‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 121 sur 171 · Cf. d'AnoBOBRO, 1458-1460 et · texte numérisé non relu

Cf. d'AnoBOBRO, 1458-1460 et

5. Cf. d'ANOBBBRO, 1462. Le texte ci-dessus diffère quelque peu des termes (employés dans la déclaration de l'Autriche, de la Prusse et de la Russie aux Plénipotentiaires de la Commission du Gouvernement provisoire de France : lln^uenau, 1" juillet 1815.

humain ! Tâchez cependant de vous consoler et ne voai kùsez pas aller au désespoir pour cela 1

Sérieusement, c'est un beau spectacle que de voir ccsVdsieurs de la terrible famille s'égorger eux-m4mes, sansrjiifiDi nous en mêlions et même malgré ce que nous faiiODS p leur heureuse conservation 1

Si Murât était demeuré sage et tranquille à la petiu pi où il s'était assis, qui sait ce qui serait arrivé ? Son Aup beau-frère arrive sur le Continent, et cest pour le perdre, il en sera de même, je l'espère, de l'aimable Napoléon f n'est revenu en France, à moins que je ne me trompe fait, que pour nous débarrasser de lui.

Le Jacobinisme, qui reparait, n'est mauvais qu'en nppamM Dans le fond il est utile pour avilir et annuler Boupartk Après quoi il Gnîra, car ce parti ne peut durer.

Î651. SaiDL-Pétorsbourt;, &juin Itli (F. 3. »0e.l7ai ad 1).

DE MAISTRIÎ h SAINT-MARSAN {Inlercept») (on fniivl^

Par vos lettres j'ai vu que l'arrivée de Napoléon et la A tion de l'armée vous avaient donné un [iatli-Cuore S'a tance.

Rien n'était plus naturel cependant. // n'esl revetiuqutpt ,vf fierdi'e lui et lex sietis !

(jaelle force aurait pu renverser Murât après tout ceqaB sublime politique venait de faire pour lui : Son beau-*" seul pouvait s'acquitter de cette bonne œuvre, et iJ l'a fi

Lui-même, comment avait-il péri? Par lui.

El comment périra-t-il de nouveau? Par Ini-mênw. ,

Nous sommes bien heureux que l'orgueil lui ait deux OB If fois tourné la tête complètement. S'il avait pu la tenif d'apki je ne sais trop ce qu'il en eût été !

Heureusement, il a si bien manœuvré qu'il noUs * d de lui-même une première fois. Ou je me trompe fort, «al second règne ne s>Bta ça,!i\ou% — w même il a recomnta " parler eiacVcTOeitvV, '\V ri-5 a. ^-a^i ^% ^Kx^v^ttitl (

hommey que nous voyons aujourd'hui emmaillotté par les Jacobins, n'est plus celui que nous avons vu. Enfin nous verrons!

Baden, 9 juillet 1815 (F. 2. &06.i725 ad 2).

VERNÈGUES à FÙRST (1) (InlercepU).

Il lui fait part de sa nomination au ^rade de maréchal de camp.

Il lui parle de sujets divers et d'affaires privées et termine sa lettre par ces mots :

« Le Roi a bien voulu, il y a quelques jours, me faire maréchal de camp. »

2653. Vienne, du 11 au 15 juillet (F. 2. 60«.1790 ad 2).

HAGER à rEMPEREUR

Bordereau et rapport du 11 au 15 juillet et envoi de la liste, analyse ou copie d' Intercepta divers de ou à Griesinger, Rossi, Ott, Stackelberg, Spaen^ Gordon et Starhemberg.

2654. Vienne, 11 juillet 1815 (F. 2. 506.1790 ad 2).

Nota à HAGER (en français).

Protêt des lettres de change de la Bagration. Ses inquiétudes.

