Cf. d'Anobbbrg, 999 et 1021 et KlGbbr, t. II, 211 et
DU GOLFE JOL'AN Â I.'aCTE FDIAL Dt CONÇUES
Vienin-. Sl-3:i mara ISIS (F. 1. M0.13;& ad t).
toine RADZIWILL à la PRrNCESSE (Intercepta). i (en françaid).
Bouvelles précises Je Paris. Napoléon marche de Lyon sur Parts.
prUe par Macdonsld, Lcfcbvrc-Deanoueltos et Lallemand. Lettre hdQciieise de Courluiido el Sou diparl de Paris. Louis XVII [. L'osprît ition et de l'armée.
de Paris et d'aucune nation. J'ai couru à chez la princesse Dorothée (I), et je l'ai trouvée bien inile de ce retard qui doit faire supposer que la comraunica »st interceptée.
Biars. — Tnlleyrand a enfin reçu un courrier du 14. qui IBU par la route directe de Strasbourg, mais ne porte rien isif. Il se conlirme que Napoléon est à Lvon. On fait T ses forces à 10.000 hommes. Il y a eu prés de la ville ■ITaire de 1res peu de conséquence.
Donald 8 pris une position latérale (i) pour retarder la de Napoléon et l'empScher de se diriger avec la même sur Paris. C'est beaucoup si l'on parvient à gagner is.
généraux Lefebvre-Desnoueltes et Lallemand {'A) ont "ités par la gendarmerie et amenés à Paris où ils seront
. lettres de Paris ne portent rien sur Roger de Damas ( 4). eQRitesse de Périgord m'annonce que la duchesse de B quitté Paris pour se rendre à Vienne, mais on la roule ^'on lui a fait prendre et on ne loi marque aiéme, chose inconcevable, si elle a emmené ses enfants, la désole. Pour toute nouvelle, elle ajoute : « Le liai est r montre pas Vivlpntinn d'en partir. La nation tUenle. l'armée est détestable. »
sd«ux K^nfraui Lallrmand furent aeuU nrrélLi» L-t cuiidi.ils h la cEUtt^aa. LefebviT-DvmoiuMCca «e rilufta k ChUoni ehn le gindral
■M* caAinaaJail t o r da LjroD.
mooKal la IS' division militaire et élaîl gou-
372 LES DESSOUS ou CONGBËS DB VIBNNB
1987. Vienne, 24 mars 1815 (F. S. 500.1331 ad 3).
HAGER à TEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 24 mars 1815.
Intercepta divers parmi lesquels figurent des chiffxnts rimasses chez Humboldt.
1988. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
Rapport à HAGER Surveillance de Schœnbrunn.
La voiture à bagages de M*"* de Montesquiou a quitté Schœnbrunn et a été envoyée en ville.
1989. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500. 1331 ad 2).
Rapport à HAGER Campochiaro chez Metternich le 22.
1990. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
Rapport à HAGER Le départ de Wellington semble fiTh au 25.
On affirme que Wellington partira le 25 et remettra les affaires à lord Clancarty.
1991. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
L'Italie et Napoléon.
Le comte Magawly vient de m'affîrmer que des lettres qu i a reçues de Parme, l'informent qu'en Italie ce n'est qn'un «. t général en faveur de Bonaparte.
DU GOLFE JOUAN A l'ACTE FINAL DU CONGRÈS 373
1992. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
.... à HAGER
Instructions secrètes de Louis XVIII leçues par Talleyrand.
M. de la Martinière m'a dit que Talleyrand avait reçu quelques missives du Roi (1) qu'il n'avait encore communiquées à personne de Tambassade, pas même à La Tour du Pin,
1993. Vienne, 23 mars 1814 (F. 2. 500.1331 ad 2).
Nota à HAGER (en français).
Le bonapartisme de la princesse Bagration .
La princesse Bagration recommence à faire des siennes. Elle est derechef napoléoniste. Cela me révolte et je ne puis me résoudre à aller chez elle.
1994. Vienne, 22 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
ZERBONI DI SPOSETTI à LEIPZIGER (en russej {Intercepta).
