‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 3 sur 171 · Membre du Parlement · texte numérisé non relu

Membre du Parlement

Le premier insiste sur l'exécutiou du traité de Kalisch (!) et Je second, sur le rétablissement de sa puissance aux termes du traité de Reichenbach (1). Ces souverains ont assurément droit à des compensations proportionnées, d'une part h leurs sacrifices et, de l'autre aussi à la puissance et à la grandeur de l'Autriche et de la France. Sans cela, point d'équilibre et piiint de sûreté pour l'Europe. Mais à en juger par les discours des Russes et des Prussiens qui ne songent qu'à leur agrandissement, il est fort ù craindre que la guerre éclate au printemps.

Ncsselrode jouit toujours de la confiance d'Alexandre, quoique Cr^rtoryski soit pour le moment le plus écouté des conseillers d'Alexandre,

llSoV. Vieanc, 6 janvicrlBlS (F. 496.111 adï).

Nota à HAGER (en français).

GriviU de la «iluatioa en Italie. Mural «l la con«piration. Tiijll, Baïaohoir at Poao di Borgo en diagricc aupri* d'Alexandre.

Les Prussiens et les Russes soutiennent ijue nos affaires vont mal en Italie. Le général ïuyll (2) l'a dit avant-hier au duc d'Acerenxa en ajoutant que « quoiqu'on en dise ici. Murât était dans la conspiration de Milan et qu'il était le mouvant de tout lA-bas ■.

Tuvll et le général Balachoff ne sont plus en faveur auprès d'Alexandre, parce qu'ils sont contraires à la réunion de la Pologne, tout comme Poïzo di Borgo qui, d'après ce que m'a dit Ruffo, un de ses intimes, retourne à Paris très content d'avoir touché l'argent qu'on lui devait et de partir d'ici.

Alexandre eat toujours furieux contre Mettemich.

>. Tujil, baron, général ruaae. Chargé inoinenlanémeul Huaaiii 4 Niplp* aprè* le a«pa l du général UaUclioft. il en d«as Ici praraiera Jours d« novombre.

LA rÉBlOUE DE CRISE

1240. Vienne, 4 janvier ISIB (F. 49S.311 td 3).

GOLLOVKINE à STEIN (Intercepta.) (en français),

Ce n'est pas Marie Sluart, mais Klîâa d'Alberg que je vous

offre ^«ujoard'bui, Monsiear le Baron, et pour laquelle je vous

Muoieoe billet .Vous voyez que je suis complaisant et que je ne

tais rico refuser k certains amis, surtout lorsqu'ils professent

■ iM vertu sévère et sûre. J'espère que ma proposition vous

Bviendra et que j'aurai le plaisir de vous trouver dans la

Je TOUS ofire tous mes hommages.

Vienne, 3 janvier IglB {F, 496.211 ad 2.).

HEILMAN-N à son père {Intercepta} (en français) (analyse).

Ital des afTairei en SuUie. Bruits de remaniements ministériels.

n loi aflirme que jamais leurs affaires n'ont mieux marché E pour l'instant. Il enregistre le bruit du remplacement de etternich par Stadion, de Nesselrode par Razouraoffskv, Hardenberg par Humboldt. Reste à voir si les atîaires en ml mivus pour cela.

Eo ao mot tout est encore indécis et absolument mysté-

B4S. Paris, 3a décembre 1814 {F. 4ss,iti ad i).

CELSEN à HARDENBERG (Inlercepla) (analyse). U'alFaire Exolmans L'atmaiiach Ho.yul,

Sur l'afTaîre des réclamatiuns et sur les illusions que se font k tei endroit les commissaires, hollandais van Cannemans et diDots van Rest.

Bruit fait par ralTaîre Exelmans dans laquelle ont trempé

hft

Flahaut (1), Perregaux (2) et Lamarque (3). Un policier, venu chez Flahaut pour savoir s'il n'avait pas reçu de nouvelles d'Exelmans, a en guise de réponse reçu une volée. Puis sachant qu'il avait eu maille à partir avec un homme de police, Flahaut a été chez le préfet et Ta prévenu qu'il recevrait de la même façon tous ceux qu'on lui enverrait.

On a été fort frappé par le fait que le roi de Naples ne figure pas dans Talmanach royal, dans lequel on a placé au contraire le roi de Saxe.

1243. Paris, 26 décembre 1814 (F. 496.211 ad 2).

GROTE à MUNSTER {Intercepta) (analyse).

Dépêche consacrée tout entière à TafTaire Exelmans, son refus de se rendre à Bar-sur-Ornain, puis de se présenter devant le Conseil de Guerre de Soissons. Ordre de l'arrêter. Il s'y dérobe par la fuite après avoir déposé une protestation à la Chambre des Députés.

1. Flahaut de la Bellardière (comte de) (1785-1870), s'engagea en 1798, fit toutes les campagnes de l'Empire, général et aide de camp de l'Empereur en 1813, adhéra à la Restauration en 1814, mais fut' un des premiers à se rallier à l'Empereur lors des Cent-Jours. Nommé pair de France au retour de sa mission manquée à Vienne, il dut s'exiler à la seconde Restauration et donna sa démission en 1817. La Révolution de juillet lui rendit son grade et la pairie. Un moment ambassadeur à Berlin en 1831, il devint en 1837 premier écuyer du duc d'Orléans, puis en 1841 ambassadeur A Vienne où il resta jusqu'en 18 iS. Sénateur en 1853, il fut nommé grand chancelier de la Légion d'Honneur en 1864.

