CHAPITRE III
i période de crise. Les conséquences du traité du 3 Janvier* et fe règlement des questions de Saxe et Lde Pologne. La nouvelle de l'évasion de Napoléon Connue i Vienne.
Vicone.l janvier leiï. (F. 49S.3H ad 3).
HAGER à L'EMPEREUn (Bordereau et Rapport du "ï janvier).
Exlrtiil (lu rapport Bur U turveillance de: Murie-Louisi
Neipperg est resté le 2 à dîoer chez Marie-Louise it Schua-
[ brunn. On a remarqué que. toutes les fois qu'il dîne là, tout
[ l'cntonrsge de Marie-Louise garde le silence et s'abstient,
■sarloat NI~ de Brignole, de parler politique. M"* de Brignole
E défie de Neipperg qu'elle croit être chargé de tout rapporter.
On a encore remarqué que l'on y reçoit assez souvent des
Itrangers qui pénétrent sans être vus, non pas par le n;rand
KMiaJl, mais par la porte de Meidling, prennent h gauche dans
B jardin et entrent par derrière dans le château. C'est ce qui
h été l« cas le 2 janvier pour le prince Auguste de Prusse,
i est resté là une heure, et on a tout lieu de croire que le
e jonr & !i heures le Vice-Roi est entré de la même
LES DESSOes DU CONGRÈS DE VIEN.SE Vienpb-^-i' Janvier Idtl (F. tM.SS ad 1.) ,*■."■• f... àHAGER
Ob- tn^a parlé presque partout d'une noie envoyée par VA
glplétre, l'AuLriche et la France à la Russie et à la Prusi
■qu'elles mettent en demeure de répondre dans un délai, (
-.expire le 15, à l'arrangement définitif qu'elles proposent. <
"• ajoute que Castlereagh a déclaré que le cabinet de Saint-Jan
ne changerait jamais d'avis sur la Saxe et la Pologne.
La première doit être rendue à son roi et la deuxièn^e so] traite aux prétentions de la Russie.
Castlereagh ajoute encore qu'appelé par l'ouverture du P( lement iixée au !) février, il compte que, dans le terme ci-dc sus indiqué, il aura pu remplir sa mission avec le succès qi l'Europe attend impatiemment du Congrès (1).
1235. Vienne, 4 janvier IStS (F. IH ad 131 ad J).
F... à HAGER (en français}.
Ce quv Uertuch (3), l'éditeur de W«iin«r. le rédactaur^d«s éphimiridel de géographie, lui a diL le 3 au aoir,
Alexandre rit des armements de l'Autriche et a dit devant Wolzogen et plusieur.'î autres généraux russes : « Nous verrons si moi ou Schwarzenberg était le plus j^rand capitaine dans les dernières campagnes. »
Une autre fois il a dit : < Les Ministres allumeront le Sam-
1. Cr. d'A^nBBB1la SS9-S93, Traîlé socrel d'altUnce défoniiv« oonclii Vienne entre l'Autricbc, la Grandc-DreUgn» et la Pranoe contre la ttuaiie et la PruBie, Sjanvier I81ï. ibidem, CoDrérence du 3 janvier I8IS. Pagoa ii'iliT.j. CuTURSAOB iLctlen aod Doapatches at Lord) (Tome X, ■lii-iM). I-grd Cïgtlereagli A lord Liverpool et au duc de Wellington, Viunoe. 1 janvier 18iS>.
1. Hertnch était aveo Colla le représentanl des libraires allemaodi au
beau de la guerre et ce sont les peuples qui le souffleront et réteindront. »
Wolzogen, venu hier chez moi, m'a affirmé qu'Alexandre ne serait nullement fâché d'avoir Toccasion de montrer ses talents militaires. A l'en croire, et il ne fait que répéter les dires de son empereur, sans l'intervention opportune d'Alexandre qui modifia encore à temps les dispositions défectueuses de Scbwarzenberg, la bataille de Leipzig (1) aurait mal fini« Schwarzenberg n'est pas fait, d'après le tsar, pour conduire des armées, mais pour faire des campagnes ministérielles et ainsi de suite.
Le jeune lord Auckland (2) a dit hief chez Arnstein, qu'il n'j avait absolument rien de vrai dans le bruit qu'on s'était plu à répandre (^u rappel de lord Castlereagh, qui envisageait sans l'ombre de crainte la réouverture du Parlement.
Zerleder, l'envoyé de Berne,, a dit de son côté que lord Clancarty était le seul des représentants de l'Angleterre au Congrès qui ait des idées pratiques et nettes ;^ que d'après les confidences qui lui' avaient été faites par Clancarty et par Stratford-Canning, on ferait l'impossible pour éviter une guerre qui ne profiterait qu'à la France et à quelques égoïstes ; que l'Angleterre ne tolérerait pas Tafflaiblissement de la Prusse qui doit rester assez forte pour être capable de tenir tête à la France sur le Rhin ; que, si l'on n'avait pas monté la tête au roi de Saxe, il aurait certainement accepté les provinces rhénanes ; enfin que l'Angleterre ne permettra jamais qu'on attribue les Sept lies (les îles Ioniennes) à l'Autriche.
Il résulte de la conversation qu'ont eue devant moi Kozlowski et Canning qu'Alexandre veut partir le 16 pour Varsovie, si d'ici là il n'a pas obtenu ce qu'il veut.
KozLOTvsKi : « On nous menace de guerre. (11 éclate de rire). € Eh 1 bien, nous verrons quels avantages ils en tireront. Soyez € assuré qu'aucune armée ne la désire plus que la nôtre qui € l'attend avec impatience. »
Gansing : € Je n'en doute pas, mais votre souverain ne la « désira pas, et s'il voit que l'Autriche est prête à soutenir la
1- Ce n'est pas à Alexandre, mais au général ToU que revient le mérite d'avoir modifié les dispositions prises le li octobre 1813. (Cf. Bbrmharoi. I>enkwiirdigkeiien aas dem Leben des GenerAls vqn Toll.