(en français).
Les nouvelles de France. La guerre inévitable.
J ai beaucoup à faire, mais aujourd'hui j'ai fait pas mal de chemin avec Czartoryski.
Les nouvelles de France sont tout à fait mauvaises. Il ne reste plus qu'à faire la guerre. On pousse vivement les préparatifs partout.
1> Le renseignement était parfaitement exact, puisqu'écrivant au Roi le 33 mars, dépèche n» 43, Talleyrand commençait en ces termes : « Sire, M. le <luc de Rohan-Montbazon est arrivé l'avant-dernière nuit et m'a remis la lettre de Votre Majesté dont U était porteur. »
1995. . Vienne, 23 mars 1815 (F. 3. 500.1931 ad 3).
Général DURMER (1) à PAGET (2) (doit être FAGEL)
(Intercepta),
La guerre. Conséquence forcée des progrès de Napoléon.
Les progrès de Napoléon sont ef&ajants. Plos de doute qu'il va falloir aiguiser nos sabres.
Dans un mois ou six semaines au plus on se battra.
1996. Vienne, 23 mars 1815 (P. 2. 500.1331 ad 2).
BRESSON de YALENSOLE au comte BETHUSY (IntercepU:-
(en français).
Nouvelles de France excellentes d'après lui. Tout le monde reste fidèle au Roi.
Les nouvelles sont excellentes. Notre courrier a passé par Strasbourg où le général Suchet se trouve et répond de son corps d'armée. Les troupes, un moment égarées, rentrent dans le chemin et la bonne tenue des maréchaux, en conservant la monarchie française, délivre l'Europe de nouveaux malheurs.
J'espère avoir l'honneur de vous voir ce matin.
1997. Londres, 10 mars mH (F. 2. 500.1331 ad 2).
LIEVEN à NESSELRODE {Intercepta) (en français) (Analyse). La rentrée de Castlereagh au Parlement. Les troubles de Londres.
Castlereagh, arrivé samedi dernier (le 24)» a repris sa place au Parlement. Attaqué par Withbread, il répondu : € Toutes
1. Au lieu de Durmer, il faut, à mon avis, lire Diermen (Antoine Huberlu" van), né en 1767, capitaine au régiment léger batave en 1795, envoyé comnn^ lieutenant-colonel en 1807 à Java, promu colonel au 1*' régiment d'infanter-^: en 1809, fait prisonnier par les Anglais lors de la prise de cette colonie, géo:ral-nuyor en 1815, retraité en 1835 avec le rang de général-lieu tonani. Là da- * de sa mort est inconnue.
2. Nom mal lu par la Manipulation. Il s'agit ici de Fagel (Henri baron d*- . ministre plénipotentiaire des Pays-Bas à -Londres et frère du baroQ Robe.*^ accrédité à Paris auprès de Louis XV III.
DU GOLFE JOUÂN A L'àCTE FINAL DU CONGRÈS 375
les affaires du Congrès ne sont pas encore terminées, mais les principaux objets et surtout ceux qu'intéressent l'Angleterre sont arrangés. »
(Détails sur les mouvements populaires qui se sont produits à Londres et ont été provoqués par la question de l'importation du blé).
1998. Londres, 12 m^rs 1813 (F. 2. 500.1331 ad 2).
PLANTA à CANNING [Intercepta) (analyse).
Sur l'effet produit en Angleterre par le débarquement et les progrès de Napoléon.
1999. Vienne, 25 mars 1815 (F. 2.500.1331 ad 2).
HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 25 mars 1815.
2000. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 2).
SIBER à HAGER
M"« de Montesquiou et son fils envoyés de Schœnbrun à Vienne.
M"' de Montesquiou et son fils ont quitté Schœnbrunn, le 23 à 4 heures. La comtesse habite maintenant n* 1177 Plantengasse (Neuburger Hof).
2001. Vienne, 24 mars 1815 (P. 2. 500.1386 ad 2).
Rapport à HAGER
Surveillance de Marie-Louise.