2. Perregaux (Alphonse-Glaude-Charles- Bernardin, comte), né A Paris en 1785, auditeur des finances au Conseil d'Etat, remplit plusieurs missions en Prusse, en Autriche et en Espagne, Chambellan de l'Empereur, puis comte de l'Empire en décembre 1808.

3. Lamarque (Jean-Max imin, comte) (1778-1831), général de division, mis en disponibilité par la Restauration après les Cent-Jours, rentré en France en 1818, député en 1828, contribua au succès de la Révolution de 1830 et lutta A la Chambre contre les tendances, A son sens réactionnaires, du gouvernement de Louis- Philippe. Enlevé par une attaque foudroyante de choléra, sa mort subite faillit renverser le trône de Louis-Philippe.

1244. Paris, 36 décembre 1814 (F. 496.211 ad 2).

GOLTZ à HARDENBERG (Intercepta) (analyse).

Sur Exelmans qui n'avait pas reparu le 25 et sera jugé par une commission militaire dès qu*il reparaîtra. Wellington a reçu hier soir la nouvelle que la paix entre l'Angleterre et TAmérique a été signée le 24.

1245. Londres, 16 décembre 1814 (P. 496.211 ad 2).

LIEVEN à NESSELRODE (Intercepta) (en français).

Marche favorable des négociations de Gand. L'affaire Oxford. La conduite du gouvernement français approuvée par TAng^leterre.

Lord Liverpooly que j'ai questionné sur les négociations de Gand, m*a dit qu'elles étaient en pleine vigueur. J'en conclus que Ton ne doute plus d'une issue favorable.

Parlant de TaiTaire Oxford, lord Liverpool a donné tort à son compatriote et a rendu hommage à la conduite tenue par le gouvernement français et à la délicatesse qu'il avait apportée à toute Taffaire.

1246. Zurich, 22 décembre 1814 (F. 496.211 ad 2).

KRUDENER(l) à CAPO D'ISTRIA (Intercepta)

(sous couvert Canning).

Il serait utile de presser la marche des affaires suisses et de les régler avant le 5 janvier, jour fixé pour la prestation du serment. « J'espère du reste qu'il sera facile d'obtenir un nouvel ajournement parce que les têtes commencent à se calmer.

i. Krudener (Paul Alexéiévitch, baron de), Chargé d'affaires de Russie en Suisse.

1247. Londres, 10 il*Ccmbr« ISU iF. »96.îH ad 3).

Anoiijme Ji... (à Wenno) {littercepts) (en français). 11 tt ptaint (te l'obecuril^ dans laquelle on UÏsbc les diplomalos de Li

Vous verrez par les Gazettes ci-joiotes les absurdités q l'on nous fait passer de Vienne, et ce qu'il y a de plus p' c'est qu'outre ces absurdités rien ne nous parvient direcU ment de la source. Jamais, depuis que je suis dans la carrière je ne roe suis trouvé dans de pareilles ténèbres politiques.

Tous mes collègues ici s'en plaignent plus ou moins etl n'y a qu'un cri contre ces réticences.

1348. Londres, 33 décembre 1811 (F. 198.311 ad 3).

GRELIIMau roi de PRL'SSE (à Vienne) (Intercep(.i) {Am\yat

11 appelle l'attention .sur l'activité avec laquelle on p FlymouthetàPortsmoutli l'embarquement des munitious, etfl etc., destinées à l'armée anglaise d'Amérique.

De leur côté, les Etats-Unis pressent vivement l'augmenti tion de leur flotte. Les E/ats-Unis et le Washington de 90 c nons, la Coiislilufioii, de 78, le Président et le Warrior, t 04, vont être prêts 'i appareiller sous peu.

Les nouvelles du Rio de la Plata vont jusqu'au 30 s^ tcmbre. Le gouvernement a proclamé son indépendance. TÎce-roi espagnol a été déposé ; tout le Pérou, à l'exception d Buenos-Aires, est en révolution.

ut PÉRIODE DE CRIBB

Vienne, Sjaarior IBti (P, 496.109 ad 2).

WIXTZINGERODE et LINDEN qu rui de WUHTEMBERG (& Stuttgart) (Intercepla) (en allemand).

déllnitive de Tallcyrand. AITaircB de Poto^^ne et de Saxe. Les Mie* pruBiicnaes des IS et 39 décembre. Castloreagh el Talleyrand, La Su* al le Danemark. Les projets de Conslitulion allemande de Uumboldt Et de Weetenberg. Lea iuleoLions d'Alexandre.

Les doutes, qu'on avait encore avant- hier quant à l'admis m de Tallevrand aux séances du Comité, n'esistent plus. Son admission est chose décidée et il semble (juc les souve- 'ont pas partagé à ce propos les appréhensions de leurs mioUIres. S'il y a tout lieu de croire que l'on a lîsé dans leurs pinde» lignes les frontières de la Poloj^ne, que la Fiance et

f Aotriche persistent dans leurs déclarations relatives au mainieo de Itt Saxe, s'il importe de considérerque du cMl^ prussian B ne a'c9t pas refusé à entrer en né^i^ociations, on doit en conlure que l'Empereur Alexandre a admis eo principe la resti-

Intion de la Saxe à son roi. Les calculs, auxquels on se livrera,

pooTTont lui faire subir quelque diminution et c est ainsi que cloQ toutes les probabilités,rElbe servira de limite et la Lusace I Will^nberg seront attribués à la Prusse. Noos ne sommes pas encore en mesure de fournir h Votre lajpstê la note prussienne remise à l'Empereur Alexandre et Wd CasUereagh pour être communiquée à l'Autriche en rée b la note de Metternich du 1(1 du mois passé (II. Depuis le Comité a reçu communication d'une nouvelle note

prosÀenne adressée directement à l'Autriche (2), sensiblement las modérée que la première, 11 y aurait, dit on, dans cette Ole OD passage tout à fait digne d'être remarqué. La Prusse ïproche h l'Autriche de vouloir, en s'opposant h l'annexion t la Saxe.lui faire commettre la même faute politique qu'ellelÉme a faite en signant avec la Bavière un traité qui a emiché l'incorporation de ce royaume. 5 il en est réellement

