‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 126 sur 171 · T. II. KK · texte numérisé non relu

T. II. KK

demander pour moi à Timpératrice Marie-Lonise la permission de lui être présenté à Baden, où je repasserai en m'en allant. « Le roi de Rome est toujours à SchOnbrunn et se porte ^ merveille.

€ Je ne peux que me louer de la manière dont j'ai éténçii et traité partout au nom de Sa Majesté,.. »

(Le reste de la lettre a trait à des renseignements sur les voitures qu'il a vues et celles qu'il a commandées.)

2678. Ugny, 6 (?) juillet 1815 (F. 2. 506.1914 ad 2).

NESSELRODË à la Comtesse (à Baden) (Intercepta) (en français»

(Sous couvert Hoppe).

Il marche avec les troupes, compte être dans six jours à Paris et oblenirla permission d'aller aux eaux. Rendez-vous qu'il lui donne à Berlin pour \t 1*' septembre.

Nous continuons à marcher avec les troupes et serons en six jours au bout de nos efforts et de notre voyage ; car on ne peut appeler autrement cette guerre. Je suis toujours dans rintention d'obtenir la permission d'aller aux eaux. Aussi, envoie-moi l'opinion de Malfatti (1) à ce sujet. Je calcule pou- Toir quitter Paris, le !•' août (nouveau style) et Pyrmont, le 1" septembre.

Il faudrait donc que tu arrives à Berlin pour les premiers jours de septembre.

N'est-ce pas, quel bonheur de pouvoir s'occuper de semblables détails ! C'est vraiment inespéré et je ne me possède pas de joie.

1. Malfatti (Jean) (177«-1869) né à Lucques, étudia la médecine à Bolofoe- Appelé en 1795 A Vienne par le docteur Franck, médecin de l'archidiicbe*^ Béatrix d'Autriche-Esto de 1810 A 1830. il donna pendant le Congrès se* soins à une foule de souverains, de princes et h'hommea d'Etat el cooiribiM puissamment A mettre A la mode les eaux d'Ischl. Fondateur de la Soci^l^ impériale et Royale des Médecins do Vienne, il en devint le Présideol c<^ isds.

r LES LENDEMAINS DU CONGnÉS

:. &aa,I914ad :).

NESSELItODIi à la ComLesse de NESSIÎLHODi; (à Vienne)

(Inlercepla) (en français).

(Snus couvert au Conseiller actuel de Hûppe\

. arrivée A ['Elysée nvcc Alexandre. Ls position préCBÎre <le Louis XVIII, apoléon à Hocliefort, On espère le prendre. Echange da dJcoTALions.

KBideur d'Alexandre envers Groucby cl Caulaincourl. Poiio refuse uu irtereaille que lui ottrail le roi. Horrible conduiLe des Prussiens.

.Je commence par t'aononoep que nous sommes à Paris (1), je loge à l'Elysée-Bourbon dans les mêmes chambres, où mit est sur le même pied, excepté qu'on a (Mé les petits lits. t parait que c'est le seul endroit où on n'a pas compté sur ft retoor du roi de Rome.

Les trois souverains ont quitté l'armée is Saint-Dizier et nt venus ensemble et en poste dans vingt-quatre heures i. L'Empereur n'a emmené que Capo d'Islria et moi. Le reste ient par étapes.

Nous avons trouvé le Roi tout installé, et son ministère rmé. Sa position est vraiment malheureuse, comme celle de , France en général. Il ne sait de quel c6té se tourner pour oaver des gens probes et habiles à la fois. Et il lui faut l'un , l'autre. Car, malgré qu'on l'ait bieu accueilli, je n'ai pus I que le désir de le revoir soit bien unanime. Eolin, il n'e.st IB à espérer fjue ce pays se tranquillise de si tôt. Nous espérons encore nous emparer de la personne de Bo- [parte, ce qui serait décisif. Il est à Rochefort, bloqué sur K Frégate par les Anglais.

