‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 36 sur 171 · I. Prince l'aul Eslerimiy, i · texte numérisé non relu

I. Prince l'aul Eslerimiy, i

r d'Autriclic i Londres i

n IHK.

LEB IjUGSTIOSS DE SAXE ET !

Dapr*9 Saiat-Marsan, l'annexion de Gênes s'est faite sans Efliciilté et grftce aux mesures adoptées on y est bien disposé BUT le Piémont.

Cestle conseiller intime Barlholdi qui est l'auteur de l'arête du a' 13 del'Ailfjemeine Zeîtitng sur la traite des nègres. li m'a dit qu'il allait bientôt nous régaler d'une autre éluiration.

c SALM-DYCK(I) {InlercepU du 3T (analyse).

r les propositiaas de U Pruase à l'égard des MédintUi».

I loi fait remarquer que les propositions faites par la Prusse : Médiatisés ne regardaient que les princes et comtes qui perdu leur droits par l'acte du 12 juillet 1801», c'est-à-dire la Confédération du Rhin. 11 ne pouvait en être autrement, le ceux quiontélé englobés dans les événements de 1803 été indemnisés ou ont préféré, comme vous le dites dans ■e Mémoire, la conservation de leur patrimoine à l'espéne incertaine d'une indemnité. •

BB. Vienne, 13 février 1S15 (F, 2. i9M.lS79 ad !).

HAGER àl'EMPEREUR Ikirderrau et rapport journalier du 33 février (F. 3. i^S.iH ad I).

iDtercepta divers du 22 et données sur les relations de Stein ne divers personnages.

t ia*tpb-Fraa VOIS- Marie- .\ato iDe< II ube ri- Ignace, comte de Salm-Dyck.aj * tni, morti en tH<l, épousa en 1803 CoosLance de Tbuis, qui avail épousé Mm 1« chirurgien Pipelel et qui éiail raut«ur d'une tragédie lyrique, SapAo, **^ (TCc un asBei grand succès A Paria.

Viemii:. !3 Hvrier t«lS (F. i. 45».1S79 ftd II .... à HAGER (en français).

Je fus hier chargé par la Légalioa française de traâu français l'article du BeoÔachter (I)qui concerne la Prusse rd tivement aux nouvelles acquisitions que le Congrès a déte^ minées en faveur de ce royaume. Ces messieurs disent que tori cela est une nouvelle fanfaronnade prussienne; que la ph| grande partie de cet article était fausse et controuvée ; qu'à vérité, c'était bien là ce que les Prussiens voulaient avoir, non pas ce qu'ils auraient; qu'on était encore bien éloigné terme déQnitif des affaires et que Tallejrand travaillait en moment à une note qui lui a été dictée par Louis XVIll a£ de donner tout d'un coup une autre tournure relativement : provinces au delà du Rhin (2).

On parla en.suite des ports de la Baltique, puis des toi maritimes de l'Angleterre et on reconnaît que cette puissai ne lâcherait jamais rien de son pouvoir sur les mers, à mi que l'Amérique ne soit un jour en état de l'y contraindre.

Lt>vU. Vienne, 12 fivrier ISIS (F. S. lBt<.187g id 3),

l'REDDI à HAGKR (en français) (rapports de chei le NooM

Aldini a affirmé en ma présence chez le Nonce, que Ta rand ne pense pas que le Congrès se termine avant le me

I. Cf. rarlicle de Wledu n- 32 du BeobaeAfer du !1 février I81S. p»5««!

:■ Loin de rédiger une aouvcUa DoLe, Talieyraud (Cf. diptehe a- M ■« de Vienne, S février) te conleQUi d'écrire au Kni A propo» de Mayenca l' Luxembourg qu'on s'éUît aonrormé A aes inslruclious el que le* Pniii n'iuraieiil p» les placoa. • Hieii. dianit Talleyraud, quand oo lepreauil cet arlick, ne ■erait plus simple que de reprendre t la Prusse cellM de* " vinoea qui lui iUi«nl cidéos, Uudia que si elles ousisnt ilé donnAM " ds Saxe, il serait trop difllcile el par trop dur do l'en dipouUler • (J Son«i, LHuropett In Révolution fronçsiK, t. VHI, 411).

LBS yi'ESTION'S DE SAXE ET DE POLOGNE 237

rt qu'A celtf époque il ^era arrivé des ôeénements qui àfcmutrleronl tous fes plans des puissances.