I-C rf'AnociiBHo. Note du prince do Hardenberg A l'Empereur de Vienne àUe 4a la décembre lEli, remiec le 30, IraaBmiBe le iiiérne juui' pur ce 'Empereur d'Autriche Et par lord Casllereagli au prince de Met- «efa! Ul-U» et Ibidem 1863-1869 et 1952-1960. " ttaUdu ndècembre IBH, cf. d'A.soEHBna, 1BQ3-I860.

lî LBS DESSOCS DV C0^GR6.B DE VIENXE

ainsi, on pourra se faire uoe idée de ce que serait pour les Etats de l'Allemagne cette protection tant vantée dont se targuait' la Prusse.

Dans la conversation d'hier, au cours de laquelle Metternieh a déclaré que l'admission de Talleyrand était chose décidée, il a dit qu'on aurait encore besoin de deux séances pour ea finir avec les alTairea de Pologne,

Jusqu'à présent Casllercagh avait évité de se prononcer sur les questions de Pologne et de Saxe. 11 devait, disait-il, se borner à exiger l'exécution intrinsèque du traité de Paris, Oo croit que Talleyrand s'employera à le faire se départir de cette attitude et s'attachera à faire de lui un soutien elTectif du s tème français et autrichien dans les affaires de Saxe et da Pologne.

On prétend qu'on a achevé de rédiger un nouveau projet de* Constitution allemande qui va être présenté sous peu au Comité des affaires allemandes. Metlernicb, que l'on avait intcr-' rogé ù ce propos, a déclaré n'en rien savoir et nous a promisde nous aviser dés qu'il y aura qut?lque chose de fait. 11 parait' que la Prusse est disposée à renoncer it Mayence, à condition qu'on en fasse une forteresse fédérale.

On dit aussi que la Russie soutient les prétentions du dua? de Weimar sur Fulda,

Les craintes que le cabinet danois avait conçues au sujel de la Poméranie suédoise se sont vérifiées. La Suède a pria pour prétexte le fait que le Danemark ne l'a pas mise en pow session de deux forteresses norvégiennes, ainsi qu'il devait li ffiire aux termes du traité de cession île la Poméranie sué' doise.

On vient ft l'instant même de nous dire que l'Autriche i

rejeté un nouveau projet de Constitution allemande élabora par llumboldt, que Wcssenherg en a préparé un autre quB Metternieh n'a pas encore accepté, mais qu'il a communiqué') k titre privé à la Bavière, qui n'y aurait rien trouvé à redire.

On prétend aussi que l'timpereur Alexandre aurait déclaré qu'il ne prendrait aucune décision quant aux alTaires de Pologne, qui doivent être résolues par le Comité avant celles de Saxe, tant qu'on ne se sera pas mis d'accord sur la r truction de la Prusse.

tA FÉBIODE I

Vienne, ^ janTîer igts (F. 496.!n ad î).

IIAGER à TEMPEREUR

(Bordereau el rapport journalier du 7 janvier).

Le prince héritier de Wurtemberg ne manque pas d'aller I les jours faire de longues visites à la grande-duchesse d'Oideobourg.

, e jonvicr 1815 (K. -ige.în ad S).

....à HAGER

Surweillaoee de Marie-I.miise.

Xeipperg, après avoir été le 5 avec M"* de Montesquieu el llan^Louise au Manège Impérial,^ dîné â Schœnbrunn où on 'a parlé & table que de choses indifférentes.

!S2. Vienne, 6 janvier 181S (F. 298. !17 ad î),

.... à HAGER Surveillance du prince de ilardenberg.

On continue de surveiller Veitli et Mûller, les domestiques de confiance de Hardenberg.

A dfuer chez Hardenherg, Humboldt a été très dur pour TAulnche. Il a dit, entre autres, que dans l'état où se troulûeat ses finances, elle ferait bien de ne pas croire qu'elle en m par des menaces de guerre.

1353. Vieoaa. 6 janvier UlSt^. «96.317 ad S).

Raci-oht à IIAGKR

Les priij«U de C«rl Mûller oL du Tugtndbnnd.

CarlMûller(l)se propose, lors de la guerre contre l'Autrichf de soulever toute l'Allemagne avec le concours de l'ancis Tugfnilbund. Il croit à un succès certain et complet et vea que dans ce cas on attaque à la fois la Bavière et l'Autriche l'une par la Franconie, l'autre par la Bohême. Il pense que France, à laquelle on laisserait prendre possession des pn vinces rhénanes, ne viendrait pas dans ces conditions e à l'Autriche.

1254. VicuQC, 0 Janvier 181S (F. 198.217 ad 3).

à H.AGER (CQ rrançaic).

Le Comité des airaires allemandes va examiner et peut-ëtra adopter le projet de Constitution préparé par Wessenberg'i)

On affirme que Vnltimattim de l'Angleterre sera présent* au Congrès le 13 au plus tard ('\).

1255. Vionae, S janvier IHS (F. *98.3I7 ad !).

BliRNSTOHKF a PLESSEN [intercepta).

