‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 33 sur 171 · HP · texte numérisé non relu

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1663. Vienne, 17 février 181S, soir (P. I. t9R.8SD ad 1).

Rapport à HAGER

Conférence de Dalberg avec Marie-Louise.

irg, venu le matin chez M"' de Brignole.î' revient à ires et a avec Marie-Louise, eo préseuce de Méneval, une «tnfi^reiice qui dur.i jusqu'à 6 beures.

Dt^fense donnée par Marie-Louise de la déranger et de recevoir qui que ce soit pendant ce temps.

i, 1» février 1815 (K. 1. tSS.SSO ad !). R.mM.KTÎi li.VGER

On dit chez Hardenberg que les alTaires vont bien et qu'il compte partir le 16 mars.

r 1«15 (F. s. 498. 8S0 ad 3),

KREDDI à HAGER (rapport de chez le Nonce} (en français).

:l Eugène

e de l'Autriciic.

Le Xonce m'a afGrmé que Burtholdi lui avait assuré que la dette de l'Autriche s'élevait à 4 milliards de francs et que l'Autiicbe ne pourrait éviter une banqueroute qui produirait des maux incalculables, tels qu'une révolution qui finira par rendre la monarchie constitutionnelle Les ennemis de l'Aulriche y travaillent dès maintenant et presque ouvertement.

,-Mexandre continue à se promener avec Eugène et l'indîgoatioo du Nonce est d'autant plus grande qu'il est question

lui donner Munster et d'attribuer P.irme h Marie-Louise.

3Z0 LES UESSOUS DU CONGSÉS DE VIENNE

1 656. Vienne, 18 février 1B15 (F. 3. 4B8.gS0 ad S).

La Bagratian et la aiLualion de ses tlTnires.

Dès que cette princesse (la Bagration) entre pour quelque chose dans les manœuvres de la politique, il est inutile de dira à Votre Excellence que les affaires de sa caisse vont mal et sont dans on tel état que les créanciers menacent de toute part. Son cuisinier, Bretton, qui jusqu'ici avançait l'argent pour Taire aller la cuisine, a déclaré hier à sa maîtresse qu'il ne veut plus faire le dîner puisqu'elle ne le paye pas. Elle est dans le plus grand embarras.

1657. Vienne, n février t81S (F. 3 *9g.g50 «d 3i.

G.\ERTNER à WITTGENSTEIN {Intercepla).

Envoi d'un Mémoire intitulé : « Réflexions Politiques sar le projet d'une Constitution pour le Royaume de Wurlemborg » qu'il serait utile de communiquer au roi de Wurtemberg et aux Emperoura d'Autriche et de Russie.

lOOO. Vifiinc, n l'évricr 18iS (F, 3. *9B.BÎ.O ad 3).

GAERTNER à STEIN

Envoi d'une note en date du 15 février relative aux princeoi MédiatÎBés.

IdaQ. Vionns, IS février IsIS (K. 1. «S.SSO ad 3).

.,.. à HAGER

Euvoi de U eopio d'une aotc remiae par les Suiasirt A Talloyraiid.

Envoi de la copie d'une note donnée par des Suisses \ Tal-

leyrand et commençant par ces mots; « Chacun sait sous quel

ir

LES ylESTlONS DE SAXE ET DE POLOGNK 221

foids lan^^t une grnode partie de la Suisse, principalement 'M cantons, otc, etc.. » et se terminant par : « La nécessité àc ces changements est liée au bon sens philanthropique

du comité. Ello est contraire àlajustice et aux sentiments de

la Suisse en général. »

1660. Vienne, 17 févrirr f«15 (F 3. 49K.Baa ad 3).

HEILMANN à sa femme (Intercepta).

Il ■ligure bien de l'avrnir. l.'iDdiipasïliiJii de Wesaeoberg.

Votl& huit jours que les ministres ont envoyé le projet, mais bier on m'a afllrmé que tout au plus en quinze jours tout sera terminé.