Les lettres de change de la princesse Bagration envoyées à Saint-Pétersbourg par Elkam ont été protestées. Elkam est furieux. La princesse est dans les transes. Cette tragédie va finir bientôt par les moyens ordinaires de contrainte permis en justice aux créanciers.

1. FGrst était un Alsacien qui habitait Allée Gësse, AU-Lerchenfeld à Vienne.

2655. Vienne, 12 juillet 1815 (F. 2. 506.1790 ad 3).

Nota à HAGER (en français).

Méconteatement général en Pologne contre Alexandre.

D'après ce que vient de me dire le comte de Mier arrivé de Pologne, on n'est pas content à Varsovie de ce qu'Alexandre a fait pour la Pologne et il parait que les Russes sont encore plus mécontents que les Polonais.

2656. Vienne, 12 juillet 1815 (F. 2. 506.1790 ad 2).

HEGARDT à ENQESTROEM [Intercepta) (en français). On attend les nouvelles de France dont le sort n'est plus douteux.

On attend avec une impatience croissante la décision du sort de la France qui ne semble plus douteux. On envisage les résolutions et les dispositions prises par les deux Chambres à Paris à la suite de l'abdication de Napoléon (1) comme de faibles tentatives d obtenir les armes à la main des conditions de paix un peu moins dures qu'en se livrant sans réserve à la merci du vainqueur qui à cette heure, selon toute vraisemblance, est déjà maître de Paris (2).

2657. Vienne, 13 juillet 1815 (F. 2. 606.1790 ad 2).

FREDDI à HAGER (rapport de chez le Nonce) (en français). Le cadeau fait par Marie-Louise à Metternich.

Marie-Louise a envoyé en présent au prince de Mettemich une tabatière couverte de brillants estimée 36.000 francs. C'est un témoignage de sa reconnaissance au sujet des duchés de Parme, Plaisance et Guastalla.

2. Les tioupes alliées entrèrent le « juillet à Paris, où Louis XVIII était deretoar le 8.

WATERLOO ET LES LEnBEMAINS DU CONGRÈS 681

2658. Vienne, 11 juUIet 1815 (F. 2. 506.1790 ad 2).

Anonyme à la Princesse CHARLOTTE de ROHAN (l) (à Baden)

(Intercepta) (en français).

Nouvelle des derniers combats, de l'entrée de Wellington, de Blûcher et de Louis XVI II à Paris. L'arm6e de la Loire. La Vendée. M^. de la Farc.

A rinstant se répand ici la nouvelle, chère princesse/ par une lettre que notre envoyé à Stuttgart, M. d'Apponyi, a dû envoyer par estafette, que Blûcher, après avoir totalement défait Grouchy devant Paris (2) et lui avoir pris 30 canons, est entré avec Wellington dans Paris le 6 de ce mois. Le roi y a fait peu après son entrée et a été reçu aux grandes acclamamations du peuple.

Augereau a écrit ces quelques lignes au roi : « Sire^ votre armée et votre peuple vous attendent. Venez. »

Le reste de l'armée française échappé aux Prussiens et aux Anglais a été envoyé et poursuivi sur la Loire où elle trouvera la Vendée pour la recevoir.

L'évêque de Nancy est ici (3). Je vais le voir.

2659. Vienne, du 15 au 17 juillet 1815 (F. 2. 506.1828 ad 2).

HAGER à rEMPEREUR

Bordereau et rapport du 15 au 17 juillet et envoi de la liste, analyse ou copie de divers Intercepta des 14, 15 et 16 juillet.

1. Après avoir parlé du physique de la princesse Charlotte de Hohan, [Soavenin, p. 57.) M"** du Montet igoute en note :

« J'ai vu souvent M** la princesse de Rohan à Vienne. J'ai eu l'honneur de la revoir à notre retour en Frano3.Elle était beaucoup moins bonne personne à Paris qu'à Vienne. Je l'ai vue bien en colère à un concert chez M*** la duchesse de Berry, parce qu'on ne lui avait pas réservé une place privilégiée et qu'elle était mêlée à la foule. »

2. Singulière façon de rendre compte du combat de Roquencourt.

3. Grand aumônier de la duchesse d'Angouléme, M^r de ia Fare, qui pendant la Révolution avait été l'agent de Louis XViU à la Cour de Vienne, devint sous la Restauration archevêque de Sens et cardinal.