Envoi d'une pièce intitulée : € Projet russe présenté au prince Je Metternich et à lord Gastlereagh le 31 décembre (7 feuilles), relatif aux concessions à faire (4). »

1. Anoîcti cBpilaine au aorpa Trsnc ds LUlxow, 1. Cf. d'ANOBSBno, ï8fl-tSB. Fi'ojf^t d'uae base de U ConfCdAration germi* aique par un mlniilre de la cour de Vienne.

3. Cf. d'.<VnaiBBna, 79Ï-797, Nulo circulaire de lord Gastlereagh. Vlennaf tfljanvierisit.

4. Cf. d'AnoBaBiin, t79-5)lj. Noie du comte de Ne»selrodo «ux plènipot«it' Lîairca de l'.^utriclio. de U Grande -itrelagne el de la Prusse conlensnl lea Idiea de tu Husaio aur lea moyena propres à Qier les rapports entre les Etati

ivre de la paix.

LA fËRIODE DE CRISE

CASTLEREAGII à TALLKYHAND (/nlercepta).

G)mme j'expédie ce soir un courrier, voua m'obliperiez en a'sutorisant h donner en toute conOance copie à lord Liverpool Je la lettre si intéressante que vous m'avez adressée ce oalin (1).

1257. Vienne, S janvier IglS (K. i96. 217 ad 2).

CASTLEREAGH à lord GATHCART (IntercepU).

Envoi de sa correspondance avec Metternieh el de la répDBié du prince relative à la nomination de Cathcart comme etennissaire chargé du règlement de la question des prises et Al bntio de Venise.

i£ao. Viennf, S janvier 18IS (F. 196,3111 ad î).

HAGIÎR à rEMPERELR (F. 496.72 ad 2).

Borrlercau cl rapport journalier du B janvier iSIS.

Il loi read compte du vol commis chez le général Jomini par son propre domestique et lui transmet la lettre suivante :

1259. Vienne. «-T Janvier 1815 {V. 496.219 ad 2).

Prince WOLKONSKY a HAGRR (analyse).

Vol chez le central Jomini.

Lettre au sujet du vol de 500 ducats commis chez Jomini

11. Cf. T.ll<ryrainl »>■ roi. Vieuoe, «janvier 1815 (Dépêche n- 30) (pages îis-

PL . Je muai» «le recevoir la luUre de Votre Majesl* (colle du 30 dtoera-

R), ^aMad lonl Casllercâgh est entré cbei moi. J'ai cru devoir lui en lirj

ptrttçi— qui se rapportent i lui el au Prince Kégent. Il y a éié oitrémc-

Il Mnalbli!, "l. désirant faire connatlre h sa Cour dans queli lermea Votre

é p«rl« **" ppifce, il m'a prié de lui en laisser prendre note, 4 quoi

45 LES DESSOUS DU CO^GBl!s DB TIE^^E

par le N" Jeao SinnU, d'Orten, cantoD d'Argovîe, valet chambre au service du général sous le oom de Jean Schenk.

Wolkonskj prie Hager de s'occuper de la plainte de Jomii qui croit savoir que son voleur a pris un passeport poi Graz(l).

T janvier 1B]5 V. 196. 6. 1 1S ad S).

. . à HAGER (en français).

Quoiqu 'encore un peu soufTrant, Jomini va tous les joi chez Alexandre, auquel hier et avant-hier il a porté des p piers et un rouleau de cartes topographiques qu'il rappor chez lui en rentrant. Il employé depuis quelque temps com secrétaire un nommé Sauvage, qu'on croit Français. I homme, né dans les Pays-Bas, tout dévoué à l'Autriche, ni a déjà rendu des services. Il est très pauvre et par lui il rait très facile de savoir ce qu'il fait pour Jomini, et je demani h être autorisé à lui donner quelque argent.

11 est absolument impo.ssible de fouiller les papiers de Ji mini sur place ou de les emporter même momentanément, a trop de monde chez lui, trois domestiques et la femme chambre française de sa femme. De tout ce personnel on i pu gagner qu'un seul individu peu apte à rendre des servici du reste d'autant plus difficiles que le général sort très p et que son personnel suisse, sur lequel il peut compter, quitte jamais la maison quand il est dehors.

I. Le \i janvier Hagcr rJpotidMt A Wolkonsky en lui déclaranl qui lice avait prin les mesur«« oéci^sMirci. Elles ivaienl mjtnc été si biei que, • UDdis que Jomioi tcrivût de son ctii A Hager pour lui indiquer qu' lieu d'aller A Grai ou k Lamboch, floo voleur dovail tlro encore à Vienne on l'aurait vu le Ifl chei un bijoutier du tlrnbon -, cet individu avait déjà arrélé, non pas i Vienne, miif i Prcsbourg.

Le voleur de Jomini s'appelait en r^alilf Jean^Jacquos Sinn (Cf. Siber llagcr, Vienne, Î9 janvier (P,«T ad 3). Résumé de rinterroftntoiro de ï

Ul PÉKIODE DE (

r 1815 (ï'. -I9a.21<j ad 21).

.. à HAGER

A relever sur la liste des pièce pv le cabinet noir :

intercoptées et examinées

Uoe note de Castlereagh à Paltnella sur les offres faîtes au Portogal pour la cessation de la traite des nègres au nord de Trusteur (1).

■, 7 janTier 1815 (F, *98.!IB ad S),

, à HAGER (an français).

Coaune oa peut compter sur les garçons et chanceliers de ri Castlereagh, on cherchera après son départ à les faire todre par lord Stewart et en tous cas à s'assurer les sertts de ceux qui seront employés par lui.

ISS, Vieiine, 7 janvier 18lï IF. 49â.!19 ad 3).

.... à HAGEH

Parlicularilés du caraclfire de Lawenbietm.

