‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 132 sur 171 · II · texte numérisé non relu

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714 LES DESSOUS DU CONGRÈS DB yiBHini

2734. Vienne, 3 octobre 1815 (F. 3. 508.3430 ad 2).

PIQUOTà SENFFT PILSACH (1) (à ConsUnlinople) {InlercepU)

(en français).

D'après les dernières nouvelles de Paris, les Souverains

ont pris la résolution de rester encore dans cette capitale. L'ultimatum avait en effet été remis au roi de France, mais Tancien Ministère français se refusa à l'accepta tion des demandes faites par les alliés et on im'assure que c'est la raison du renvoi de ce Ministère et du séjour prolongé des souverains à Paris.

2735. Vienne, de 7 au 9 octobre 1815 (F. 2. 508.2430 ad 2).

HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport du 7 au 9' octobre.

2736. Brunn, 5 octobre 1816 (P. 2. 508.3430 ad 3).

Elisa BACCIOCHI à JEROME (Comte de HARTZ)(à Gôppingen)

(Intercepta),

Lettre purement prirée et de famille.

Mon cher Jérôme. J'ai tardé à t'écrire, ignorant si tu étaif

Directoire. Emmené prisonnier en Allemagne lors de l'invasion des Aastr<>- RusseSy échangé l'année suivante, député aux Comices de Lyon en lâ03,co.nsulteur d'Etat sous la république italienne, il derint grand ècuyer du ro3rsiinie d'Italie, tenta un moment de se rallier à l'Autriche après la chute de lfapo> léon ; mais ses avances n'ayant pas été bien accueillies, il retourna à Bologoe où il ne tarda pas à devenir suspect à la police autrichienne. Mort en t^r 1. Senfft Pilsach (Frédéric comte de) (1774-1853). Ministre de Saxe à Pari-- (1805) Ministre des affaires étrangères (1809), il avait rêvé de faire de laSa\.un des grands Etats de l'Europe centrale. Retiré des afTaires après L&tifii réfugié à Lausanne, il accourut à Francfort après Leipiig poor y plaider stiprès des Souverains alliés la cause de son Roi qui refusa ses services. L'Aotriche, ne tarda pas è les accepter et à le nommer Conseiller intime. Rentra dans la vie privée après rinsueoès des démarche» dont il s'éUit chargé •»>-

St G/lppiDgeD, mais une lettre d'Henriette de Varambon (1), du 16 septembre, m'assure que tu es arrivé et que tu jouis du ttonheur d'être avec ton aimable épouse et ton fils.

Puisses-tu, mon ami, être heureux ! Je t'assure que cela diminuera les peines que j'éprouve. Je suis toujours dans la même incertitude. Aucune réponse à mes lettres et l'heure approche h grand pas. Mon fils a ses quatre dents. Il est d'une beauté mrprenante et ressemble beaucoup à sa sœur. Quand pourrai-je le rejoindre et vivre tranquille?

Je te prie de m'écrire un mot et de me faire savoir à qui ie pourrai adresser les objets que ma chère Catherine avait lommandés ù M. Noblet et qui sont achevés. Dis h celte tendre KBur tout ce que l'amitié la plus tendre peut t'inspirer. Que le puis-je, malgré le climat, vivre auprès de vous? Mais lepuis deux ans le sort ne m'a été favorable en rien.

Maman m'o écrit. Elle se porte bien. Pauline est toujours lUX bains. On fait des difficultés pour un passeport pour R...(2).

Adieu, mon cher Jérôme. J'ai eu une maladie mortelle. Je luis mieux à présent et je m'occupe seule de l'éducation de la Glle. Je ne la quitte pas une minute de la journée, Je suis los contente de son caractère, mais aussi je suis très sévère, kdieo, encore une fois. Je t'ambrasse. Envoie-moi ton adresse t les titres.

(37. lUinburg. S octobre 1815 (F. 7. 908.3431 Bd I).

Comtesse de LIPONA à OESTERHEICHER (3) (à TriesteJ

[Intereepla] (anidyse). ^H

Ordre de lui envoyer des fonds el une de «ei csissei. ^^H

Elle le prie de lui envoyer sur ses fonds une lettre de crédit le 100.000 francs sur Holzknecht et neveux à Vienne et de

M de l'Bristocralie bavaroise, il vécut pendant quelques années t Parla, se avertit ftu catholicisme et devint Minislrc d'Autriche k Turin (1BÎ6), 1 EtreDce (183ï), t la Haye (ISSS) et termine sa carrière diplomatique 1 inich où il roule de 1E10 A 19J7.

