ET DE POLOGNE
8 révritT 181S (F. :. iBK.8ao ud î).
SCHMIUT à HAGEK (analyse).
On «irveille tout particulièrement Czartoryski et ses collanteurs Lubomirski, Sxanyawski (1) et Gross (2) grâce à tôt TOD 0... Us ne sont pas aussi russes qu'on le croît, leparu dernièremenl dans le Morniiig C/tro/fic/e, quoique è par un certain Krakowski, était du général Jomini ; s la réponse à cet article a été inspirée par Czartoryski et •mis.
l Od a dît à von O... que le grand-duché restera séparé de la 'î,avec une constitution à lui (préparée par Matuszewics), l •rniée de 43.000 hommes se recrutant et restant dans le lits, ses dignitaires et son statut, un vice-roi ou gouverneur léral appartenant à la famille impériale et ayant Adam Czarraki pour premier minisire.
I Thoro et Cracovie seront villes libres.
, 19 rivricr I81& {F. a. 498 ad 3 .
.N. N. à HAGER (en français).
Lubomirski, les diplonules anglais cl [a cnmlcsse /.iclineka.
\ Le priDC6 Henri Lubomirski se donne beaucoup de peine
laptiver les ambassadeurs anglais, surtout lord Stewart
e sert fi cet eiîet de la comtesse Zielinska, qui par sa liaison
e GnfGlb tient tous les Anglais et a mille moyens d'entrer
brtlatioos avec eux,
|Née Polonaise, elle veut être utile à son pays. En outre, elle
I rage de se fourrer parmi les grands pour s'entourer d'un
B qae sa réputation comme ancienne maîtresse du prince
■ qui poursuivait k
: Il risurrecLion
LES DESSOUS tiL" CONGRÈS I
Esterliazy avait terni.Elleest non seuiemeot prête àsecooib les vues du prince Henri, mais glorieuse de sa confiaoce.
Je trouve presque toujours le prince chez elle et je le vo très lié avec plusieurs Anglais de l'ambassade.
J'ai vu chez elle le général d'Ambrosio, homme de bea coup d'esprit.
Lord Stewart a donné avant-hier un grand dîner & M'"» li linska et l'avait priée de mettre sur la liste les invités qui l feraitînt plaisir. Elle y mit le prince Henri, Cariati et d7 brosio, etc., etc.
■nae, |g février Ift15(l-M. «98 ad V.
©9 à IIAGEK(en français).
Le peintre Frick.qui vient de faire le portrait de la daol» de Sagan, énumérait ces jours-ci les beautés de son moi au prince Troubctzkoï qui lui répondit : « Je les coni ■ encore mieux que vous, la duchesse de Sagan a été pend « quelque temps ma femme, >
Je crois intéressant de vous communiquer ce qu'a dit V nègues : « Je retourne à Paris dans huit jours. J'avais i oommission particulière du Roi, mon maître, pour l'Emperi de Russie. Cette commission s'est terminée à la satisfact du Roi. J'emporte avec moi la certitude que pendant quatn cinq ans il n'y aura pas de guerre. Le Roi n'a d'autre désir ambition que celle de conserver la paix et de guérir les ptl de la Révolution. Le Roi ne veut pas s'agrandir, 11 ne t pas faire de conquêtes. Le Roi n'ambitionne que d'être le o cilialeur des mésintelligences qui pourraient naître. »
Après le souper de vendredi (I) chez la princesse TaJ Alexandre dit au comte Charles Zichy qu'il viendrait s le lendemain chez lui.
La comtesse Julie Zichy lui dit : « Sire, la princesse Bag lion duunc demain chez elle un grand spectacle, danse et 1
per. Elle trouverait bien mauvais, et avec raison,.» nous eoilevions Votre Majesté à la fête qu'elle donne. Est-ce que Votre Majesté ne voudrait pas venir avec nous chez la princesse Bagration et venir souper chez nous un autre jour ? »
< Oui, dit Alexandre, Allons demain ioua ensemble chez la princesse. »
1670. Vienne, 19 février 1815 (F/ 2. 498 ad 2),
Nota à HAGER (on français).
Capo d'Istria, ses appréciations sur la situation et sur les fautes de Mettemich. La scène entre Talleyrand et Gonsalvi.