Lœweobielm, très joueur, très assidu aux parties de cartes MX Palmella, est très mauvais joueur et insupportable quand perd.

L (X d'AiioBBKno, ST1-&71. Nolo de lord CaflLIereagli au chevalier de La- 'Mlif ^ Hi]cl de l'abuliliiia de la traile des nègres, Vienne, IT décembre li lhi4em, afla-«74. Premier protocole de la conrërence parLiculiire du ijovtar, ika plAnipaL^nliairos des huit puissances signataires du traité de n* pour délibérer sur l'abolitiim do la traile.

ISIS (K. IBS,319 ad S).

D... à IIAGER (en français).

J'ai su par Neïpperg qu'Alexandre avait dit ces jours-e prince Engène ; « Soyez tranquille, vous serez indemnisé j Italie, je vous le garantis. » '

L'entourage de Talleyraud et de Nouilles est au contrai très mal disposé pour le prince Eugène, Us prétendent qu'J cas de guerre ou de complication le prlooe Eugène chercfaH à provoquer des troubles eu Italie.

Lp capitaine danois Schuhmacher se plaint de la polie crèle. Tous les Danois et le prince lui-même sont convainol qufe le valet de chambre Millier (1), placé par la cour auprj du roi, est un de ceux qui sont chargés de le surveiller et t l'épier, L'culourage du roi de Danemark se détie égalemoi du général Steigentesch.

1265. VicDDO, SJaavier IBie {F. UtMS àà 3).

HAGER i> rEMFEBEUR

Bordereau el rapporL journalier du 9 Janvier IHIS.

Rapport sur les ii domestiques et courriers français qui | habitent h Sohœnbrunn,aînsi'que sur l'attitude singulière que Tuyii prête à Murât.

1266. Vienne. * janvier 1815 (F. *«.3T8 ad I).

Cabinet noir du 7 janvier (inUrcepla).

iBernstortr à Saint-Marsan (Envoi du projet russe i Mf^ternicb el à Cusllereagh le 31 décembre 1814.)

LA FtniODE DE CBIBE 19

«rg A sa lemme, née Brignole, à Parme (sous couvert Erettil.de Vienne. 3 janvier. (Il ne sait quand il pourra part, Les alTaires vont si lentement. Il la prie de rester là où kesi, de ne pas s'inquiéter jusqu'au moment où il pourra llCjointlre. )

I Ebtuî de la copie trouvée chez le syndic Hnch(i), de Liibeck ■nioire do protestation du prince de Solms-Braunfels I branche aîmie de la maison de Solms (au nom de son I jcfti t:l du prince Auguste de Wied (au nom de son père et lletoute ïii maison de Wicd} (i).

vienne. » janvier IRli |F. I!16.!1B ad î) ... à IIAGER

Surveitlmice de lord Stewart.

1 Stev^'art est resté cbes une femme de Is Keerntnere de 1 1 heures du soir à i hcmres du matin, ie 7 janvier.

i janvier 191& fK. 496.218 ad 1).

.... ;■. ilAGIiH

Mil«ineDt «a Italie. Les visées de la France et leur cause.

3 de remettre en liberté le général Lechi, dont don a cauâé un très grand mécontentement dans le

ailleurs fort mal en Italie. La France ne tient au . diîs Bourbons à Naples et à Parme que pour I ajicienoB influence en Italie.

É (Jewi-Frédénc). sénateur et représentant de LGbeck.

. Ïl3. Représeatal ions de» maisonB princiéres de Solms Mire le* oinpiitenienta de Nassau sur leurs droila peraonnels et ■ "" ï7 décembre *fil4 el {bittem 18(13. Metlernicli â Hor-

■-Aagiwto-(3iarlps, pHnoo de> ItTTe-lHSfl), avsil succédé en 180!) <a qû hti c*da U régence.

LES DESSOUS Df CONGRÈS DE VIENNK Vienne. 7 jauvior 1815 (P. 496.318 ad. I).

© © à HAGER

riit«s i Milan. Le

Le prince Ku»;ëne bien qu'inquiet des lenteurs du CoDgrI continue cependant d'espérer, D'Arnay m'a dit, à propos ( arrestations faîtes à Milan, que l'on a attribué uno gravité e:d gf rue à des choses qui n'étaient guère plus que des propos a calé.

Des personnes bien renseignées, parce que, comme le i chai de la cour, le comte Wilciek par exemple, elles ont e pas mal de relations en Lombardie, ont dit devant moi : « était sous Napoléon la capitale d'un royaume, le centre de ti le commerce de l'Italie, le siège d'une cour brillante. Tout o a cessé avec Napoléon. Il est tout naturel que malgré 1 la bonne volonté de l'empereur François, Milan, Venise, même que tous les Etats italiens devenus autrichiens, estimei à bon droitqu'iU ne seront jamais ni heureux, ni contents s la domination de l'Autriche,

Tujll a formellement déclaré à l'un de ses intimes que poi dant la dernière guerre Murât n'avait cessé de correspond) avec le vice-roi et s'était même mis d'accord avec lui.

IJk PËllIODE rr CRISE

i«. a juner taiS (F. 496. sis ad S .

Nota k HAGER (en français).

Depuis ces derniers jours on a l'air gai et content et sans oi^eil ili l'ambassade de France. On débile dans le public qn lord Castlereagh a déclaré, h la deuxième séance de la Dommissioa pour les affaires de Saxe, qu'il était obligé de deeuJer tjue Talleyrand en fît partie et que depuis son admis- KBo It-^ .-ifTaires ont pris une tout autre tournure.

l-f- ■nnemis de Metternich en proQtent pour dire qu'en fkjn.Tnt Talleyrand par jalousie il avait tout gâté et retardé.