; Varambun {Henrlclte de) Sllc do la Mar(|uiie, oèe Charlotte- LoutH-

rançoi>e>Sophïe de Barrai de Moalferrat (1Tti3-1S94), mariée au Marquis de

hrarobon |1TS9-183I).

S. Probablement Rome.

3, Banquier A Trieste, Joseph -Frédéric Oestcrreicher avait pris la direc-

QD de la mai^^on de banque à la mort de son père Frédérïc-Pandolphe

garder jusqu'à nouvel ordre le reste de son compte s'élevaal à 7 ou 8.000 francs. Elle lui demande aussi de lui envoyer par la première occasion la caisse marquée L. N* 59.

2738. Vienne, du 10 au 14 octobre 1815 (F. 2. 508.2470 ad 3).

HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport du 10 au 14 octobre.

2739. Saint-Pétersbourg, 15 septembre 1)15 (P. S. 508.2470 ad 2).

Comte LITTA à la Comtesse de MARASSÉ {InlércepU)

(en français) (analyse).

A propos des dettes de la Princesse Bagretion.

II lui déclare qu*il ne veut plus s'occuper des affaires de la princesse et qu'il repasse tout cela au prince Alexis Kourakine (1).

2740. Vienne, du 14 au 16 octobre 1815 (F. 2. 508.2489 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport du 14 au 16 octobre.

Oesterreicher, décédé le 28 juillet 1815, en relation d'affaires avec Caroline Bf tirât et Jérôme qui l'honorèrent de leur confiance et tinrent à reconnaître soa dévouement ainsi que le prouvent plusieurs lettres inédites de Jérôme, et le don fait par Caroline Murât à Joseph Oesterreicher d'un portrait de Nap<> léon et d'un buste en marbre de l'Empereur, qui sont encore en la possession des héritiers des banquiers triestins. (Renseignement dû à l'obligeance de M. F. Renner et de M— la baronne Marco de Morpurgo, de Trieste). 1. Kourakinc (Alexis-Borissovitch, prince) (1759-1831), procureur général )U8 Paul 1-', puis sous Alexandre !•', ministre de l'Intérieur de 1807 à I8K.

sous

2741. BrOnn, 18 octobre ISIS {F. ï. 50a.î4S9 ad ï),

LUCCHESINI k son pèro (Inlercepla) (analyse).

Il parait qu'EUsa devra rester en Autriche. Elle est obligée de faire des économies. Les gens sont diminués et le traitement du personnel d'honneur est aboli depuis le 1" août. Comme par suite il doit vivre de l'air, il renoncera à cet honneur.

2742. Trieste, S octobre )SIG (F. 7. 508.31K9 ad S).

OKSTERREICHER à MARY {Intercepta} {analyse). irai en Corse. Arrivée de Macirnno porteur du passeport envoyé i Mural,

Sur l'arrivée (avec quelques hommes armés) de Murât à Ajaccio, où il a été bien reçu.

Le iS septembre, arrivée de Paris à Bastia d'un officier allié (Macirone) avec passeport pour l'Autriche pour Mural, qui ne s'était pas encore embarque le iS septembre.

"43. Vienne, 11 octobre 1815 (P. 3. 508.34X8 ad 1).

MARY à CESTERREICHER {Intercepta) (analyse). On altend Mural A tout iualant.

Je vous remercie des nouvelles que vous m'avez données du Toyageur. Nous l'attendons à chaque instant.

744. Vienne, du 17 au ?0 octobre ]i«IS (f. -.'. SON.ÎSU ad. ï),

IIAGER i. KEMPEHfaiR Bordereau et rapport du 17 au 20 octobre.

7t8 LES DESSOUS DU CONGRÈS DE VlfiSHE

2745. Ëtlwansen, 30 septembre 1S1& (F. 1. SOS^Il aii t\,

GATHERINIS à la Comtewe de LIPON.V {à Cm) {Interceptai (analyse).

Sa joie 6t celle de Jirfime i la 1lOlIvell(^ que l'Autriche canseot t UUttr

Ell« lui écrit de la part de Jérôme. Ils viennent lovstk d'apprendre ft leur grande joie que l'Autriche a consent accorder à Mural le droit de résider dans la Haate-Autrid

la Bohême ou la Moravie.

2746. Villï Fatmelli, A Compignana), 20 octobre 1MS(F. î.»(

:aUad 2).

PAULINE à lïUSA (à Brûnn) Intercepta).

Son dipart pour Borne causé par Ici <Iit&cuU£s qu'elle a avec ion

Je pars dans deux jours pour Rome. Je m'embarque à Vï reggio. Je ne peux faire autrement ; car il faut que j'arr) mes aJîaires avec Borghëse qui, comme tu le sauras, se < duit fort mal envers moi.