Marie-Louise a déjeuné à la Burg avec son fils, mais en compagnie de Neipperg. Elle est allée ensuite avec lui au Pra-
ter sans Neipperg, avec lequel elle est retournée à 5 h. 1/i à Schœnbrunn.
2002. Vienne, 23 mars 1815 (F. 2. 500.1331 ad 3).
Rappobt à HAGER Surveillance du Grand-Duc de Bade.
Le grand-duc de Bade a soupe hier en jojeuse compagnie chez Geusau.
2003. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500.1336 ad S).
Rappobt à HAGER Le prince royal de Wurtemberg et la Ba§pration.
Le prince royal de Wurtemberg, après avoir passé une heure chez la grande-duchesse Catherine, a fait, le 22, une longue visite, qui s'est prolongée jusque fort avant dans la nuit, à la princesse Bagration chez laquelle il est retourné de la même façon hier, le 23.
2004. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500.1336 ad S).
e© à HAGER
Une caricature de Talleyrand.
On a reçu de Berlin une caricature intitulée : La Variété française représentant Talleyrand. avec 6 tètes : La première crie : Vive la République ;
La deuxième crie : Vive l'Egalité ;
La troisième crie : Vive le Premier Consul;
La quatrième crie : Vive TEmpereur;
La cinquième crie : Vivent les Bourbons ;
La sixième crie : Vive...
mais une main vient fermer la bouche et dit : < DoucemenU ^^ n'est pas encore temps. »
DU GOLFE JOUAN A l'aGTE FINAL DU CONGRÈS 377
2005. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500. 1336 ad 2).
00 à HAGER (en français).
L'Autriohe et Metternich responsables, au dire de Dalber;,
de tout ce qui vient d'arriver.
Dalberg dit partout, chez le baron Pereira, chez le comte Pries, etc., etc., que : « Ce qui arrive est de la faute de V Autriche^ de la coquetterie diplomatique de Metternich et de la politique sentimentale (T Alexandre. La France n'a cessé de demander qu'on enlève Napoléon de Tile d'Elbe pour le transporter plus loin. »
L'agent parle ensuite de lafTaire de l'espion Devay (1).
2006. Paris, 11 mars 1815 (F. 3. 500.1336 ad 2).
Capitaine FREMANTLE (2) à WELLINGTON {intercepta), II quitte Paris à cause de la tournure des affaires.
En raison de la tournure des affaires et surtout de Tesprit public, nous quitterons Paris le soir même. Voilà la fin de notre séjour dans le palais de Pauline (3) et telle sera aussi, je le crois, la fin du régime des Bourbons.
2007» Vienne, 93 mars 1815 (F. 2. 500.1336 ad 2).
WELLINGTON à SOMERSET (4) (à Paris) {Intercepta) (analyse).
Imminence de son départ.
Il lui accuse réception de la dépêche de Castlereagh du 12 et de la copie de celle adressée à Somerset,
1. Cf. plus loin, au 25 mars, le rapport do Hager à l'Empereur et les eiplicatioDS qu'il lui fournit à ce propos, pièce 2013.
2. Très probablement sir William Henry Fremantle (1766-1850), le frère de l'amiral qui, après avoir servi sous Wellington, quitta l'aripèe de bonne heure •▼ce le grade de capitaine, devint secrétaire du marquis de Buckingham, ^ce-roi d'Irlande, puis un des secrétaires du cabinet de lord Grenville et entra au même moment au Parlement qu'il ne quitta qu'en 1827 pour céder son •iège à son neveu.
J. L'hôtel de Pauline Borghèse, devenu l'ambassade d'Angleterre.
4. Somerset (James Henry lord Fitwoy, 1«' baron Raglan) (17S8-1866). En-
Il ajoute: 4 Je vois avec plaisir qu'il approuve ce que j'ai et ce que je me propose de faire. Je ne peux encore Bxer date de mon départ, mais je ne tarderai pas k me mettra toute. »
^ NESSELRUDEàBOUTIAGUI.Nfc:(l)(/nier«rp/«)(ea français),
Aûcnrd complel ealre toutes le.