à HAGlîn(en rrançais).

B concUKnles de la HuBsie el de l« Pius mcxitralion de Humbolilt.

La Russie et la Prusse semblent renoncer à leurs vues sur 1» Polofrne et la Saxe. Humboldt lui-même déconseille à son roi, loat ce qui pourrait amener une rupture.

L'a^nl H... (I) a fait parler des Russes et surtout le profesMiir Cari Mtiller, un des agités du Tiigend-Iiiind.

B78. Vienne, 10 janvier IBli (F. 19S.SÎ0 ad î|.

HAGER a L'EMPEREUR

Bordereau «rapport journalier du 10 janvier 1815.

Rapport sur deux agents actifs du Tugend-Bund Riedesel «( Eckardsl«in,envoyésde Vienncà Altenburgetà Heidelberg.

I. H. UMlul« d'Uebenitreil, un des agents les plus utiles de Hager, un ■hvin Ir^ Mi nvec Cari Millier, ce qui lui permctlail de rapparier tout ■ 4B«0*liri-cl lui racontait.

Rapport su qui était au c

ur Ettori (1} et sa conversation avec Localpllî 3Dt des complots italiens.

Vienne, 9 janster ISIS (F. IM 320 ad 3).

... à HAGER Surveillance du prince de Hardenbcrf^.

PBîcr, 8, le prince a comme d'habitude travaillé toute la unée. Humboldl, venu à midi, n'est rpslé que peu de tem] Le prince a ensuite envové chei Kazoumoffsky pour savoir quelle heure il viendrait. RazoumoffsUj a répondu qu'il atl« dail Capo d'Istria cl qu'il viendrait aussitôt. Ils sont en el veous tous les deux vers une heure et ont conféré avec le prij pendant près d une heure. Ausiilôt après leur départ, Hai berg a envoyé un petit billet à Castlereagh qui arriva pi qu'immédiatement, resta une demi-heure, se rendit tout chez Talleynind el revînt au bout d'une demi-heure chez prince avec lequel il ne resta que peu de temps,

Le comte de Munster, le prince de HohenzoUern, le co-n de Hardenberg, les généraux Schoeler et Grolmann, Humbol Cotta et quelques conseillers dînèrent avec le prince qui re( ensuite dans le courant de l'après-midi la visite de Gaerta du comte Eientlieim (3), du duc de Campochiaro et du prii Cariati. A 7 heures du soir, il fit porter par Vcith une leth Talleyrand, et à 9 heures, il se rendît au thé que doni la princesse Taxis et en revint un peu après 1 1 heures.

1, pour Etlori, agent Hccrel employa par Bellegarde, cf. C> Wii: Mttrtl, I» âtriuirt a%nie de rinne. (orme II, :S-1B.

}. Il ne iVit P" 1* ^ Giovanni Localelli qui avait éU le pren oin de la cour du Vice^Hoi, mais de son homonyme, cher de â Minialère de la r.nerre.

3. Probabletncat le coenlc Gaillaum gèntrn\ nulricliien qui, prête al. i Vieni inlér£t* des Médinlisèi.

LA PÉRIODE ÙE CRISE tA

VlcAae. 8 janvier 181S {F. as 330 ad Si. ftAVPoaT àr UAGER

Surveillance de la Harpa.

La Harpe a fait pendant la journée d'hier la- aavelte enlre lexandre et Slein.

Vienne, T janvier )S15 (F. 49S.3:U jd 3).

Hapk>m- à RAGER (en fni içais).

nnnH d^ prince de Wrede sur Darde jborg et Slein;

I Iternit>renieDt à diner chez Wrede le prince royal de Bavière,

« tlaquel se trouvaiant Hardenberg et Stein, dît àWrede :

■ Tajez donc, voilà les deux grands loups en face du mouton,»

pttii,ràpniilit Wra.lj. miia ils 11? pairrjat pourtant pa^ égor-

■ 4 manger la brebis qu'est la Saxe. »

U résalte de ce qu'on ;■ su des conversatioas du comte Rei- P^cabach avec Miiller et Jordan que, des deus partis qui exîs- Bil en Pniase.œlui des minialres et celui du roi, ce dernier (l composé des ennemis irréconciliables de l'Autriche et est tiUmX dangereux parce que ceux qui en font partie poussent f de hmWa l«ur» focces h la guerre.

ViMioe, S janvier ISUIK. t96.:l3Q ad 2). © e à FTAGER (en français).

■ Ua sonnets fins de la légations d Portugal sont très oounis. ■tifihére y est excellente et de jolies chanteuses anglaises y

M LES nESSOLîS »U COKGBËS DE VIESKE

ont beaucoup de succès. On prétend que Talleyrand (1) y a paratt vers les deux heures du matin. On ne se gène pas p raconter dans le monde qu'on sait niaiatenant h n'en pas doi ter que Genlz joue double jeu. et qu'il est de plus en [ ' intinne avec Humboldt, la Sagan et la Bagralion, et qu'il loin de n'être dévoué qu'à Metternich.

On a remarqué qu'au bal donné par Stackelberg le roî i Prusse est resté pendant deuj; heures assis à cftté de la coni tesse Julie Zichy plongé dans la contemplation et dans l'a ration.

Mardi dernier (le 3), à dîner chez Charles Zichy on a altendj jusqu'il G heures lord Stewart et on a flni par envoyer chi lui, 11 se fit excuser et (ît dire qu'il avait oublié cette invilatio) En réalité, il était en ce moment très occupé chez une de s maîtresses, nne française.