Je serai, tu n'eu doutes pas, enchantée de me réunir à lorsque mes affaires seront terminées.

2747. Drûnn, 12 octobra 181S (F. S. i08.1ïll ad 2).

lÏLlSA à CAROLINE (Murât) (à Hainburg)(/nterce/>(a) (analj

Après avoir commencé par se plaindre < de la sévérité gouvernement autnchienà son égard et de l'impassibilité d'i tenir ses passeports pour Bologne », elle continue en • termes :

« Ecris-moi aussitôt que ton marî sera arrivé. Toatos u proprtétiis sont encore sous le séquestre, ainsi que (■ dOtOtJ de ma fille, seul reste de ma forttme... Si l'impéralrioe W

-mmau^K) kt les. lerdbmirv air c

Parme, comme on l'assure, j'espère qu'elle conservera h ma fille ce que son oncle lui avait donné (1).

< La femme de Lucien esl accouchée d'un garçon, qui a été baptisé par le cardinal Consalvi (2).

« L'oncle Fesch est très bien vu à Home.

« Maman et Louis se portent bien. Ce dernier a envoyé un officier chercher son fils,

« J'ignore ce qu'est devenu Joseph.

« Pauline est à la campagne près de Lucques. Elle attend Bon passeport pour Rome. »

2748. Trieale, 13 octobre I8IS (F. 3. Sa8,ï514 ad 2).

(DESTERREICHKR à iAARY (Inlercepta) (analyse). Expidilion de la ciiue drmuidée. Pa« de Douvelles de Murat.

La première diligence emportera la caisse n° 59 qui i rayée de l'état général...

Rien de nouveau de la Corse.

OT49. Vianne, 17 octobre tnU (F. 3. Saa.MH U I).

Anonyme (3) à MKSNIL (à Bologne) (Interceptit).

Le décret pour la levée du séquestre des propriétés d'Elisa est soumis depuis six jours àla signature de l'empereur d'Au- 4riche.

Vous avez bien fait de pressentir Pauline sur le projet de lUnion avec Eiisa.

I. Cf. d'AnoEBBno, 1*9. Article VI du Irai L* de FonlaineMeau. ^^ 1. LuoiCD avait été outoris* & retom-ncr h Home ■ où il ^era, Écrivait Tal- Ifiynod A CourtoÏ! de Preiaigny, le 3 soplembre i«\b. soua la survcilUncc ilu Gouvernomonl Pootiflcnl, qui en «era responsable envers les auUea gou- Vomenteiits do l'Europe ■.

a. Probablemeal d'Aldiai.

2750. Vienne, 18 octobre 1815 (F. 2. 508.3514 ad 2).

Rapport à HAGER

Humboldt restera à Paris et Krusemarck sera ministre de Prusse

à Vienne.

Il est désormais certain qu'Humboldt (1) ne reprend» plus à Vienne ses fonctions de ministre de Prusse. On le laissera à Paris dans cette qualité et on parle pour Vienne de Krusemarck (2).

2751. Vienne, du 21 au 23 octobre 1815 (F. 2. 508.2515 ad 2).

HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport du 21 au 23 octobre.

2752. Hainbur^, 20 octobre 1815 (F. 2. 508.2515 ad 2).

Comtesse de LIPONA à ELISA (à Brûnn) (Intercepta) (analyse).

Sa détresse et l'obligation de faire des économies. Elle a tout laissé

à Naples. Sans nouvelles de Murât.

Elle lui expose d^abord qu'elle < a dû réduire sa maison et

qu'elle n'a pour ses enfants, ni gouverneur, ni gouvernante ».

« Je n'ai avec moi que le général Macdonald (3) et M"* de

1. Humboldt ne fut jamais ministre de Prusse à Paris. Mais on l'envoyé en 1816 à Francfort pour le règlement des affaires territoriales de rAUemagne.

2. Krusemarck (général-lieutenant von), ministre ds Prusse à Paris pendant plusieurs années, puis attaché au quartier-général de Bemadotte pendant les campagnes de 1813-1814, ministre de Prusse à Vienne à la fin de décembre 1815.