Capo d'Istria a été ce matin chez moi ; il vient de me quitta. Q n'a îait que me répéter qu'il était impossible de négocier avec Metternich. Il varie trop ; il vous change les paroles et vous nie aujourd hui ce qu'il vous a dit ou accordé hier» Il a forcé tout le monde à ériger la méfiance en système. On sait et on sent bien qu'un ministre ne doit pas dire son secret, mais que quand il dit : « Cette boule est ronde », il ne doit pas dire le lendemain : € Nouvelle est carrée. »
Capo distria a ajouté que pour lui personnellement il en ^taii bien fâché, d'abord pour tout le mal qui en résultait^ (asnite parce qu'il aimait Metternich qui était d'ailleurs gai ^t tout à fait aimable ;Que pour le moment les choses s^arran- ^e^aient, mais que, pour parler sincèrement entre nous, de ^us côtés on avait exigé des choses déraisonnables et cela ne pourra pas durer longtemps, et que la faute principale en était ^ Mettemich qui avait laissé échapper le moment de s'entendre, ^it avant de passer le Rhin, soit à l'entrée à Paris ; Que dans 'arrangement actuel, les seuls qui y gagnaient étaient la France ^'t l'Angleterre. Il termina en disant : « Heureusement les ^^erains se sont connus personnellement et mon Empereur î»irae et estime le vôtre. »
Hier il y a eu chez Talleyrand un échange de mots assez ^'|fs entre le prince et Gonsalvi, une scène à laquelle j'ai assisté et à laq uelle ont pris part Ruffo, Pozzo di Borgo et Noailles. ^n est fâché contre le Cardinal de ce qu'il n'a jamais poussé ^'u Congrès que les affaires propres de sa Cour et n'a jamais pris
part aux intérêts des autres. On lui reproche cet égoïsme de n'avoir jamais énoncé les principes de justice et de légitimité, lui qui, comme le lui dit Tallejrand, était le ministre du plus ancien monarque de l'Europe et du plus légitime, et en même temps le ministre du Vicaire du Dieu de Justice, principes qui auraient si bien siégé dans sa bouche.
Le Cardinal a répondu qu'il les avait énoncés dans tous ses discours.
Alors Talleyrand lui dit que dans ses notes il n'en parlait pas du tout et qu'au CongrèSyrien n'est dit que ce qui est écrit et communiqué ministériellement.
Le Cardinal répondit qu'il les avait énoncés par le fait:« Car il aurait pu et pourrait ebcore s'arranger avec Murât et ravoir les Marches si le Pape voulait le reconnaître comme roi de Naples, mais par attachement et respect à ses principes sacrés le Pape ne Favait pas fait. »
Sur quoi,RufFo lui répondit qu'il n'aurait pas eu les Marches pour cela et que d'ailleurs cette reconnaissance du Pape n'aurait rien fait à la chose, au lieu que, s'il avait affirmé et proclamé les grands principes, il aurait fait l'afiTaire de son maftre et appuyé celle des autres princes légitimes.
Talleyrand dit encore entre autres au Cardinal que : C'était à cela que s'attendait toute l'Europe de la part d'un ministre *^i estimé pour ses qualités d'esprit et de cœur tel que le Cardinal Consalvi (1).
1. Nota dans son rapport à Uager fait allusion aux scènes qui avaient c: lieu entre Talleyrand et le cardinal, chez Labrador le l-«, puis chez Serra C<ipriola et enfin le 18 chez Talleyrand.
Cf. RiNiBRi, CorriapondenzM inëdita dei CArdin^li Consa,lvi e Paeca. L>èpèche chiffrée n» 239, Vienne, 15 février, 276-282 et Dépêche chiffrée n» 24'^ Vienne, 22 février. Pages 283-291 et Ibidem LXXI-LXXIIet Journal de Saint Marsan, 18 février. Discussion chez Talleyrand avec le Cardinal pourTaffai ^' de Naples. Talleyrand dit;« Le Pape n'a rien fait pour la cause commune Le Cardinal répond : « Ce n'est pas à Votre Altesse à dire cela. » « Mais etpliquez-vous. » — « Oh I ce n'est pas nécessaire ! i» — « Mais encore ! • — « Oh ! »
Le Cardinal voulait dire que le 28 décembre 1813, Talleyrand éUit allô în; même offrir au Pupe tout ce qu'il voudrait, de la part de Napoléon el il ■ - Pape) refusa.
t.BS QCËSTIOSS DE SAXE ET DE POLOdMb: 22^
Vienne, 11 «vriui- 1SI5 (P, î, IQK «d !).
iïlEREAGH ù LISTON (1) {litlercepla du 19 février) (.inalyse). AITsiros do Turquie.