On raconte à ce propos que notre Cour a demandé son r pel. On affirme qu'il a déjà donné des signes d'aliénation fl qu'il lui a fallu suivre un traitement dans la maison de sanU du D' Willis, le célèbre aliéniste. On me dit de plus que toiU récemment encore il a eu une allercalioa et a reçu une volé dans la Naglergasse (i).

/îcime, le 9 janvier ISIS (F. t9H,ï20 ad 3).

KHEDDl à HAGER (en fronçais).

L'affaire de la Pologne est réglée, comme me l'ont af&nnw les ministres portugais hier avec un grand air de sûreté, duché de Varsovie restera ft la Russie. L'Autriche aura

t. 11 importe de remarquer qu'on ituit pricisimeol i un des ma

plue crilique», à un de» lournanls décisifa du Congrès. L'Anglc(«n«, déli rasaée de la gii«nt ovee le« Etals-Unis, vient ds cuuclnre un traité a> d'alliance avec la f nncA et, l'Autriche contre la Russie et la Pruaao e èi>ruuveplusqiie jamaii le besoin dE tout savoir. Ou surveille en cona^uene d« plus prJs encore quo par le passé Talleynind, Renli lui-même, Hardei berg, Hiimboldt, Pouo di Uorgo, la priucesse Bagration et la duchesse de S gaii. aiiixi que tout ceux qui friquentenl ces deux »»lon».

ï. Une me do Vienne, près du Graben,

■fDc avait cédé par le traité de Vienne en 1803 et la Prusse JW» comme indemaité toute la Lusacc fjui rattache ses lia i la Sitésie, plus quelques autres pays dans l'empire. J'ai passé la soirée chez le commandeur Saldanha de Gama{l). 1 mimslres portugais ont reçu hier un courrier de la cour Brésil qui leur porte des dépêches en date du 18 octobreootimer a confirmé l'indépendance proclamée par le Pararf, le Pérou et le Mexique. Ces peuples travaillent mainontïunc nouvelle Constitution. Les mesures inconsidérées Ferdinand Vil ont causé cette perle qui va plonger son jnuDe dans les plus grandes calamités.

Im Kios m'a peint l'agitation de son gouvernement qui de recevoir un coup mortel par la séparation de la Mêle, ou pour mieux dire du domaine du Roi, de toutes les I possessions de l'Amérique.

Comte V... (général bavarois) au iieutcnanl-général comte de HEL^SS [Inlercepla) (en français).

L'dhir« KielmaDB. Hahaut. L'élal des esprUs i^ii Trancc. TouB les jeux sont loiirné» «ur Vienne,

L'tSftiredu général Exelmans fait beaucoup de bruit ici. 11 ■t évadé. Un dit que le général Flahaut l'a favorisé. Ce nier est très partisan de Bonaparte. Il y a toujours de très ■nrûs e&prits ici. Mais ils ont beau faire, ils ne réussiront inen, gr&ce h Dieu.

1* «y^tème de bonté, que Louis XVIII a adopté, encourage I oulinlentionnés.

ha rappel des conscrits à leur corps fait sensation. Ils crient, mois ils iront. Le Français doit être mené plus sévèrent. La douceur ne lui convient plus. D'autre temps, d'au- H voies.

Tout le inonde a les yeux fixés sur vous autres ft Vienne.

de Gama (Aotoinc), memlii'e du Conseil roynl el du Coaseil des Mnl)«»uileur cxlraordiDiire cl ministre pltnipolentiaire près la Cour Bt>«l<, premier écuycr de S A R la ppincesso du Brésil, deuxième pléai- '-" (lu Purtugal aa Congru».

LES DESSODS DU CONeRÂB DE VIE!CKE

EUUT

U est vrai qu'on y Heal k boîte de Pandore. II faut conTCi que le résullal est bien iuhéressant ponr le bonheur de^ Etal el des particuliers. Ici, bien du inonde croit qne ]c flambeaal de la discorde s'y allume. Quaat à moi, je ne partage pas c*lt« | opinion, et je compte sur les lumières et l'huntanité defl a« guale» soDventiiis réunis à Vienne qui doivent avoir k cceTir d donner la paix et 1« bonbeur au monde.

STACKELBERG à MOCBNIGO (1) [int^rcipta] fen frunçaM (ttous couvert de RUFFO)

Effet produil par la paii de Gaod. La proleilatiuD de l'ei-ioi

... Lii paix de la Grande-Bretagne avec les Etats-Unis al accueillie à Vienne avec une satisfaction qui est ea raisoafl la modération que le cabinet anglais a manifestée en cette q constance et qu'on envisage comme l'augure de l'esprit qaj guidera dans sbs négociations avec le Continent. Bien ( celles du Congrès ne soient pas encore portées k maturi elles ne cessent cependant de se rapprocher de plus en p de leur développement.

En attendant, le roî Gustave- Adelphe (i) a fait rei Sidney Smilh une protestation qui n'a pas manqué de c delà sensation. Elle a pour objet de démontrer que s cation ne peut pas préjudicier aux droits de .son fils s trûne de Suéde, lui étant garantis piir les lois qui restreigi It «a propre personne la faculté du souverain de ren Couronne.

1. Mocenigo GDorgei-Dimitritvitch.cor pui> gauve^riirur pour le llnr des II» Ioniennes. cnsuiU; i;ouvcrueur

aontmé vor.< lu Ho àe tult inioislre de Ruiite auiir^s de [a cour d

Sicilei.il fui appelé quoique* année* plu» lard A remplir lei mfmeifon

3. Cf. d'AMauBao. 47«-i17. DéolaraUon de l'ancieu roi de Sutda ( tara IV. tovayie k l'amiral Sir SidDey Smith k Vieniui, pour £trc pr£M .M Congrfs,

LA FÉRIIWE DE CUISB tt)

Vûmif . Il janviav 181} (F. ISe.SU oïl 2).