Notu aurons donc à déplorer de nouveaux malheurs, dit le Xtmce. > < Soyeien persuadé. Monseigneur, reprit Aldini, il éclatera OM tempête qui épouvantera et fera trembler tous les Monarques sur leurs trftnes. >

Vienne. ■:? février INIâ (F. ï. 49R.1HT9 aJ ï),

Raptoht à HAGER

Wall iii[( Ion el la Grasaini.

semble pas que Wellington ait amené avec lui jusqu kime la Grassini.

!92. ViEDoe, :l février (F. ::. iSH.IsT!, aj ;).

Y. X. à IIAGIÎH Altitude dc( Pru«RiBn«. La France cl Murât. Rmbarrns de l'Aulrichi;.

Les Prussiens ont depuis quelques jours un nir très mysheai. Od dit que la France refusera de prendre part aux tramx du Congrès tant qu'on n'aura pas prononcé la déchéance Mural, que les Puissances ne se sont pas même prononcée» ce propos, mais que l'Autriche est dans un très grand em-

l L'emlMiT». Ki louUfois il ciialail encore (Cf. C ^^'UL, Jotehim Murât, '*4mairt Mniur dt rtg ne, lonie Il)élaitsur le point de prendre Un. puisque , Ib b U rtvricr. M«ttemich avait remis k Caïllercagh dos inalructiou» »b- Mm dxUnéei ku général Viucent el que le 3ï et le 30 février, il edresea A ''^krrtad et i Campochiaro Ica deux Notes qui devaietil fatalement amener ~ V^re avec Naples el qui faisaient dire i Cunsalvi dans sa dtpêche en iliijt février : Là perle Je Marat etl décidée.

240 t.ES DESSOUS DU CONGRÈS DE VIENNE

pour lui, Genlz n'est pas rien que l'espion de l'A l'Angleterre, de la Russie, etc. Il est l'espion de toute Tiissances h la fois. Sa liaison, son intimité avec la T 4t la Bagration suFËsent pour caractériser le personoagej Le sort ultérieur du Congrès dépend maintenant de la n icalion, qu'on ne peut avoir à Vienne avant le 20 mara^ traité de Gand et du maintien du cabinet anglais.

La comtesse Beeveren, une riche veuve venue de Dos fflorf à Vienne où elle veut s'établir, dit que tous les pay s gauche du Rhin sont dans le désespoir de leurannei k la Prusse.

i, !l rivrier 1815 (F. 3. t9H.lB7 SGHMIDT à HAGER

La cour de Bavière espère encore obtenir, outre Wùril et AschalTenburg, le Palalinal. Rien n'est encore Gxé pol départ du Roi, qui s'occupe cependant de l'achat des cadi qu'il ne peut se dispenser de faire et qui a reçu hier le pi de Constitution pour son Royaume. Après en avoir lu demi-page, il l'a jeté par terre.

La Prusse cherche h recruter ii Vienne des écrivains quels elle conlîcra la confection de brochures. On dit mai oant qu'on donnera le Brisg;m,non pas à Bade, mais au pi Antoine de Saxe.

iG99. Vienne, «février I81S {K. !. 49^.1879 ad I).

Comle do RECIIBERG au baron BOSCH (Poflch)(l) n de dfcidi

I Nous sommes toujours dan» l'attente de t

I. Cr. Ibidtm IK. 1. iMS.935 Hd 2) {IiitercepU du 33 février) uo billal d« uky i Rechliarg lui siinuacanl l'envoi d'une tabatière que l'aof tKtadrcoBtB i oet nncien ministre de l)BviérQéSaiat-Pélersbou>f,lBl it qu'il l'invile â lui faire parvenir.

Tout est encore dans le vague. Les délibérations pour TAllemagne n'ont pas encore recommencé. Rien n'est achevé que la constitution brillante de la Prusse et le déchirement de la Saxe, qui perd en étendue de territoire les deux tiers et autant de ses domaines et se trouve réduite à un lambeau de territoire qui n'a ni grains, ni sel, ni bois. C'est sur de pareilles bases qu'on veut rétablir Tordre politique de l'Allemagne . C'est la Maison d'Orange qui a emporté la mariée. Elle va être à la tête d'un beau royaume. Quant à nous autres, je désire que nous nous en tirions bien.

1700. Vienne, 20 février 1815 (F. 2. 498.1819 ad 2).

IIARDENBERG au Comte de GOLTZ (à Paris) et à GREUHM,

Conseiller de Légation à Londres

(Intercepta) (en français).