3. Macdonald (François-Marie -Raphaël) (1776-1837), né à Pescara, enseigne en avril 1793 au régiment d'infanterie Napoli, sous-lieutenant le 4 mai 1795, gagné aux idées nouvelles et emprisonné- au château Saint-Eime, d'oi^ il s'échappa et gagna la France. Capitaine de grenadiers à la Légion italique, aide de camp du général Trivulzi (1802), à l'armée d'Italie sous Masséna en 1805, revenu dans sa patrie avec le grade de chef de bataillon à l'élat-migor du génie et employé en Calabre de 1807 à 1809, commandant le 7* régiment

^VATEflLOO ET LES LE.NDEMAINS DU CONGRÈS 721

(Oiirval... Ma fortuoe ne me permet pas la plus légère démse. Je n'ai qu'un peu d'argent, dont j'ai déjà touché une irlie pour nos dépenses et que je rembourserai entièrement,

Drsque je saurai où est mon mari et ce que je puis faire.

Jet argent {sic) est tout ce que je possède. Si Naples ne me

end pas tout ce que j'y ai laissé, alors je n'ai aucune espé-

ance, aucun avenir. Car j'avais employé mes diamants pour lutenlr l'armée et j'ai laissé fout ce que je possédais person- (llement dans le Palais. Ainsi tu vois que je n'ai rien. « Je n'ai aucune nouvelle de mon mari, ni de nos frères, [algré cela, je leur ai écrit à tous. Si tes lettres leur parvien-

ienl, parle-leur de moi et donne-moi aussi de leurs nouvelles.

[cris-moi souvent, ma chère Elisa. »

rS3. Kainburg, 10 octobre IN1S(I''. 2. âOg.SSIS ad 1).

Comtesse de LIPONA à la Princesse de HOHIÎNZOLLIil SIGM.\BlNt>li:N (I) (Inlercepla).

iitme sujet que la précédente. Inquiétudes de Caroline pour Mui

:ri^^|

Caroline ajoute : « J'ignore encore où est votre oncle. Jugez mon inquiétude. Aussitôt que je saurai quelque chose, je rous en ferai part. • Elle lui parle ensuite de la mort de M"° de Roquemonl (2), tellement saisie au moment de notre départ de Naples qu'elle t est morte de douleur... »

flufanlerie (décembiB ISTO),se distingua Ala division Gérard dans la retraîLc la VisLule A l'Elbe, à Liitzen et A Bautien, où il rut blessé. Promu mariât de camp après cette bataille et rentré i Naplea, il Tut chargé des opira- Daa du siège d'Ancûae. Ministre de la Guerre le 31 mars 1SI4, lieulenaolluirai le 11 août, battu et surpris i Mî^nano, il partit de Naples a*«o la line Caroline, l'accompagna iTrieete et l'épousa morganatiquemenlenlSlI. 1. Anloinatte Murât, QUb ds Pierre Mural, Crére de Joaohîm, mort en 1701, trie par les soins du Tulur roi de Naplos. Créée priucesae par Napoléon I", e épousa, le 4 février ISOS, le prince Charles de Hobeniollera-Sigmaringen

s. Gouvernante des enrants de Murât (Cf. Lettre d« M" de Laplaee i lii»,9 avril 1807, p. 91-93 ;■ J'îra: voir M" de Roquemont qui estuu« Tenime ^prit. •!

r. II. w.

722 LES DESSWS DU CONGRÂfl DB VIBHVfl

2754. Vienne, 23 octobre 1815 (F. 2. 508.3515 ad 3).

Nota à HAGER (en français).

Au«rap0Tf 9 amtMssaéeur d'Autriche en Russie. Bruit de la diagcftce

de TchernitcheA Un mot d'Alexandre.

À la demande d'Alexandre, qui espère ainsi s'assurer Sii Gabrielle (1)^ le vieux prince Auersperg est nommé ambassadeur d^ Autriche à la Cour de Russie.

On dit que TchernitcbefF (2) est disgracié pour avoir fait jadis à Alexandre un rapport, dont TEmpereur^ en passant par Châlons, a reconnu la fausseté. Alexandre lui aurait à cm propos écrit le billet suivant : « C'est toujours malhonnête de tromper son Souverain, mais son ami, c*est encore pis !

< Alexandre ».

2755. Vienne, du 24 au 37 octobre 1815 (F. 3. 508.2668 ad 3),

HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport du 24 au 27 octobre.

2756. Uainbur^ » octobre lâl5 (F. 2. 50«^668 ad 3).

Comtesse de LIPONA à S. A. la Princesse JÉRÔME (à Ellwangen

{Intercepta) (analyse).

Ses inquiétudes au sujet de Murât.

Après lui avoir dit oomlrân elle désîneraîl pouvoir se réa^ nir à eux et embrasser leur fils (le prince Jérdme-Napoléon). elle lui Caii pari de ses inquiétudes.

«( Pour mm, si j'avais des aoavelies de mon mari, qa'il arrive enfin près de moi, je serais calme et tranquille et me

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