HAGËR à l'EMPEKKUR

Bordereau «t Rapport journalier du 1 1 jaavLer.

Hëpport i Uager, IQ JaiwiiM- 1815,

Su rre il lance de Sch'jnbrunn.

Neippei^ a diné le 8 et le 9 à Scbônbrunn et eat chaque fois *È arec Marie-Louise jusqu'à H heures du soir.

ViMoe, 10 janvier ISIS (F. ua.311 ad 1).

Kepta (Cabinet noie du iJ janvier) peu curieux, sauf une • Jacardinal Coasalvi à Nesselrode sur le traitement qu'on ■ pfcerrer aux représenUats du Pape ea Russie.

Veilh, L'homme de conliance de HardenLerg, cherche depuis Btiqttes jours h répandre une brochure interdite à Vienne et ■titillée: « Senrltchretheti etnes Sachsen an seine l/mdsleute mSeplemlier 18/4. »

Vdth raconte partout que la Hease-Cassel a signé un traité 'tUiance olFensive et défensive avec la Prusse.

Les Bavuroîs disent que, si on n'a pas réglé d'ici au 25 la rntiiiii lin la Saxe et celle de MayetK^e, Wrede partira d'ici. M ïVussieos n'en affirment pas moins que leurs affaires ircfaeat U merveille, que Mayenee deviendra une forteresse dente, dont la garnison sera, pendant un an et à tour de fc, «atrichîenne, prussienne, puis bavaroise.

io LES DESSOL^S riL CO.NfiRÉS DE VIENNE

1285. Vienne, la janvier INI5 (F. 4ea.S3I el ii3 adl).

© ® à IIAGER (en français).

Dans plusieurs saloQsj'entcDds dire que: L'empereur de Ri sie est un homme faible el faux, un mauvais ami, un mauvi ennemi, un cerveau brûlé, auquel on n*a qu'à montrer les dei pour qu'il rentre ses grilTes. ne jouissant plus d'aucune Ci sidération en Europe, et dont on rougit, même à Saint^Pétei bourg. Ses ministres sont perpétuellement en conflit avec entourage. Conclusion : L'empereur de Russie est loin d'ôl aussi elTrayant qu'on a l'air de le croire.

On prétend que le major prussien Marlcns, neveu du coi sciller de la légation banovrienne von Marten.i est un espii de Daiberg. Hier encore, l'empereur de Russie n'a pas p; au bal de Metternich.

Dulberg a dit hier : « 11 a fallu que votre minîstôre ail pendant des semaines à l'école de Talleyrand pour tiair voir ce qu'il y avait h faire. »

La Tour du Pin se plaint de Metternich, et dit : * Mettei nich ne fait rien, entrave tout et tout marcherait mieux et ph vite s'il ne voulait pas tout faire lui-même et laissait un les autres travailler sous sa direction. Metternich a peur di Prussiens et des Rnsses. Le roi de Prusse et Alexandre ' savent et agissent en conséquence. »

1^86. VicnQi:, 10 janvier ISIA (K. 190.233 od 3)-

© © à II.AGER (en français) (analyse).

DiUiU Rur l'origiae, I e caractère et lei cou »£ que ace a de In rivalilé enlro llardEnbei-); et Mellernich.

Il signale la grande rivalité et l'animositc à peine déguif qui existe entre Hardenberg et Metternich.

Peu importe, ajoute-t-il, lequel l'emportera, cela ne chan géra nen à la marche du gouvernement prussien contre la

1res t'tals allemands et surtout contre l'Autriche et le priace

' Met ternie h .

Ilardenbei^ et Metternicli ne se pardonnent pas l'un à

utr« les événements relatifs à la note autric-hieane du 22 oc-

bre el la communication faîte à l'empereur Alexandre du

Uet di! Metlernicli.

Uetternich et Humboldt n'ont pas oublié les scènes et les

"icatious (piils ont eues chez et avec la Bagration et la I, scènes dont Gentz et lloppe (1) connaissaient le menu

dont ils parlent si mystérieusement. On désire fort qu'on à l'écart Hoppe qu'ils appellent le rapporteur prusso-

m1. Vienne. 10 janvier ISIS [F. 198.:!11 ad !)-

FREDDI à HAGER (en français).

Portrait de Magatviy Cerati.

ïù rendu au comte Magawly- Cerati, Ministre d'Etat de

Wme, Plaisfuice et Guastalla, la visite qu'il m'avait faite.

'est an jeune homme qui ne touche pas encore l'âge de

) ans, plein de présomption avec quelques talents naturels,

AÏS entièrement dépourvu de connaissance, soit dans les

comme dans les lettres et dans toutes les disciplines

. II suffit de l'entendre parler ponr le juger tel qu'il

LUI bonnète homme et uu ignorant. Loin de parler sa

le maternelle ou adoptive, c'est-à-dire l'ilaiienue, avec

netteté harmonique, élégante et avec précision, il parle un

itable patois et dans une période il prononce cinq fois ;

laz, caz, ► manière de s'exprimer qui n'est exercée que par

< gens vulgaires... 11 est très actif et entreprenant... Il nous

jaç» le plan d'organisation, suivant lequel était réglée l'ad-

DÛIralion générale de la souveraineté de Parme. Elle pro-

R on revenu net de (t.385.000 francs, monnaie de France,

qui mettra la nouvelle souveraine Marie-Louise en état de

avec toute la splendeur due â son rang. Le ministre a

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