2660. Vienne, 15-17 juillet 1815 (F 2. 506.1828 ad 2).

Rapport à HAGER

Rapports journaliers de surveillance de Marie-Louise à Baden et du prince de Parme à SohQsnbnmn.

Le prince va de temps en temps passer quelques heures chez sa mère.

2661. Vienne, 16 juillet 1815 (P. 2. 506.1828 ad 2>.

GOEHAUSEN à HAGER Départ de Marescalchi.

Marescalchi part décidément le 17 pour Modène.

2662. Vienne, 15 juillet 1815 (F. 2. 506.1828 ad 2).

Rapport à HAGER

Entrée des souverains alliés à Paris. L'occupation de la France par leurs armées;

Les souverains alliés feront leur entrée à Paris le 16 (1) et les armées alliées occuperont la France pendant un long temps.

1. Les Empereurs d'Aulriche et de Russie partirent le 9 au malin deSaiol- Dizier,le roi de Prusse, de Lifçny,en poste pour Paris où, après avoir couché à Châlons, ils arrivèrent le 10, à 8 heures du soir. L'Empereur d*Aainche s'installa boulevard da la Madeleine dans l'ancien hôtel de feu le marèch»! fierthier, l'Empereur de Russie A l'Elysée et le roi de Prusse, comme ill'tv»^ déjà fait en avril 1814, au faubourg Saint-Germain dans l'ancien hôtel de Beauharnais.Cf. Oeiierreichiicher BeotMehier, n* 109. 1084 et n* 202. 1101.

Les souverains alliés ne firent en réalité pas une nouvelle entrée i Paris. maie le 19 juillet au matin, ils passèrent en revue leurs troupes qui, formée) sur deux li^es le long des boulevards, défilèrent ensuite devant eux ftir >* diace Louis XV. (Cf. OeëterreichÎMcher Beobae^fer, n« 202. IIM).

WATEflLOO ET LES LE»DEMAINS DU CO^GHÈS OS-'I

Vienne, 1« juillet ISIS (F. ï. âOB.l«:R ad î). Nota à HAC.ER (en français).

Voici une anecdote qui égajera Voire Excellence, Le lendemain de la bataille de Mont-Saint-Jean, on amena rce prisonniers à Wellington, entre autres le général Mouion, comte de Lobau.

Le duc lui dit : « Eh bien, mou général, après une défaite complète {jue croyez-vous que puisse faire Bonaparte. » Mouton lui répondit sèchement : < II n'a quà se brûler la cervelle. »

Le duc chargea alors lord Apsley H), qui était présent, d'écrire cela de sa part à la duchesse de Sagan, à Vienne, en ■U'outant : « Cela lui fera plaisir. »

La lettre est arrivée avant-hier ^ Baden et la duchesse est lux anges de penser qu'un si grand homme a pu se souvenir l'elle dans ce moment. Après cela, je crois que le Beo- ^acliler (2) d'aujourd'hui a tort de dire que Wellington n'a [las voulu -voir Mouton et lui parler.

t6€4. ViennH, 17 juillaL 1815 (F. 3. 50fl,Il'iï ad 1).

,\nonyme à la Princesse GharloUe de ROH.AN (à Baden) {Inlercepta).

Nous attendons des nouvelles de Paris sur l'entrée du roi

\ j'espère qu'il aura été reçu à bras ouverts. Notre Empereur

les autres monarques y vont aussi et doivent être aujour-

hui déjîi rendus à Paris (S), On poursuit l'armée rebelle sur

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