ViBOBE, »n»r9 IIIS (F. 1. UO.lts: ad I
DALBERG à lord STEWART {tiUereepta} Noie.
prapM de l'ouverture d'un crèdil aux mmistrai de France pour U durée de U guerr*. Son chiffre ^ le mode de le régler.
En supposant une dépense de 8.000 francs par mois pour >«rrier»et £rali extraordinairea, la dépeuee totale d'appointe- Knts el d'existence du bureau français sera de i.îOO iÎTres Krling par mois.
1- IVidMbLeiBmt le btroD âJberl de Maltiaba, priaidcnt de la eigeace de FJMtyntA Ai Lubeek que le duc d'Oldenburjf avail envojri le repré-
nt Vienne.
Btnquier de Bile.
La manière la plus simple de régler cette avance, que toi la Trésorerie anglaise pendant la prochaine guerre, serait d' toriser que cette somme fût tirée sous la signature desbto Bethmann, h Fmncfort-sur-le-Mein, à dater du I" arrilet le compte des ministres de France. 11 resterait au ministère prince de Talleyrand, Dalberg, Noailles, trois secrétaires trois courriers du roi (I).
Je demande à lord Castlereagh la permission de lui éct quelquefois et de lui adresser des notes. Elles seront sign par Samuel Obermann.
2059- Vienne, 39 mars tstG (F. I. SOO.U» ad S).
Nota à HAGER (en françHia}.
Les rivilaticiiis de Darraa «ur un préLcndu complot contre Louis XVIIl. quoi le roi n'en a pus tenu eomple. Dtparl Ûxt lu 30 de Pono di Boi de Wellington pour les Pays-Bas. D*parl du colonel Chureh et U ml qu'il va remplir eu lulie.
Ruffo m'a raconté qu'il a entendu chez Talleyrand une sonne connue de Paris qui dit avoir été présente lorsque! ras (2), venu de Marseille pour parler au roi (qui n'a pas vi le voir), fut obligé de dire à deux délégués de Louis XVIII secret pour lequel il était venu à Paris. C'était qu'il y atl une grande conspiration militaire pour détrftner le roi 8t« l'évasion de Bonaparte de l'Ile d'Elbe ; que lui, Barras, le M vait parce que Napoléon et Mural avaient fait des démardM auprès de lui pour l'entraîner dans celte conspiration ; wM que Louis XVIII n'y avait pas fait attention vu la qualité su pe«te du dénonciateur.
I.Cf- Talleyrand au Koi, Vienne,» inir«,d<p.n> M |PALi.ui<,op.eiI.,U*-M ■ Comme Voire Majesté pourrait se trouver génie en ce momeal pour Mta IX dépenlea de U cbancellerie française, de soi ambacade au Co>| nvois de courripr» el de personnes pour prendre des informatiou,] -es arraugemeatn arec l'Anglolerre pour j fure face. C'ait i I dont Votre Mi^<^»Lé o'aura pas l s'occuper. • Cf. Jaucourt 1 i> et Talleyrand 1 Jautourt, Vienne, IS avril (J*
saiablablomenl de l'entrei RlHobet te duc d'tlavré
0 que Barras, alc»rs * Parii -- BUcss. Ccful t taMitvd* retirs dans sa terre d«t
DU GOLFE JOUAN A l'AGTE FINAL DU CONGRÈS 401
Pozzo di Borgo est venu me voir hier pour prendre congé. 11 m'a dit qu'il part demain, après Wellington et qu'il va où ira celui*ciy c'est-à-dire aux Pays-Bas. Le colonel Church, qui a été longtemps en Sicile et en Italie, ennemi juré de Murât, m'a confié qu'il part pour organiser des levées dans les Etats du Pape afin d'agir sur les derrières de Murât.
2060. Vienne, !•' avril 1815 (F. 2. 600.819 ad 2).
HAGER à l'EMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du l*' avril .
Il lui signale les allées et venues remarquées à Schœnbrunn et dont on a parlé le 30 au soir chez la Bagration. Le jeune M ontesquiou, ayant disparu de son domicile à Vienne, pourrait bien r6der par là^ et comme Méneval, malade, est également invisible, peut-être est-il parti avec Montesquiou.il lui signale en outre un Intercepta du roi de Bavière à la reine et de Wellington à Clancarty.
A ce même bordereau était joint un assez grand nombre d'Iniercepta de Clancarty^Stackelberg^Jornini, Rechberg,Dalberg, de Bûlow à divers et de Noailles à Potocki.
2061. Vienne, 29 mars 1815 (F. 2. 500.819 ad 2).
Rapport à HAGER
Tout est prêt pour le départ de Pozzo di Borgo pour Bruxelles. Bresson de Valensole partira le 30.
