La fameuse abbaye des Bénédictins de Lambach
2. Cf. d'Anobbbro, 910-911. Dixième protocole de la séance du 12 marfldan« lequel on décida la rédaction de la déclaration du 13. Cf. Gbntz, T%gebûthtr, I, 344. « Dimanche 12... à 8 heures, conférence chez M. de Metternich. Rentré à 11 heures et rédigé un projet de déclaration contre Bonaparte. Travaillé jusqu'à 2 heures. »
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 327
à la Secrétairerie d'Etat une réunion de tous les ministres pour traiter une affaire de grande importance (1).
Après son départ, un abbé alsacien, confesseur de Marie- Louise, m'a dit qu'il en connaissait Tobjet. Il s'agissait de connaître la manière dont les Grandes Puissances se comporteraient envers Bonaparte pour le châtier. Il me dit encore que la mère et la sœur de Napoléon avaient débarqué à Lucques, où le commandant avait trouvé sur elles un paquet de proclamations à répandre en Italie. Sur quoi, il les avait fait arrêter (2).
1886. Vienne, 12 mars 1815 (F. 2. 499.1207 ad 2).
.... à HAGER
L'évasion de Napoléon et un mot de La Harpe. Le prince Eugène tenu au courant par Pauline. Les Russes et les mouvements des troupes autrichiennes.
Il est tout naturel que partout on ne parle que de l'évasion de Bonaparte, ce qui fit dire à La Harpe que les souverains réunis ici^en apprenant cet événement, allaient faire comme les Romains qui suspendaient leurs guerres civiles pour aller se défendre contre les attaques des Barbares.
Chez M. de Willie, quelqu'un a dit qu'il avait remarqué que le prince Eugène n'avait témoigné ni surprise, ni émotion en apprenant un événement dont il était prévenu par les missives de Pauline.
Les Russes sont très au courant des mouvements de nos troupes. C'est par eux que j'ai su que les régiments Kerpen et Archiduc Charles partiraient aujourd'hui le 12.
1. Cf. Gbntz, Tagebûehër, I. 964. « Lundi, 13... 4 5 heures, grande etorafçeose conférence sur la déclaration: Mon projet a été finalement adopté avec des modifications et signé À minuit. »
3. Après avoir débarqué à San Vicenzo, Pauline avait été s'installer dans la> ▼iUade Compignano appartenant à sa sœur Elisa, où, quelques heures à peine après son arrivée, elle fut gardée à vue par un officier et par un petit détachement de hussards autrichiens envoyé à cet effet de Lucques. (Cf. Gt WBIL9 Joàchim HuraL La, dernière année de règne.)
Vienne, 11 nianlBlï (F. 3. H9.130T ad î). ©© à HAGER (en français).
Voici ce que le comte de Vargemont (1) a dit hier en i présence chez le vieux Metlernich (2). * Je sors à l'instant chez Talleyrand. Il y avait là une vingtaine de curieux. Talli rand a dit : < Napoléon s'est jeté dans les forêts du Dau| II y fait le flibustier et avant peu oo l'aura empoigné. Je n'til pas la politique sentimentale et c'est cette politique sentimenlj qui fait reparaître Bonaparte et qui nous replonge dam ! malheurs de la révolution et de la guerre. »
La comtesse de Colloredo-Crenneville a dît, elle aussi, tue « Je vais maintenant tous les jours à Schœnbrunn chez l'û rératrice Marie-Louise qui ne dit rien, maîs qui est très tri! et chez M"' de Brignole qui a été administrée et qui a M médecins. »
La comtesse Lichnowska a dît : € L'Empereur ne s'en dm peut-être pas. Mais tous les Polonais sont de nouveau enll« siastes de Napoléon, depuis qu'ils ont appris son retour France, Quant k Alexandre, il a cessé d'être leur favori. »
On m'affirme qu'Alexandre a dit en parlant de l'évasioQ Napoléon : « Ce n'est rien, si toutefois nous pensons que c'< quelque chose. »
On m'affirme encore qu'à la suite de l'arrivée du cooir que Talleyrand vient de recevoir, il y aura ce soir une rence des Huit dans laquelle on prendra une résolution <jxf fera connaître au monde entier demain ou aprë^demain et calmera et satisfera l'opinion (3).
