‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 53 sur 171 · L'Empereur Alexandre · texte numérisé non relu

L'Empereur Alexandre

pereur d'Autriche ne traverseront pas la Saxe. Nous n'aurons donc que les Prussiens et les Saxons à revoir. .

Le roi de Saxe jusqu'ici balance, prétendant qu'on na pas le droit de lui prescrire des conditions. Les Prussiens sont pourtant en possession de ce qui leur a été assigné et la part destinée au roi de Saxe sera administrée par eux provisoirement. Selon les apparences et pour peu que les circonstances prennent en France un caractère grave, il sera question d'une levée en masse d'Allemagne.

1929. Vienne, 17 mers 1815 (F. S. 500.70S ad 2).

WKLKEL au capitaine VERLEHRER (von VERLOHREN) (1)

(à Dresde) {IntercepU).

ArnH de» efTaires du Con^rrès. Napoléon. Le roi de Saxe. .Vjournement du dépari. Rien de décidé pour Weimar.

Le Congrès chôme pour le moment. Napoléon occupe seul les grandes puissances*

Nous ne savons du reste rien de précis du roi de Saxe. On dit qu'on a rejeté sa demande d ouvrir de nouvelles négociations.

Nous ne savons rien encore de notre départ qui ne me semble jvàs devoir èlre proohvùn»

Rion vie viecidè pour ra^raniissement de notre pavs.

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DU GOLFE JOUàN A L*ACTE FINAL DU CONGRÈS 347

1930. Vienne, 16 mars 1815 (F. 2. 500.703 ad 2).

DALBERG à la Duchesse (à Parme) [Intercepta] (en français). Napoléon est un insensé dont la tentative échouera.

Nous avons des nouvelles du 8 de Paris où tout est dans le meilleur esprit. Je joins la petite note d'Hedelhofer. Je ne doute pas que cette affaire tournera contre cet insensé qui veut de nouveau troubler cette malheureuse France.

1931. Pari«, 8 mars 1815 (F. 2. 500.703 ad 2).

HEDELHOFER à DALBERG {InUrcepta),

NouYelles de Paris et appréciations sur Napoléon. L'état des esprits. La conduite de Louis XVIU. La baisse des fonds publics. Les articles des jour> naux.

Le courrier, qui devait partir hier, a été retardé jusqu'à ce matin afin de pouvoir lui remettre quelques détails sur les nouveaux exploits du seigneur de Tile d*Elbe qui, peu content de sa chétive existence, a voulu en sortir par une explosion à sa manière. Le voici à courir les bois et les montagnes en aventurier jusqu'à ce que la vengeance divine en ait fait justice et que Ton n'en entende plus parler.

L'esprit des Français se montre bien et Paris se signale par un calme et une tranquillité parfaite et tout présage que nous n'éprouverons ni secousse ni commotion.

Le Roi se conduit avec autant d'énergie que de prudence. Aussi voit-on chacun se rallier à lui et la confiance dans les mesures du gouvernement me paraît solidement établie. On ne guérit pas de la peur la multitude qui ne raisonne pas. Aussi les fonds publics ont-ils éprouvé une grande chute. Si j'eusse pu et osé suivre mon envie, j'aurais acheté du 5 ^/, à 70 et ce coup, tel hardi qu'il puisse paraître, n'aurait été ni téméraire ni imprudent. Tous les journaux de ce matin donnent des détails sur le grand événement qui va occuper l'Europe et qui finira par nous amener une paix plus longue et plus durable, lorsque le monde sera débarrassé de l'homme qui en a été si longtemps le fléau.

1932. Virnnc, 18 miri ISIS <t\ 2. San. 703 ad 3

TALLEYH.WD à RLIFKiX (I) (InlercepU^

(sous couvert de .Mavrojeni à Argyropoulo) ^■2).

La Tuile de Napuléor

Dès que j'eus été iaformé de cette teotalivo, je pensai qu' déclaration de tous les souverains contre son uuteur aufsi entre beaucoup d'autres avantages, celui de retenir les bomi égarés et criminels qui pourraient être disposés à se joind à lui en lui ôtant tout espoir qu'il puisse réussir. La prop sition, que j'en ai faite, a été adoptée avec l'empressement plus unanime. En conséquence, la déclaration, dont je vffl joins ici plusieurs exemplaires, a été signée le 13 par les pi nipotentiaires réunis à Vienne au Congrès. 11 était à craiiul que Joseph Bonaparte, qui était dans le pays de Vaud, n'escit des troubles et ne nouât des intrigues, soit dans ce pajs, M dans les parties de la France qui l'avoisinent. J'ai cbargé comte de Talleyrand (3) de faire la demande qu'il soit éki gné (4). La même demande sera faite aussi au nom de Vhi triche et de la Russie, et des oflicicrs autrichiens et ont même été expédiés eu Suisse pour emmener Joseph Boni parte à Graz, lorsque le canton de Vaud aura obtempéré à I demandes. Ainsi tout tend h prévenir ou à arrêter les suil qu'aurait pu avoir l'entreprise de Bonaparte.

Vienne, ÎO mars ISli IF. ï. SOO.Tll id 1).

HAGliR à l-EMPEREL'R Bordereau el rapport journaiicr du 30 mars ISIS.

'niercepla divers des 18 et 19 mars provenant de ou i* 'i à Wellington, Stackelberg, Humboldt, Bùlow, La T»

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dn Pin, Noailles^ de Jérôme Napoléon au comte de Finkenstein, de Stackelberg à Saint- Marsan (peu important), de Wellington à Canning (protocole de la séance du 15 mars), et deux gros paquets adressés à Italin^ky (à Constantinople).

1934. Vienne, sans date (F. 2. 500.711 ad 2).

Rapport à HAGER

Surveillance de Talleyrand. Son découragement. Arrivée d'un courrier de France. Renvoi à Paris d'une partie du personnel de la Mission par raison d'économie. r

Le 18 au matin, lorsque comme d'ordinaire j'allai prendre les ordres du prince, il me dit : « Mon cher ami, je n'ai plus rien à vous ordonner. Pourvu seulement que je reçoive un courrier qui m'annonce que le calme et la tranquillité régnent à Paris. C'est là la seule chose que je désire savoir. »

Il était très ému en me parlant ainsi et se mit à se gratter la tête avec ses deux mains.

A une heure, arrive le baron Gagern apportant la nouvelle cpie, d'après le bruit qui courait^ le roi avait quitté Paris se rendant en Hollande (1).

A 2 heures, arrivée d'un courrier venant de Paris. Il a dit que Paris était tranquille, qu'en route il a rencontré les Gardes qui tenaient garnison à Metz et à Nancy et qui, avec une partie de la grosse cavalerie, allaient dans le plus grand ordre rejoindre Bonaparte qui avait déjà fait sans coup férir son entrée à Lyon.

Au dire de Rouen (2), Bonaparte aurait pris la poste à Lyon et se dirigerait sur Paris avec une escorte de cavalerie.

Le prince est allé dans l'après-midi et est retourné ensuite dans la soirée à la Chancellerie d'Etat.

On dit dans la maison qu'il aurait déclaré que s'il ne pou-

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