‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 133 sur 171 · Priacease Gabrielle Auersperg^ née Ctam-G^ias · texte numérisé non relu

Priacease Gabrielle Auersperg^ née Ctam-G^ias

3. Geiie dissrAce^ si touieféis elle fut réelle, ne fat en tosiesapas de kia-

gue durée.

isignerais à moa sort. Mais je ne sais rien de ce qui se rapirte h lui, On m'a bien écrit ce tjue vous me mandei (1), lais il y a cioq semaines de cela, et si les choses s'étaient sées comme elles le devaient, il serait ici ! Enlin, je me i&igne, mais cette incertitude me devient insupportable. »

Vianne. 25 octobre ISlï (F- 3. 50I«.::S68 ad 2).

IQUOT à MAVROJKNI (à Vienne) {Inh-rcepla) (cji IV^in^^ais).

Les nouvelles de Paris prouvent que les négociations de BÎx continuent sans interruption et qu'on espérait de Gzer B* tout avec la tin de ce mois. Pour terminer plus sûrement, 1 avait nommé six dilîérentes commissions chargées d'ébau- Ikt les sujets à traiter et mêmâ de les couler â Tond jusqu'à agrément des Plénipotentiaires, ainsi que cela se faisait au >>ngrès de Vienne, Les mêmes lettres disent toujours encore i\ue la pluralité i Français est mécontente de l'état actuel des choses et que n des indices font craindre des troubles, dès que les troupes liées auraient quitté la France.

On avait répandu la nouvelle que Murât, parti de la Corse, tait tombé entre les mains, selon les uns des Anglais, selon » autres des Français. Ce qu'il y a de vrai, c'est que les fOurs alliées l'ont instruit de la résolution de l'Empereur 'Astricke de lui permettre de se retirer dans ses Etats en ^naot un revers qu'il se tiendrait tranquille. Il se pourrait one bien qu'acceptant l'offre de la Cour de Vienne il aurait aitté la Corse pour se rendre h Trieste. On le disait même ïcompagné de soldat, qui seraient alors ponr sa [>r«pre sûelé coMreles barbaresques qui infestent la Méditerranée.

» de» passeports que MaciTi

2558. Vienne, du 28 au 30 octobre 1815 (F. 5. M>8.2519 ad 2).

HAGKR à TEMPEREUR Bordereau et rapport du 28 au 30 octobre.

2759. Vienne, 28 octobre 1815 (F. 2. 508.2519 ad 2).

Nota à HAGER Première nouvelle de l'exécution de Murai.

Hier tout Vienne était rempli par la nouvelle que Joachim Murât, qui avait débarqué en Calabre, avait été pris et fusillé.

2760. Vienne, du 31 octobre au 4 novembre 1815 (K. 2. 508.25:t

ad 2).

HAGER à TEMPEREUR

Bordereau et rapport du 31 octobre au 4 novembre et envoi de quelques chiffons sans intérêt pris chez Gordon.

2761. Londres, 10 octobre 1815 (F. 2. 508.2521 ad 2).

MAC KENROT (1)37 Gower Street, à xMARIE-LOUISE. [Intercepta) (en français) (analyse).

Il se met à la disposition de Marie-Louise pour envoyer des livres i Napoléon, lui parle des démarches qu'il a faites pour mettre fin à la déportation de Napoléon à Sainte-Hélène. Espoir de retour de Napoléon. Ce qu'ii propose à sa famille. Fondation i Londres d'une banque Bonaparte et C'. Exemples qu'il invoque à l'appui de son projet.

Il lui parle de l'impossibilité d'envoyer, comme il voulait

1. MacKenrot, né en Ecosse, âge, position et antécédents inconnus, se faisant passer pour banquier, prit une part assez active aux démarcbea faiK-?

le faire, des journaux et des livres à Napoléon, auquel on ne peut rien faire parvenir que par Tintermédiaire de Lord Bathurst, et se met à cet effet à la disposition de Marie-Louise. Il lui expose ensuite les démarches qu'il a faites auprès des membres du Parlement « pour mettre lin à l'exil cruel et à la déportation inconstitutionnelle et illégale de Sa Majesté l'Empereur dans la dite tle de Sainte- Hélène ». 11 est efficacement aidé dans ces démarches par le grand jurisconsulte anglais Capel-Lofft (2). Il a donc bon espoir dans le prompt retour de Napoléon et conseille à cet effet aux membres de la famille Impériale de former à Londres un établissement de Banque et de Commerce sous la raison sociale Bonaparte et C^, idée qui peut sembler baroque au premier abord, mais