Wessenberg est malade et les autres ministres sont occupés d'autres objets (i).

1661. Vieoni-. 20 février IsiS (F. i. 49S ad 3).

HAGEH àl'EMPERKUR Bordereau et rapport journalier du 20 février 1815.

1662. Vienne, 19 fivricr IfllS (f. 3,*D8 nd 2).

.... à HAGER

Survcillincs di^ M urio- Louise. .Meiandre d£Jeune ch«i elle.

/Ucxundre a déjeuné hier chez Marie-LouiKc {2) qui va ensuite à la Burg.

|. Cf. p'AnaGBEnc, 193. Oniième prolocole du comilé chargé des «flaires da îtaliM <S£aace du ao février 1«1S).

:. Cf. pia» loin dans diverses piËcei, des dètailt sur ce déjeuner et 1« convervatius d'-^leiandre avec Marïc-Lnuise.

LKs rmssous du conçues de viense

Vienne. 19 Kïi-îer IS15 fV. 2. 4SS ad 2).

Rapport à HAGER

Surveillance du prince de tlossc-Darinstadt

Le prince héritier de Hesse-Darmstadl contiQue ses relatioQs amoureuses avec la sbi-disant comtesse \Ya£feiiberg.

1664. Vienne, IS février 1SJ5 (F. !. «8 ad 3).

FHEDDI h tIAGER (Rapport de chen le Nonce) (en Trançiis).

Je me suis rendu hier matin selon ma coutume à l'hôtel ( la Nonciature. Au moment que j'entrais venaient d'arriver chevalier de Salis (1) et le marquis Vecchîettî, ce vieux pli dojeur des droits de Tintante Marie-Louise de Bourbon h Souveraineté de Parme.

Au lieu de voir le \oace je me suis adroitement ménaj un entretien avec l'abbé Evangelisti, secrétaire du cardia Coasalvi, Ccmbien de blasphèmes et d'imprécations ne soi pas sortis de la bouche de cet enragé Romam contre les ]U nistres autrichiens qu'il honore des titres « d'ignorants, d'irr ligieux et de fraucs-maçons «.

< Le Cardinal avait demandé d'être admis aux conféreoci « du Congrès, Il était même appuyé par les Ministres ai « dilTérentes Cours; mais Melternich, impitoyable ennen « de la Cour de Home, lui qui est initié dans les horribis « mystères d'Isis, de Cérès et de la franc-maçonnerie, s' « opposé avec tant d'ardeur et d'art qu'il a obtenu l'exclasioi « du Cardinal (2). Nous avons aFTaire à des monstres pis qi « Bonaparte. Le doigt de Dieu signera aussi leur coq(" < tion. En attendant, nous n'avons encore aucune ootific»

1. i^otit'ijili (Vincent, baron de), Prfsideal de la d^puUlion dea Oriaoïw

>. Cr. Bi^iiani. Corriipondenx» Inedita dei Cardfnafi ConiAlci e Faeea,

Dtpteha 11* e? de Vienne, 1" novembre, pBgos SI et AS, qui remet lupiiilllM

tatcrtions u» peu Lrup fantaisialei d'KvaD|;eliili.

LES yUESTlONS DE SAXE ET I

2ia

( Ijou officielle. Le prince Nerî-Corsini (1) qui approche son-

1 rent Mettcniich et qui tâche de découvrir les secrets de ce (tingereux Prolée, nous assura hier qu'il n"j avait rica

d'arrêté encore. Ainsi îl faut attendre. »

D'après le comte Magawlj(2),il parait certain que l'infante d'Espagne (Marie- Louise) aura Parme. J'ai appris chez Saliuiba. iju'avanl le départ de lord Gastlereagh on avait pris ne résolution relative à la traite des nègres (S). Il m'a dit »si que Marie-Louise avait écrit une lettre fort touchante et es éner^qae à l'Empereur de Russie (4), dans laquelle elle tpjorait son appui afin de conserver la souveraineté de irme, conformément à l'article 5 du traité de Fontainebleau aux promesses de l'Empereur. Saldanha affirme que malgré Il l'infante aura Parme.