IrkihD. Eoiirgie qu'elle apporlera k
... J'ai re<;utou5 vos rapports expédiés jusqu'au 14 au Continuez à nous instruire de tout ce qui se passe et resttt: auprès du Ftoî au(anl qu'il sera possible.
Ici, on continue àiHredansles meilleures intentions. Ilr^t le plus grand accord entre les puissances et tous les artifiCM» qtie Bonaparte emploie pour nous désunir, n'auront plusd* succès à présent.
L'Autriche agit avec autant de vigueur que de loyauté, est, comme nous, décidée d'employer tous ses efforts coDtn l'usurpateur et 300.000 hommes avancent de tous les poioti de ta Monarchie pour sontenir ses résolutions. 11 sera nlill que vous rt^pjmdieï partout cette circonstance, car vous saïtt ({ne Bonaparte cherche â faire savoir le contraire.
2009. Vienne, 94 nuis t»lS(r. J. MM.lUa ad 3).
Anouyuie k Id Comtesse d« S.AHPENVIC (Salpen-ick) (/ni«rc^|
NoanllM d« P«rû. Toul Le oioode m pr<«oM* «■ Uveat éa B
S avons des lettres de Paris, du 16. 60.000 homntesj s armes et tout le monde se proDonce en faTCor do S
DU GOLT1S JOUAN A L*ACTE FI?iAL DU CONGRÈS ST9
2010. Vienne, 24 mari 1615 (F. 2. «00.1336 ad 2).
HARDENBERG à CZARTORYSKl (Intercepta) (en français).
Note exposant la nécessité pour la Prusse de prendre au plus vite ^ossevtton
de ses provinces polonaises.
Je VOUS envoie ci-joint une note verbale sur un objet pressant auquel vous voudrez bien avoir la bonté de porter incessamment remède. Votre Altesse j trouvera de nouveaux mo* tifs pour presser les affaires de Pologne et accélérer le moment où la prise de possession coupera court à des mesures si arbitraires et si illégales.
Elle ne peut être trop pressée, et je suis sûr que, tout à fait d'accord avec moi, vous ferez tout ce qui dépendra de vous pour en avancer l'époque.
(Il lui communique un arrêté de la directioa générale des domames et forêis du duché de Varsovie du 7 mars, dédarant que les <a«éaAciers du Trésor Ducal devront être remboursés en capital et intérêts par la v€nie à l'enchère des Domaines Natioîuiux servant de garantie à leurs créances et que les domaines situés dans les départements de Kalisch, Posen et Bromberg seront adjugés en premier lieu.
Hardenberg proteste oooire l'illégalité de cette mesure.)
2011. Paris, if mars 1815 (P. 2. »00.i3dl ad 2).
GROTE à MUNSTER(//i^erce/}/a) (en français).
Les affaires peuvent encore se rétablir. On le croit sans savoir pourquoi ni
comment. Ses {irévisious.
Depuis hier, on est un peu plus rassuré. On croit que les affaires peuvent encore prendre un cours favorable. Mais c'est une croyance qui n'est jusqu'ici basée sur rien de sérieux. On croit que les corps de Dupont et de Ney ont envie de se battre. S'ils restent fidèles, les affaires peuvent en effet se rétablir. Mais s'ils passent de l'autre c6té, toutes les troupes les imitent «t alors il n'y a plus rien à faire. J'ai donc aujourd'hui un peu pios d'espoir. Mais si ces corps font défection, je pense que les Maréchaux et les généraux les plus en vue se réuniront,
formeront un gouvernement provisoire ou inviteront les Chambres à en constituer un. Tout se terniinera alors comme Tan dernier sans grands troubles à Paris. Reste à voir ce qu'on fera ensuite. D'après ce que me disent des gens biens renseignés et dignes de foi, j'ai lieu de croire qu'on a déjà pris des dispositions dans ce sens.
Grand-duc de Bade à TEnipereur de Russie (transmis par Stein au comte de Hochberg, général badois) [Intercepta) (en français).
A propos de la reconnaissance du droit de succession à la descendance
de la comtesse de Hochberg.