Le Itoi est venu immédiatement chez l'empereur lui porter Saint-Esprit, el l'Empereur m'a envoyé porter le Saint-André Monsieur et aux ducs d'Angoulême et de Berry. En général, Empereur est excellent el)plein de délicatesse pour eux. Il a

ï une manière et un ton très sévères vis-à-vis de Cautain-

irl, de Grouchy et de tous ceux qui ont évidemment trahi Toi et Tavorisé le retour de Napoléon.

Po2zo se porte très bien, On lui a olîert le portefeuille de

Il du II juillet, pu isqu' Alexandre «'eW« ^\^Cvi^<&

fi92 LES DESSOCS DC CONGRÈS DE XîEyiJfK

rintérieur (1), mais il les a cnvayés promener, el qT>»lrii? .laote que soit cette offre, je tromre qu'il a bien tau ic refuser.

Jusqu'à présent je n'ai été nuUe part, excepté ci^x TiZ. rand, Castlereagh et Wellington, qui est toujours ~«:^ beau dans tout ce qu il fait. C'est à lui que nous drvr tout.

Les Prussiens se conduisent d'une manière inconcevij: nos troupes, parfaitement bien. Quelle heureuse camp.i: pour elles ! Elles n'ont pas perdu un homme. Toutes Ie< quiétudes de Saint-Pétersbourg seront calmées, je l'espar*

2680. Vienne, do 29 lu SI juUlet 1815 (F. 3. M6.1947 ad 2).

HAGER à l'EMPEREUR

Bordereau et rapport du 29 au 31 juillet et envoi de U liste, de l'analyse ou de la copie de divers Intercepta et Câ ;fans des 28, 29 et 30 juillet.

2681. Vienne, 26 juillet 1815 (P. 2. 506. 1M7 id 2).

Nota à HAGER (en français).

Bruit de rupture du mariage de la grande-duchesse Catherine avec le prince royal de Wurtemberg.

On dit que le mariage de la grande-duchesse d'Oldenburg avec son cousin, le prince royal de Wurtenberg, n'aura pas lieu en dépit des fiançailles.

La princesse Bagration en avait toujours douté dès le commencement.

1. PoMO di Borgo à Nesselrode (Lettre particulière). Paris, 8 juillet ISi?. page 302 : « Un journal nomme Richelieu Ministre de la maison du roi et moi, Ministre de la marine. Il faudra dire à ce coquin qu'il a menti. • Cf. Ibidem, page 211. Poiio di Borgo à l'empereur de Russie sur « son refu» d'accepter le ministère de l'Intérieur qui lui a été offert par le goaremeoeEt français », (Posso di Bokco. Correspondance diplomMiiqaé de Pouodi Bor^ et de Netêelrode, Tome I).

Paris, 20 juillet 1815 (F. 2. 506.1947 ad 2).

NESSELRODE à la Comtesse de NESSELRODE (à Baden)

{Intercepta) (en français).

Les expulsions et le départ de la Reine Hortense. La revue de l'armée anglaise. Le prince d'Orange et la croix de Saint-Georges.

Mon genre de vie continue le même. Je ne vois presque personne et ne le regrette pas. On n'entend que plaintes sur des maux qu^on s'est attirés soi-même.

Les Souza sont compris dans les proscrits, ce qui me fait de la peine pour lui, qui est un bien galant homme.

La duchesse de Saint Leu est partie hier (1).

M"** de Périgord vient d'arriver. Je devais diner avec elle aujourd'hui chez Tallejrand. Mais l'Empereur en a ordonné autrement en m*invitant à diner, ce qui se fait à deux heures d'une manière fort contrariante.

Lundi (le 24) (2), nous aurons une grande revue de l'armée anglaise.

L'Empereur a donné au prince d'Orange le second Saint- Georges.

C'est Schouvaloff (3) qui a été envoyé porter à Saint-Pétersbourg la nouvelle de la prise de Bonaparte.

1. Cf. Pièce suivante. En réalité, la reine Hortense reçut l'ordre de quitter Paris où sa présence donnait des inquiétudes au Gouvernement. On la soupçonnait d'être l'instigatrice d'un complot bonapartiste.