par Capel LofTt (l*'-7 août 1815) pour amener Napoléon à Londres en qualité de témoin dans un procès intenté contre un officier de marine. Ses ef7orts ainsi que ceux de Capel Lofft pour faire comparaître Napoléon au King's Beneh en s'appuyant sur l'Habeas Corpus Act restèrent sans résultat et Mac Kénrot paya les frais de cette instance^ ainsi qu'il ressort de deux de ses lettres à Bunbury, en date du 3 mai 1816 et du 13 mars 1817 (Renseignements dus à l'obligeance de M. G. L. de St-M. Watson. Pour plus de détails sur cet assez singulier personnage, cf. Watson. A Polish Exile wilh N&poleon, page 145).

3. Capel-LofTt(1751-1834s fils de Ghristopher Lofft, le secrétaire particulier de la fameuse duchesse de Marlborough, ne fit qu'une assez courte apparition au barreau, s'adonna presque de suite aux lettres et à la politique et se prononça très énorgiquement, d'abord contre la guerre avec l'Amérique, puis de 1778 à 1780 pour la réforme, dans un sens libéral et démocratique, de la représentation parlementaire. Collaborateur de plusieurs journaux Whig, sous le pseudonyme de DrusuSt il se lia avec tous les libéraux démocrates et abolitionnistes, c'est-à-dire anti-esclavagistes, d* Angleterre et d'Amérique. Héritier d'une jolie fortune en 1781 à la mort de son oncle Edouard Capel, le célèbre commentateur de Shakespeill^e, il quitta Londres et se fixa pendant près de SOansdanssa propriété de Troston,près de Bury-Saint-Edmunds, dans le comté de Suffolk. il y fit une propagande énergique pour les idées libérales et la réforme parlementaire et acquit une grande renommée d'orateur dans le Comté où, malheureusement pour lui, la mi^'orité appartenait au parti Tory. Il s'adonna alors i la critique littéraire et à l'astronomie, devint magistrat 'juge de paix) pour le Comté, fonctions qu'il exerça jusqu'en 1800, où il fut révoqué pour l'énergie avec laquelle il essaya en vain de sauver la vie à une jeune domestique condamnée à mort pour un vol de 40 shillings. Rendu à la vie privée, il se remit à plaider, découvrit, encouragea et soutint le poète Robert Bloomfield. Il prit la vie de plus en plus en dégoût, se renferma au sein de sa famille et en 1818 passa sur le continent avec sa seconde femme (poète et artiste) et ses deux filles, se rendit d'abord à firuxelles, puis i Nancy où il fit un assez long séjour avant de se transporter, d'abord à Lausanne, puis en 1823 à Turin et à Moncalieri, où il mourut le 26 mai 1834 des suites d'un refroidissement qu'il avait contracté en observant une comète. (Note communiquée gracieusement par M. G.-L. de St-M. Watson. Cf. pour plus de détails sur cet éminent jurisconsulte, ce généreux défenseur de Napoléon, Watso.y, A Pplish Exile wilh Napoléon, pages 141-144.)

726 LES DESSOUS DU CONGRÈS DE VIElfXE

qui prouverait la ooafîaace de la famille dans l^konnevr national du peuple anglais. H se chargerait de la réalisation de ce projet qui nécessiterait une mise de fonds trèa limitée, li cite à liarie^-Louise à Tappui de son idée Texeinple des cornmandites établies par le Grand Frédéric à Hambcnrg, Ajosterdan et Cadix.

En finissant, il proteste de « son dévoaemest absolu à TEmpereur pour lequà il est prêt à ioat, à verser son sang et a sacrifier sa vie »«

Il donne ooDome référence le D* Frauok (i).

2762. Londres, 10 octobre 1815 (F. 3. 508.3521 ad 2).

MAC KENROT à la Comtesse de UPONA {InterctpU). Même sujet.

2763. Uainburg, 28 oolobre 1815 (F. 2. 5«B.afiSa «4 X).

Général MAGDONALD au Comte ZURLO (à Badea) (2)

(analyse).

Caroline désire le voir. Elle est de plus en plus înqviète de MvnA,

dont elle est a«ns noinrelies .

Caroline espère et désire le voir Tenir ici. Elle est de plus en plus inquiète du. sort de Murât et il le prie, de la part de la Reine, de lui cooununiquer tautea les nouvelles qu*il a pu et qu'il a dû recevoir du roi ou de son voyage.

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