Il lui rappelle que le grand-duc Cbarles-Frédéric a pris un arrangement pour qu'à défaut de successeur mâle de la maison régnante, le droit de succession passe à la descendance mftle issue de son second mariage avec la comtesse de Hochberg et qu'il a cru devoir reconnaître ce droit de succession en signant un acte que son grand-père fît dresser le 10 février 1806. H fait connaître cet arrangement à Alexandre et le prie de lui accorder sa protection. Il ajoute qu'il n'a pas cru devoir en parler au Congrès en raison des objets d'importance capitale dont ce Congrès avait à s'occuper ; mais dès son retour dans ses Etats il va faire donner copie de cet acte du 10 février 1806 aux Ministères de toutes les autres Puissances.
2013. Vienne, 26 mars 1815 (F. 2. 500.1336 ad 2).
HAGER à TEMPEREUR
Détails sur Dalberg et l'espion Devay.
Il lui signale, d'après un rapport d'agent, que lors du pique* nique donné dans la Petite Salle de la Redoute, Dalberg avait cru reconnaître parmi les assistants un espion dangereux, un certain Devaj. L'agent a dû se tromper de nom et Dalberg a
DU GOLFE JOUAN A l'AGTE FINAL DU COKGRÂS 381
dû parler de Le Borgne d'Ideville, ex-secrétaire du cabinet de Napoléon, chef de bureau de Tespionnage pendant la dernière guerre, autorisé par la Chancellerie de Cour et d'Etat en janvier dernier à venir de Dresde par Prague à Vienne et qui est reparti en février pour Munich.
2014. Vieone, 35 mars 1815 (F. 2. 500.1337 ad 3.
Rapport à HAGER Arrivée de la duchesse de Courlande.
La duchesse de Courlande, arrivée dans la nuit, est descendue chez Talleyrand.
2015. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500.1337 ad 2).
Rapport à HAGER Les ministres de Murât chez Metterqpoh.
Cariati et Campochiaro chez Metternich.
2016. Vienne, 24 mars 1815 (F. 2. 500.1383 ad 2).
Rapport à HAGER Le départ de La Tour du Pin.
La Tour du Pin est parti à 10 heures avec son gendre Liedekerke-Beaufort et sa fille.
2017. Vienne, 25 mars 1815 (F. 2. 500.1337 ad 2).
FREDDI à HAGER (Rapport de chez le Nonce) (en français).
Craintes inspirées par l'attitude de Murât. Accord supposé entre lui et Napoléon.
Murât n'a fait jusqu'à présent aucun mouvement, mais on s'y atte nd à chaque instant. On affirme qu'il a signé une convention avec Bonaparte le 26 janvier.
LES DESSOUS DU CONGRES VE ViENSR Vienne, *7 mus tSI&fF. 2. iM.ll97 ad 1|.
UAC.ER à l'EUPEREUR
(Bordet
au al Rapport joamalier dti 37 juin)-
lun de Eei pranuoadM
Il lui signale l'impradcnce qu'on commet en ne fi accompagner le roi de Rome, lorsqu'il va se promener à Schœii^ brunn.quQ par un laquais de la Cour auquel le Prince échapp* souvent à l'intérieur da château.
Vienni;, Î5 mars IHlS (F, 3. 5n0.13R3 ad î|.
Rapport à HAGEll Les promenade* du prince EUg-tue avec Alexandre.
î prince Eugène s'est promené avec l'Empereur Alesaailn I midi à 3 heures.
I8ts (F. 2. aOU.133;a(j7K
iComle dii LA TOUR DU PIN (1) a s
Cher Pèro,
père (intercepU).
La vieille guds. M
Ktvez-vous que votre lettre du 8 nous a presque rais e»
ï ? Quoi ? vous dites une grande, une bonne nouvelle <i
tRoi est ébranlé sur son trâne ! B... est à Lyon! Ma
wez-voua pas lu depuis trois mois mes lettres qui vOi
mt du mé contentement de l'armée. En&o voici oà nd
lommes.