Cette démarche n'est qu'une savante manœuvre du cabinet tricbien pour mettre des entraves It la définition (v/r) de cette lire, manoeuvre qui a été très connue par l'étranger â qui il

fort indifFérent que Parme soit gouverné par une princesse la maison de Bourbon ou d'Autriche.

•aae, 19 février ISIS (F. 2. 49S.850 ad î). ©© a HAGER (en françaiâ).

Le général DokhtorofT, que je n'avais pas rencontré depuis Oglemps, se trouva à la Société parée du prince Galitzine,

L Conini «Ion Ncri) (177l'l«4a), pli ni pots nlU ire du grand-duc de Tob- Me m Congrès de Vienne, membre du Conseil des graads-duca Kerdi- MdtU et Ltopold II, appelé A recueillir la successioD de l^ossombroni A kaart de cet liommc d'Klat, il Doiitinua ea politique de tolérance et réailta Muu lui t la presjtion de l'Aulricbe el aux jdtes riaclionniiires de la Cour bViaatis.

!• Uagawlji lournle Cerati), d'origine irlandtiiso, admiuialrail t ce moment W dudiii do Parme el de Plaisonce.

*. CI. n'AsoMouo. 710. Déclaralion dos piénipolontiaires des puissMiws •I m tignt le trailt de Paris du 30 mai 1814, relative é l'abolilioa de la »tod«t nigres. Vienne, 8 février I81S.

«-iMtft dulS rtvrier.

*- 1* gtoiral DokbIorolT se tlisliii^ua pendant la (Campagne de Itl'l, où il !• ctirps à Smolonsk tt A lu Moskown.

qui ne se donna pas, suivant la coutume, dans son logement au Môlkerhof, mais à la Cour dans une des chambres appartenaDt u TEmpereur Alexandre.il m*a dit que ce serait lui qui serait chargé d'une mission pour Naples et qu'il croyait que ce serait de ce côté que commencerait une nouvelle danse.

Il s'informa où en étaient les affaires et me proposa de me présenter à l'Empereur de Russie, qui certainement me prendrait à son service pour la partie diplomatique et que j'y serais avec d'autant plus d'avantages qu'arrivé à Saint-Pétersbourg je rentrais pour ainsi dire au sein de ma famille. M. de Willié l'interrompit en lui disant qu'il m'avait maintes fois fait cette proposition que j'avais constamment refusée.

Ne voulant pas diminuer la confiance de ces Messieurs envers moi, je feignis de me rendre et de leur dire qu'ils avaient eu le talent d'ébranler ma résolution.

Pour le reste, on ne me fit aucune confidence politique. Tout roula sur les plaisirs^ à l'exception de quelques diatribes sur l'état de nos finances.

1666. Vienne, 19 février 1815 (F. 2. 498.917 ad 2).

.... à HAGER (en français).

Nouvelles difficullés soulevées par la Prusse et la Russie. Les réclamations de la Bavière.

Bogne de Faye m'a dit que de nouvelles difficultés suscitées par la Prusse et la Russie ralentissaient la marche des affaires ; Que ces deux Cours, profitant d'un moment de mécontentement de la part de la Bavière, avaient secrètement excité cette Cour à faire des réclamations ridicules et inutiles^ attendu que le roi de Bavière, qui dans cette affaire-ci prouve qu'il s'est laissé entraîner à un sentiment de faiblesse dont il se remettra bientôt, sent d'ailleurs combien il est de son intérêt de se tenir fermement attaché avec la France et TAutriche et de ne pas céder à des impulsions étrangères qui font encore de grands efforts pour parvenir à leur but.

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