2062. Vienna, 20 mart JSlfi (F. 2. 50(U19 ad 2).
Rappobt à HAGER Bruit de départ de Marid^Louise pour Paris.
Dans le monde on parle beaucoup du départ possible de Marie-Louise pour Paris. L'Autriche serait donc d'accord avec Napoléon.
2063. Londres, 7 mars 1815 (F. 2. 500.819 ad 2).
WORONZOFF (1) à son fils (2) (à Varsovie) (en français)
(Intercepta) (analyse).
Il le remercie des nouvelles relatives aux effectifs de l'année russe qu'il vient de reeevoir.
2064. Londres, 11 mars 1815 (F. 2. 500.819 ad 2).
WORONZOFF (1) à son fil» (2) (à Varsovie) (IntercepU)
(en français).
Gravité des nouvelles de Paris. Eloge de Louis XVI IL Diatriba contre Napoléon. Soupçons à l'égard de Metternich.
Les nouvelles de Paris commencent à m'inquiéter. Les premières du 7 annonçaient le débarquement du Corse avec environ 1.100 hommes, et celles du 11 parlent déjà de 8 à 9.000 hommes, preuve donc qu'il a été joint par 8.000 hommes. Or, si le misérable petit corps de 1 . 100 ItaKens, Corses, Polonais,
1. Woronzoff (Simon- Wladirairovitch, ooantfe) (1744-1832), éUU dijà mi- J nistre de Russie à Londres lorsque la révolution française éclata. Apr^« 7 avoir représenté son pays pendant 30 ans, il y prit sa retraite et mourut^ Londres en 1832.
2. Woronzoff (Michel-Séménovîlcli, comte) (1782-1854), fils du pi^èdent. entré au service en 1799, prit une part brillante aux campagnes de 1813,1^1"' 1814 et commanda le corps d'occupation russe qui séjourna sur le ierritci^^ finançais de 1815 à 1818.
PiémoQiais,n'a pas été détruit par un régiment de ligne ou par deux bataillons de gardes^mais qu'au contraire en quatre jours ce petit corps a été renforcé par 8.000 hommes, ces 8.000 hommes peuvent en attirer encore plus et Dieu sait où cela finira.
Si cette nation ne connaît pas le bonheur d'avoir le Roi le plus juste, le plus sage et ne le seconde pas contre un vil Corse^ souillé de tous les crimes, qui a tyrannisé la France pendant treize ans, elle sera digne d'avoir un tel maître ; mais j'espère que la Providence ne permettra pas que ce monstre triomphe sur le meilleur et le plus sage des souverains.
On prétend que dans ses proclamations il se dit tuteur et lieutenant du roi de Rome pour lequel il réclame Tempire français. Si cela est vrai, il j aura là du Mettemich.
2065. Vienne, 28 mars 1815 (F. 2. 500.819 ad 2).
WELLINGTON à CLANCARTY [Intercepta) [Analyse).
Copie de sa note à Metternich et d'une lettre à Bentinck, dans laquelle il lui prescrit de rompre Tarmistice si Murât attaque les Autrichiens en Italie et de concerter ses opérations avec eux (1).
2066. Londres, 14 mars 1815 (F. 2. 500.819 ad 2).
CASTLEREAGH à CLANCARTY [Intercepta) [Private)
[Analysé),
Note commençant par ces mots : « As to the intelligence of Ihe ratification of the American Peace... * et finissant par : < Excase thèse hastj ideas which are merely hints and net instructions. »
1. C£.ScROBLL. Reentil de Piéce$ officielles^iome VII, pages 15^14, 21,21.
2067, Vienne, ÎB mars 1815 (F. 3. 50Û.SIS «d 3).
ZERBONI 1)1 SPOSETTI à LKIPZIGER (Ii>tercepta){en frani;
Napulion k FoûLsinebleau. Louis XVIII en route pour Lille. La guerK. vile de la «itualion. Mural et les généraux autrichiens d'Italie. L«( l menls des Polonais.
Un courrier a apporté hier les nouvelles en date du 19 du 20. Toutes les troupes passent à Napoléon. Ney suii a agi honteusement. Napoléon était déjà à Fontainebleai 18 au soir. On n'a pas encore tiré un coup de fusil.
Le roi est parti pour Lille.
Il faut donc refaire la guerre contre rhomme qu'on tefl déjà. II joue maintenant le Jacobin, promet d'abolir la nobles les ordres et d'établir l'égalité pour tous, sans laquelle, dit il n'y a pas de liberté possible.