Pour compléter les nouvelles relatives aux négociations du Congrès je vous fais parvenir ci-joint pour votre connaissance particulière les articles relatifs aux arrangements de territoire avec le royaume de Hanovre (l).

1701. Vienne, 22 février 1815 (P. 2. 498.454 ad 2).

DALBERG au PRINCE PRIMAT (à Ratisbonne)

Tout ce qu'il a pu obtenir est de lui faire assurer une pension.

Ingratitude presque générale.

J'étais jusqu*ici dans l'impuissance de vous parler de vos affaires. La marche du Congrès présentait tant de difficultés et de passions si haineuses que son succès me paraissait incertain.

Lorsque tout le monde conspirait pour dépouiller le roi de ^axe, lorsque l'Angleterre disait qu'il fallait faire passer en

1. Cf. d'Anobbbro, 773-775. Septième Protocole de la séance du 11 février 181$. Ibidenif 775-777. Huitième protocole de la séance du 13 février 1815 (^C9 Plénipotentiaires des cinq Puissances et Ibidem , 1892. Annexe au dixième Protocole de la séance du 21 février 1815.

â42 LES DESSOUS DU CONGRÈS DE VIENNE

jugement tous les princes [d'Allemagne qui avaient voulu empêcher le triomphe de ce qu'elle appelle : La bonne Cause, il n'y avait pas à espérer pour vos intérêts. Trois cinquièmes de la Saxe ont été sauvés et nous sommes parvenus à placer dans le Protocole (1) que vous aurez une pension qui sera répartie sur les pays qui ont composé le grand-duché de Francfort. L'électeur de Hesse se refuse encore à y contribuer et tout ce monde travaille contre vous avec une bien coupable passion. La Cour de Vienne, son Ministre et toutes les familles établies ici marquent à votre égard une ingratitude qui me désole, A les entendre^ l'affaire de Fesch a déterminé la Cour de Vienne à abdiquer la couronne impériale et par cet acte toute TAUemagne a été envahie. De telles folies se répètent tous les jours.

Malheureusement vos affaires sont dans des mains peu habiles. "Marschall (2) est en querelle avec tout le monde et Borsch devrait être dirigé.Vous avez à vous louer du grand vicaire Wessenberg (3), de Rechberg et de la princesse de Taxis. Dans toutes les occasions ils ont plaidé votre cause contre ces Teutomagogues qui ont tout le jargon et les allures des Jacobms.

Telle est votre position ici. Les obstacles créés par la passion, le ressentiment et la jalousie sont insurmontables et nous osons dire : « L'un et Tautre, nous sommes méconnus. >

1702. Vienne, 24 févner 1815 (F. 3. 498.935 ad 2).

HAGER à l'EMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 24 février 1815.

Envoi et énumération des chiffons pris chez Stein. 1** Etat des dettes en capital (d'après les bordereaux et les recherches subséquentes) des départements de Varsovie, Plocz^Lomza, Posea et Bromberg. 2* Rapport de Zerboni di Sposetti à Stein, du

1. Cf. D'AnoBBBno, 1408. Art. XLV de l'acte final du 9 juin. Sustentation du prince primat.

2. Comte Marschall et von Borsch, représentants du prince primat.

3. Wessenberg (baron I^ace), frère du plénipotentiaire autrichien, vicaire général et coadjuteur de l'évécbé de Constance*

iO février, sur le règlement des dettes polonaises. 3<> Traduction du traité d'Alliance du 28 mai 1777 entre Louis XVI et les cantons helvétiques.

Pris chez Rechberg une lettre en français lui signalant le désarroi et le nouvel arrêt dans le règlement des affaires d'Allemagne (Chiffon).

Dans le rapport joint à cet envoi des cAty^on^,Hager appelle l'attention de T Empereur sur le fait qu'Aldini cherche à se rapprocher de la Russie et que reçu le 22 par l'empereur Alexandre, il a fait aussitôt après ime longue visite au Ministre prussien de la police, prince Wittgenstein.

Hager signale une fois de plus à l'Empereur les relations suivies de Stein avec Moltke.

1703. Vienne, 23 février 1815 (F. 2. 498.935 ad 2).

Moltke, les Danois et Stein.

Loin d'aller chez le roi et les ministres de Danemark, Moltke les évite. En sa qualité de député du Holstein, il agit au Congés en opposition avec le Danemarck.

11 est intimement lié avec Stein. On dit même qu'il est parent de sa femme, née Wallmoden.