ï Moniteur, qui dit toute la vérité, nous annonce que B.
KtaTourdu Pio Goinnernet (Huioberl de) ineo-IXIfll, (oiisprérot da t\e pB, puis de Sena peadanl les deniitccs arLo^c» do l'Empire. Officier *r^
'rcs Nuira lor« de la Restauralion. puis aide de camp du diic4 hlàe. Tui en duc] le 2H jauvier tilt.
DU GOLFE JOUÂN A l'aCTE HNAL DU CONGRÈS 383
est encore à Lyon avec 7 à IQ.OOO hommes. Ce dernier nombre me parait positif. Cet accroissement de troupes se compose du régiment de M. de La Bédoyère, de quelques hommes de Grenoble et d'une partie de la garnison de Lyon. Ënûn il a 10.000 hommes.
Il parait qu'il est sorti ou va sortir de Lyon. Le premier, qui s'opposera à lui, est Ney avec 7 à 10.000 hommes de moins bonnes troupes que celles de B... Je présume qu'il doit y avoir un engagement, au moment où je vous écris, vers M&con ou même Châlon.
Mon opinion est que Ney reculera de quelques lieues et s'appuyera de Dupont qui avec une célérité incroyable s*est déjà porté avec 10 à 12.000 hommes sur Montargis. Ces 10.000 hommes se composent de gardes nationales et de troupes de ligne.
Si Ney est battu, l'armée de Bonaparte se doublera par la défection de Tarmée même de Ney. S'il y a défection sans combat, les choses iront encore plus mal, et rien n'arrêtera Bonaparte jusqu'aux portes de Paris que nous lui disputerons vivement. Mais alors il serait bien près du succès.
Avant-hier, je croyais tout perdu, parce que je ne savais pas que Ney serait en état de tenir tête, parce que je ne savais pas qu'il répondait de la fidélité de ses troupes, parce qu'enfin je n'espérais* pas de pareils résultats de l'incroyable activité de Dupont.
La partie est engagée ; elle est douteuse, mais toutes les probabilités sont pour nous. Il y a un élan, dont vous ne vous faites pas d'idée dans la nation, dans Paris surtout, mais les troîipesJYoilk la difficulté l Cette vieille garde, voilà l'inquiétude I Ce B... a un talisman. Rien de ce qui a servi sous lui n'ose l'envisager.
Voici une de ses proclamations. Le style en est aussi barbare que ses intentions.
On va former un camp à Melun. La maison du roi y sera, et nous aussi, par conséquent. Nos mousquetaires sont parfaits. Ils feront une belle charge si loccasion s'en présente. Nous avons des ressources immenses, mais nous ferons des fautes selon notre usage. Mon Dieu 1 combien on' en a fait l Je les déplore et ne les dirai pas.
2021. Pane, 16 mars 1615 [F. !. SW.USI ad 2).
X,.. au comte de La Tour du Pin (à Vieaoe) (tntercepta) La si!aiice royale et le» progrès iIf Napoléon. La siluali
Je voua envoie le discours que le roi a pronoDcé ce mal au Corps législatif (1). L'enthousiasme a été complet. M hélas I l'exaltation n'est pas la plante du sol. Elle meurt d'el même. Bonaparte est à Châlon. Dieu sait ce que nous dévie drons. Je ne demande au ciel que la vie des gens que j'aim J'ai pris mon parti sur tout le reste. Le spectacle qu'on voite déchirant. Je ne puis vous dire des détails. Adieu, excelle ami. L'amitié de votre femme est un des biens sur lesquels compte le plus. Parlez de moi à lord Wellington, Il avait tas de goût pour moi. Je veux le conserver.
Combien nous sommes tristes I La t'm de tout ceci est il possible à prévoir. Quel changement !