1. Peul-élre, et mémo probahÈoraent, »'ngil-il ici du pcr«(nin«(te cili ftf liironne d'Oberkirch dans »eu Mémoires cl auquel est consacrée li meoE ■uivanle: ■ Le vicomlc de Vargemonl, capiliiae dans Koyal Etranger en | nison i Beirorl eo 1TI3-17S4, d'une famille de Normandie, venu en ritU Etupcs (cbei la baronne i avec le marquis de Vargamonl. qui avait ilé oota 4aa VolnuLaires de Soubise. ■> (Baronne d'OnaniincH, Mémoire*. II, JO.)
3. Melternich (Georfces, prince de) (17(6-IH1«). père du prince Cltneiit,) oisiro pUnipolenliaire auprès des électeurs du Hliln, puiE minUtn dan* Pays-Uaa oui lichiens.d'n bord en nsi, puis en 1793 et ITdl. Cnnuni*Ml» i triohien au r.aagTba de Rostatt. il 111 en IBIO l'iutjrim de s.iu UU aux AlM *\f»netre*.
t. La dJeUralion du 13 mars.
DU GOLFE JOUAN A l'aCTS FINAL DU CONGRÈS 329
1888. Berlin, 6 mars 1815 (F. 2. 499.1207 ad 2).
Princesse RADZIWILL à la Duchesse de COURLANDE
[Intercepta)^
Elle lui envoie le portrait de ses filles.
1889. Berlin, 6 mars 1815 (F. 2. 499.1207 ad 2).
Princesse RADZIWILL au Prince ANTOINE RADZIWILL
(Intercepta),
Elle lui donne des nouvelles de ses enfants.
1890. Berlin, 6 mars 1815 (F. 2. 499.1207 ad 2).
Princesse RADZIWILL au Duc de SUSSEX (1) (intercepta)
(en français).
Le Roi de Saxe et la famille royale de Prusse. Elle plaide la cause de la Prusse.
Le Moming Chronicle nous traite un peu mal. L'intérêt, que le sort du roi de Saxe pouvait inspirer, nous fait juger trop sévèrement. Il me paraît prudent que le Roi, par les arrangements qu'on va prendre, garantisse ses frontières et sa capitale du côté de la Saxe des invasions qui depuis huit ans nous en ont chassés si souvent, et il me parait que le roi de Saxe pouvait s attendre aux sacrifices qui lui ont été imposés.
Cette cour nous a quittés depuis dix jours. Je les ai beaucoup vus. Leur rang, leur sort nous avaient imposé le devoir
l-Sussex (Aûg:u8le-Frédéric, duc de) (1763-1840), sixième fils de Géorgie III, passa quatre ans à Rome où il vécut dans l'intimité avec Pie VI et où il con- Qul Udy Murray, fille du comte de Dunmore, qu'il épousa le 3 avril 1793; mais >0Q mariag^e ayant été déclaré nul, parce qull avait été fait sans le consenie- 'Qenldu roi, il abandonna sa femme qui dut lui intenter un procès pour le for- ^1* de lui fournir une pension alimentaire. Gréé duc de Sussex et pair du ''oyaume en 1301, il fut élu après la résig^nation de son frère, le Prince Récent, (n^and-maltre des Francs-Maçons d'Angleterre.
de leur rendre des soÎds. Mais je m'altend? que Veltercken(l\ qui a toujours été si parfait pour les Prussiens, prendra fait i cause pour nous, quand on nous jugera injustement et qu* ne permettra pas à ses amis do dire que la Prusse a besoin j la Saxe pour payer un lit et une chaise-longue que le roi b faire pour l'impératrice de Russie.
Vous voyez que mon cœur prussien n'a rien oublié déjk que je suis très choquée.
lo91. Vienne, 1! mars 1815 (K. 2. 199, lïo; ad ï).
Cotnle de RECUBERG à HARDENBERGel à MIJNSTKI (Inlercepla) (Analyse).
11 leur propose de réunir le comité des affaires d'Allemag pour se prononcer sur la Constitution wurtembergeoist
1892. Viciiao. 15 mars IBia (F.!. i99.i:09 od !).
HAGER à l'EMPEREUR
Bordereau el rapport journalier du ii mira.
Parmi les fnlercepla du 13 mars, dont il lui remet: liste et l'analyse, il s'en trouve un de la duchesse hérédité de Weimar (grande -duchesse Marie) à son mari sur la fui de Napoléon.
1893. Vi«iin?, tl mart 181i (K. :. 199.1309 ad S).
K APPORT à HAGER
11 y a eu hier soir une nouvelle conférence de tous les iiistres (2).