1704. Vienne, 23 février 1815 (F. 2. 498.935 ad 2).

FREDDl à HAGER (en français).

Rapports de chez le Nonce. Les inquiétudes des Pontificaux. Murât. Marie- Louise. Critiques améres de la gageure d'Alexandre avec la comtesse Wrbna.

Les prélats sont tous très inquiets de la situation du pape et de Rome, de l'état grave et misérable de T Italie sur le sort de laquelle le Congrès n'a encore rien décidé.

L'Autriche ne soutient Murât qu'à cause de la haine qu'elle a contre les Bourbons. Mais elle sera obligée de céder, et Murât ira jouir ailleurs du produit de ses vols.

LES DESSOCS DU COSGBÈS DE VIENNE

L'établissement de Marie-Louise n'est pas non plu présenter bien des difficultés.

Le Nonce me parla aussi de la gageure qui avait eu lien e l'Empereur Alexandre et la comtesse Wrbna.

« Mais se peut-îl de pareilles choses. Voilà par quels 11 « mes le monde est gouverné. La chronique scandaleosi < Congrès ajoutera cette jolie aventure aux autres igno « et blâmables traits de ce héros des freluquets et l'hisl [ rappellera un jour k la postérité que le palais des Césars] L< vit de b au Tsar de Russie. »

3 février 1815 (F. 3. *B8.93S od ;).

a HAGKR {en français).

A (Taire de Sui

La conclusion des alTuires de la Snisse éprouve quelqi

Vtard. La Cour de Vienne veut annexer la Valteline à ses

KJd'ltatie et veut aussi que la Suisse accorde sur son terril

E droit d'enrôlement h toutes les puissances.

On dit qu'on a invité le roi de Saxe à se rendre en Autl tour y donner en pleine liberté son adhésion aux

t conférences sur le règlement des grandes afFaircs ,, mais sans résultat appréciable.

3 Hwier 1H5 (F. 3. »S.S3& ad :!

.... ù HAGliH

Le général Grolnianu ne se trompait pas lorsqu'il parU k présence ici d'une députation saxonne, dont font part général Carlowitz (I) et le conseiller auHque Ferber. J'i

I. Ce» deux pcmoiiiHKei. compiarmcDl g«gn*8 aux idée» île la " e»t |ius A entrer au service de Frèdtric-GuiltauRii! 111. I *-A<folplie von Carlonili. arrivé à Vienae lo 18, était I Oetttrrtiflt.

efTet VU ces deux personnages avant-hier chez le général Langenau.

Le général Grolmann m'a dit que cette députation demandait, ou l'annexion totale de la Saxe à la Prusse, mais avec le maintien d'une administration séparée, ou la conservation de la vieille Saxe à la maison royale, moins la Lusace qui serait cédée à la Prusse. Mais il ajouta aussitôt : « Mais c'est trop tard maintenant. Il n'y a plus que les Bavarois qui retardent le règlement des affaires allemandes. Quant à nous, nous sommes contents de voir que Ton n'accorde pas Mayence à la Bavière. On ne saurait en effet avoir confiance en cette puissance. La manière d'agir des Bavarois n'a que trop laissé voir ce que l*Allemagne peut et doit attendre d'eux. Seule, la générosité* d'ailleurs absolument incompréhensible, de l'Autriche, a empêché de démasquer complètement les visées des Bavarois. Ils n'auraient pas hésité, le cas échéant, à ouvrir aux Français les portes de Mayence à condition de se voir assurer des agran* dissements du c6té de l'Autriche. Je ferai volontiers le pari avec vous, Messieurs les Autrichiens, qu'avant leur départ de Vienne vous aurez vu clair dans le jeu des Bavarois et que les adieux seront plutôt frais. »

1707. Vienne, 25 février 1815 (F. 2. 498.951 ad 2).

HAGER à l EMPEREUR

Bordereau et rapport journalier du 25 février 1815.

Il insiste sur le rftle d'Aldini qui travaille de plus en plus activement pour le compte d'Eagène. C'est pour cette raison ^'il a été ces jours-ci chez Nesselrode.

1708. Vienne, 24 février 1815 (F. 2. 498.935 ad 2).

Rapport à HAGER Surveillance de Marie-Louise.

L^ H' Franck est venu à Schônbrunn à cause de la maladie de M** de Brignole.

Marie-Louise dine à la Burg et en revient à 7 heures accompagnée par Neipperg qui reste jusqu'à 11 heures du soir.

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