î. Paris, H mars 1615 {F. ï. SO0.1337 sd 2).
mte de GULTZ au prince de HARDENBERG [InteroepUl
(en français).
de Louis XVIIt. Celui de MoMieur. L1 progrès de Bonaparte. Lo renvoi de U rie :lun. Le refus de Foucht d'entrer au pu
itB. La nominatioD de Bi
a Bènnc
c royale elle dis
tbouni
Bine â ta Chambre
gurda
Met! et le camp
Le corps diplomatique a assisté ce matin, d'après l'iavil lion qu'il avait reçue à la séance royale de la Chambre des ~ lés. Sa Majesté Très Chrétienne y a prononcé de mémoire avec une énergie vraiment sublime, le plus beau, le plus et plus touchant discours qui ait peut-être jamais été enl dans une circonstance pareille.il paraîtra demain dans le J/t teur et j'aurai soin de le transmettre le plus tôt possibla Votre Altesse.
Je crois en avoir retenu les phrases les plus remarq*
« J'ai retrouvé ma patrie dans la désolation. Je l'ai
ciliée avec toutes les puissances de l'Europe, et j'ose être
i. L* stauee royale du U mari.
suadé qu'elles resteront fidèles à leurs engagements avec moi. J^ai donné une Charte constitutionnelle à la France qui assure le bonheur de tous les citoyens et je jure de la maintenir. Celui qui veut allumer la guerre civile en France veut la courber de nouveau sous son joug de fer. J'espère que les deux Chambres m'assisteront et me confieront tous les pouvoirs dont je pourrai avoir besoin dans la crise actuelle. A l'âge de 60 ans, je ne puis plus avoir de plus beau titre à la gloire que celui de mourir pour ma patrie. »
Le roi a été plusieurs fois interrompu par les acclamations de TAssemblée, dont les démonstrations d'enthousiasme me paraissent sincères.
Après le discours du roi, Monsieur s'est adressé à Sa Majesté en lui disant que toute la famille rojale partageait ses sentiments et qu'elle s'engageait également à rester fidèlement attachée à la Charte constitutionnelle. Il a alors baisé la main du Roi et Sa Majesté Ta serré dans ses bras.
Il est difficile de croire à la possibilité du renversement du trône des Bourbons par Bonaparte après avoir assisté à cette mémorable séance. Celui-ci s*est porté néanmoins déjà plus en avant sur la route de Dijon, et les journaux d'aujourd'hui confirment malheureusement ce que j'ai déjà rapporté hier à Votre Altesse au sujet des moyens qu'il employé pour atteindre son but. La crainte, peut-être fondée, d'approcher de lui des troupes, paralyse les mouvements et doit même avoir engagé le gouvernement à faire retourner à Metz la ci-devant vieille Garde Impériale qui était déjà en marche. On paraît toutefois décidé à courir, dans le cas que Napoléon avance sur Paris^ les chances d'une bataille à Melim, et on croit toujours que Ney ne le laissera pas arriver sans lui avoir livré un combat.
P.-S. — On avait offert hier à M. Fouché le ministère de la Police, mais il l'a refusé. Ce refus paraissant prouver qu'il est attaché au parti de Bonaparte, on a voulu l'arrêter ce matin ; mais il a trouvé le moyen de se soustraire aux poursuites de la police.
La nomination de Bourrienne à la Préfecture de Police déplaît à Dandré et effraye beaucoup les anciens royalistes (1).
1- On trouve encore dans les Intercepta de ce jour une dépêche sur le même sujet de Boutiaguine à Nesselrode qui a été publiée par Polovtsofp itome I, 167-168) et que pour cette raison je n'ai pas cru devoir reproduire
LES DESSOUS Dt! COSGJlSS DE VIENKB
2023. Paria, IT mars 1815 (F. I. Soa.133T ad S).
Comle (t« GOLTZ au Pnnce d« HARDENBËRG (/nfen^ (en français).
Pas de uouvoUea. Napoléon h Auierre sans avoir lire ua cou
Je a ai rieo à ajouter à moa rapport d'hier...
Il est fâcheux qu'il n'y ait pas de nouvelleg ou gif soient de nature à ue pas pouvoir être publiées et 3 est ml jeux qu'oa ne sache pas encore qu'un coup de fusil a tiré, quoique d'après les calculs les plus probables Bonai doive arriver aujourd'hui à Auxerre(l).