I le met au courant des démarches que le ministre de e l'a invité à faire de concert avec lui auprùs de la Porte
tsllntérèt du maintien de la paix de l'Europe et de l'inté-
é de l'Empire ottoman.
Lord Castlereagh a eu à ce propos un entretien avec l'Emr Alexandre, qui lui a déclaré qu'il était tout prêt à don-
cetk garantie de concert avec les autres Puissances.
istlere.tgh en a fait part au Chargé d'Affaires de Turquie
Stnne. [1 termine sa dépèche en résumant les conseils qu'il
I*, le mode qu'il a recommandi^ de suivre pour aplanir
[tivement les difflcuUés et en insistant, d'accord avec Tal-
1 et Metternich, sur l'intérêt qui commande à la Porte
Warvoir au plus vile son représentant d'instructioos qui seraient favorablement les Puissances et contribueraient
tabUs&ement de l'ordre et de la tranquillité en Europe.
'. ï. 19S.400 ad !|.
ELLINGTON à LISTON (fnlercepU du
rier) (an.ly3«).J
l'informe qu'il remplace à Vienne Gastlereagh qui vient
partir. Il lui mande que les affaires de Pologne et de Saxe
eolièrement réglées et qu'on s'entendra avant peu sur les
points. Il termine en revenant sur la dépêche de Gas-
^h relative à la Turquie et en lui envoyant copie de l'en-
Castlereagh a eu avec Mavrojeni, le chargé d'af-
'urquie à Vienne.
r Robert) (n«-)»M), d'abord sooréuire particiiliei- de Hugli
igna à Huuïch, HnlÏBbonac cl llciUn, lecrjlaire do Léga-
BlTOel Um:<ine taota minîslr? pljnipatonlisiro jusqu'en tTRS. Mi-
• ftSioeLbolm (1188-1703). Ambossadeur A ConaUiittiiople (l»3-nH} i
^iomnoelt-Dij i La lUyi.M>104), eu retraite poodaiit s«pt ant il re-
IttCoa^Untinapla an INlIcl y resla iusqu'eii ISII. époque A Uquelle
230 LE3 DESSOL'S DU CONGRÈS tiË VIEXNB
1673. Vienne, 3fl février lg]S [F. 3. leg.SlTad !).
HAGER à l'EMPEREUR Bordeieau et rapport journalier du H f<5vrier 1815.
e, 19 février JSIS (F. î. 499.917 ad S).
WEYLAND à HAGER Surveillance de SchcenbruDD.
On m'affirme que le jeune Montesquiou repartira au [ tard dans quinze jours.
le, 20 février IBIS (F. ï. *98.9n ai
GCEHAUSENàHAGER L'alTure de Bavtire.
La Bavière s'est résignée à céder rinnvîertel, mais il ( qu'elle s'obstine à voidoir garder Salzbourg.
1676. Vienuc, ^0 février 1B16 (F. 1. 498.917 ad !).
fREDDJ à HAGER (i?n fran^-aia) (Rapport de che
Le NoBCÊ insiste plus que jamais sur la nécessité de dâtn Murât.
Alexandre, en déjeunant chez Marie-Louise, lui a pro qu'elle aurait Parme et Neipperg a rédigé en sa faveur mémoire adressé au Congrès et réclamant pour elle l'exécut do traité de Fontainebleau.
Mffgawlj est aux priscsà Parme avec Marescalchi, i »aire impérial soutenu par Neippcrg. Bausset et M" de I gnoIe.
t.ES QUESTIONS L'E SâXE ET DE POLOGNE i31
UAroo P... àe... a. dit devant moi chez le Nouce qu'on i les trois Légations au Pape, La nouvelle a été d'autre tOMifirmée par Flassan à Serracaprîola.
