Bock, n'ait eu le même sort. On est sans nouvelles depuis l'arrivée de ce dernier.

1. Wurtemberg (Ferdinand, duc de), frère du roi Frédéric I*% feld-maréchal autrichien, commandant militaire de Vienne, brouillé depuis longtemps avec son frère, se réconcilia avec lui au moment de sa venue à Vienne. 11 épousa en 1817 Pauline de Metternich, fille du prince François-Georges.

Page 1