2. « Le 21 juillet, les souverains alliés passèrent en revue une partie des troupes prussiennes et saxonnes formées le long des Boulevards, de la Porte Saint-Antoine jusqu'à la Chaussée d'Antin, à l'aogle de laquelle ils se postèrent pour le défilé. La grande revue des troupes anglaises a été remise au dimanche 23. » (Cf. Oeêterreichischer Beobàchter, 213. 1159.)

« Le 32, revue, sur les Boulevards, de la Garde prussienne passée par les souverains alliés, en présence de Monsieur et du duc de Berry (Cf. Ibidem., 215.1171).

« Le 24, grande revue des troupes anglaises, hollandaises et saxonnes, de Brunsw ick et de Nassau, sous les ordres de Wellington, formées le long des Champs-Elysées et de l'avenue de Neuilly et qui défilèrent sur la place Louis XV devant les souverains et les princes de la maison royale » (Cf. Ibidem., 211. 11^1 1. '

3. SchouvaloflF (Paul-Andréiévitch, comte) (1775-1823), aide de camp général de l'Empereur Alexandre.se distingua surtout pendant la campagne de Suède €Q 1809, commanda un moment le 4* corps en 1812, signa en 1813 l'armistice (le Neumark et fut chargé en 1814 d'accompagner Napoléon jusqu'à Fréjus.

2683. Vienne, 26 juillet 1815 (F. 2. 506.1947 id 2).

LANCKORONSKI à la GomteB«e KRASIGKA (à Tarnowj

(Intercepta) (en français)-

Expulsion de la Reine Hortense, de M"** Souza et Amelin.

Le Congn^ès  Paris.

... On a voulu faire à Paris le procès à Mesdames Horlen* Souza et Amelin, mais cette affaire est tombée dans l'eau. parait cependant qu'on leur a ordonné de quitter Paris. Il j des bonnes lettres qui disent qu*on va faire le procès 40 personnes.

Il parait que le Congrès aura lieu à Paris, car Metten.. a donné ordre à Gentz de venir en diligence Vj rejoindre.

2684. Vienne, du !•' au 4 août 1815 (F. 2. 507.2012 ad 3).

HAGER à l'EMPEREUR

Bordereau el rapport et envoi de la liste, de l'analyse ou de la copie dtdivers Intercepta des 31 juillet, 1«% 2 et .3 août 1815.

Il appelle son attention sur le fait que Varnhagen von dt r Ense, qui est à Paris avec Hardenberg, est un des agents Jeplus actifs du Tugendbund et cherche à établir une entente avec les Jacobins.

2685. Paris, 22 juillet 1815 (F. 2. 507.2012 ad 2).

VARNHAGEN von der ENSE à sa femme (1) (IntercepUr

il ne comprend pas la restauration des Bourbons. La France n'en reutr*'* On devrait lui douner le duc d'Orléans ou le roi de Rome, La France et u- Ta^endjbiiTid.

.... Je ne comprends pas pourquoi on tient tant à restaure: les Bourbons dont la France ne veut pas et qui ne peuvent êlrt

1. RacheUSophie-Frèdérika Levin, née en 1771, de 14 ans plus 1^ <1- Varnhagen, qui l'épousa en septembre 1814 après une liaison qui durait dep^'

) ET LES LEiNDt:ilAlN8 DU COMiitËS

li'j-i

aucune utilité, même aux alliés. 11 n'y a de passible eit e que le duc d'Orléans ou la régeDce avec le Weltfjef— ■Jiichl/iche Kind.

Tandis que les Gouvernements ne peuvent arriver ii s'cD- .eudre, il se trouvera parmi les peuples des ^ens intelligents éclairés qui combattronl ensemble pour la même cause, et peux t'affîrmer que. nous autres Prussiens, nous avons ouvé en France nombre de gens, tout prêts à devenir nos lollaborateurs et nos associés dans notre Bitnd.

Brûnn, 31 juiJiel I8lï(t'.!. S07.90tl ad 2).

M™* MESNIL à son mari (1) (à Bologne) {Intercepta) (en français) (analyse).

La princesse (Ëlisa) est toujours soulTrante. Elle va un peu mieux, mais ne pourra se rétablir complètement que lorsqu'elle pourra quitter ce climat.

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