Parmi les dilTérents sujets qui nourrireot chez le ministre I ihi Portugal, qui est malade, les entretiens de ces diplomates, I Ir principal, qui aiguisa le talent de la contradiction et de la ■JD^sance, fut l'étrange nouvelle de l'arrivée de Bonaparte à lîfaples (1). Il y en eut qui crurent à la possibilité de cet évément et d'autres qui se refusèrent d'y prêter foi. Les premiers virent déjà l'Italie devenir le théâtre de grands évéments qui ébranleront l'Univers « et nos /ieuclu ducimus I >. Quant à moi je ne croîs rien.
ONI di SPOSETTI à LEIPZIGIilR (ù Rawa) [Intercepta) (en français).
Etat de» afTaireu,
. Rien de neuf. Tu sais qu'onaréglé les grandcsquestions,
i les autres affaires, surtout celles de la Bavière, marchent
uiemmenl lenlemunt. Nous ne pourrons, hélas I pas partir
H commencement de mars, Nous avons achevé la l'onstitu-
D de la République de Cracovie. Elle est très libérale. , Le Roi (de Prusset prend le titre de grand-duc du Basil grand-duc de Posen, duc de Saxe, landgrave de Thu- '■, etc., etc.
Vienne, 22 février IglS (F. î. 498. S22 ad 2).
IIAGKH a rK.\fI'EHEUR
Bordoroau et rapport journalier du îï fivrier 18t!>.
Enroi d'îotercepta et de chiffons.
I L CL ^w loin au Sifivriur.
LES DESSOUS Dl- CONGBÊS DE VlEnSE Vienne, :S février IKtS (P. I- 4!)8.9!! ■<! !!).
WEYLAND h HAGER
Surveillance de Marie-Louiae.
Marie-Louise a fait à une heure une promenade en vtà Envec SOQ Qls, M"" de Moatesquiou et Neipperg. A 3 faefl die est allée dîner à la Bvrg.
Dfpirl procbaio do P
Pozzo di Borgo a donné ordre de tout «préparer poiil départ qu'il se propose d'exécuter le 25 ou le 20.
Vienne, 31 février IMi IF. 3. las.MS ad î).
HAfi-oBTà HAGER
'Xrrivèe deM«lc/cwïWi,Oii« interceplé une partie des leUresqu'ilaa]
Malczewski est arrivé hier 20, en courrier de Naples. 1
Il intercepter aujourd'hui chez lui des lettres adressées!
Mnne de Lauer, â la Comtesse Zichy, née Szecbeon
edet de chambre de TuvI Auastasiu Aootazo, au comte J
iby (?), au colonel Laczinski, etc., etc..
PS2. Vienne. !0 tdviier IRIS (F. !. 4M.9M td S).
Raptoht h HAGER (en Français).
Caiiiiri de [a liauH«o du change et prolongation Je U durée du C Le public attribue la h.iusse în<ittendue du ours dac
qu'on a répandu de la protestation du roi del
contre la division de ses Etats et du refus qu'aurait opposé le roi de Prusse, lorsqu'il s'est agi pour lui de signer les arran- {::ements relatifs à la Pologne, circonstances qui vont, dit-on, prolonger les affaires du Congrès jusqu'au retour d'un courrier envoyé à Londres.
1683. Vienne, 21 février 1815 (F. 2. 498.922 ad 2).
FREDDI à IIÂGEU (en français) (analyse).
Les craintes du Nonce au sujet de l'avenir du Pape, des préparatifs de Murât et de la lenteur du Congrès.
Craintes qu'inspirent au Nonce l'avenir réservé au Pape, les menaces, menées et préparatifs militaires de Murat^ enfin la leateur des négociations du Congrès « dont on a composé la < préface à Paris, dont on rédige le texte ici et dont on fera « la table des matières ailleurs ».
1684. Vienne, 20 février 1815 (F. 2. 498.922 ad 2).
Nota à HAGER (en français)»
La note du duc de Weimar. La Bavière, la Prusse, la France. Wellington, Wrede, Metternich et Caroline Murât.
Goethe a rédigé la note du duc de Weimar sur les affaires d'Allemagne (i). L'Empereur Alexandre tient du reste à procurer une indemnité au duc de Weimar (2).
Le prince Kozlowski vient de me dire : « Que diable veut < donc la Bavière qui a été gâtée par vous, Messieurs. L'Em- « pereur dit que vous Tavez assez indemnisée par le Wûrzburg « et il a raison. Vous prenez trop son parti. Vous vous en re-