Si on ne se débarrasse pas sous la main de lui, la chose pi être grave et le feu peut prendre partout.
Murât a dû déjà commencer les hostilités. Je n'ai pas grso confiance dans les généraux autrichiens en Italie.
Alexandre déclare qu'il va nous remettre de suite le àvd de Posen. Je suis curieux de voir l'effet produit sur lesPi^ nais par les nouvelles de France.
206S. Vienne, 29 mars 1815 IP. 3. 500.819 »d 1).
ZEltBOM Dl SPOSETTI Ji U femme du major WlNTliRra
(à BresUuj [Intercepta) (en français).
Napol-^on i Paris. La guerre. Le duché de Posen.
QB honteusement trahi le pauvre Louis XVII I. D'après t lAcbe télégraphique de Strasbourg, le 22, Napoléon est en ' ' I le 20 et Louis XVIII est à Lille. Tous les serma I Maréchaux étaient des mensonges.
Nous revoilà en face d'une nouvelle guerre. Que! eu ■ I résultat î Celui qui aurait dit ici ie 5, que Napoléon sa ■ nouveau sur le Ir&ne le ti, aurait pas^é pour fou.
<30as peu par Berlin à Posen. Il est grand tempfi p uper ce pavs où Napoléon a monté toutes les 1^1
DU GOLFE JOUAN A LACTE FINAL DU COriORËS
Vienno, 31 mars 1N1S (P. i. S00.1SO& ad 3).
ROI de BAVIÈRE à la REINE (1) (à Munich) {Intercepta)
(en français).
fei eu hier au soir la visite de l'Empereur Alexandre. Il est a me parler au sujet de la démarche que je l'ai mandée f (2). La scène a été très vive au commencemeTit, J'ai fini r trouver qu'il y avait du mésentendu. Alors je lui ai deindé d'entendre Wredecjueje lui ai envoyé sur-le-champ. Le commencement de l'explicatioD a été aussi très bruyaot ; 's h la fin il a trouvé les explications du Maréchal si bonnes i claires (ju'il s'est chargé de rédiger lui-même les articles nous nous sommes quittés les meilleurs amis du monde,
- avait longtemps que je désirais une pareille explication. \h^êtnich rechl ausgeleert (3). J'ai été eochaaté de l'Emrear.de la franchise qu'il m'a montrée et de tout ce qu'il m'a
I d'amical.
Taot cela sera arrangé dans la journée.
Q ne restera plus qu à arrêter les affaires territoriales ( i] ; rdaos ce moment-ci il ne peut pas être question del'échange
piys.
i peux actuellement t assurer avec certitude que je quitte- Viftooe dans le courant de la semaine prochaine et que j'auiponr sûr le bonheur de me retrouver après une si longue ■i Cruelle séparation avec toi, ma bien-aimée Caroline, et le mon enfant que je te prie d'embrasser. Plains- moi. Je dîne aujourd'hui cher. Zichy qui fait une n détestable. Je ne l'ai pu refuser, ayant reçu tant d'hon- I dans cette maison, Itraîs aller chez Wrede et ne ferai partir l'estalTette qu'à
II pour pouvoir te mander les nouvelles, si j'en apprends,
; l'emme de MBiimUieD Juseph.
précédèreal la nigiiaturc, le 2 avril ISli.da isïie, l'Autriche et U B*viira... Cf. tUii.- Wn4«.
fti complètement vidé n tet dirncultis au «i
Hier, on a fait tuer Bonaparte par Ney. Ah 1 si nous avions un pareil bonheur, que de sang serait épargné I
à 9 heures 3/4.
Je reviens de chez Wrede. U n'y a jusqu'ici rien de neof, sinon que j'ai appris que ce diable d'Artaria reste encore ici et ne pari que ce matin, de sorte que je vais lui envoyer cette lettre. Il t en remettra par conséquent deux de ma part. Adieu, chère bien-aimée, je te verrai pour sftr dans le courant de la semaine prochaine.
Il fait une chaleur d'été depuis deux jours. Comme il fera bon voyager, si cela dure.
Je t'embrasse en attendant bien tendrement.
2070. Vienne, 2 aTril 1815 (F. S. 501.1505 ad S).
Bordereau et rapport journalier du 3 avril.
Après lui avoir soumis la liste et en partie l'analyse ou la copie des pièces, lettres ^t dépêches provenant de ou adressées à Bûlow, Stackelberg, Noailles, Dalberg, Wellington, Clancarty, Nesselrode et LOwenhielm, Hager appelle Tattention de l'Empereur sur le fait que le prince Eugène accompagnera Alexandre à Prague, à ce qu'on lui affirme, lorsque le souverain s'y rendra pour passer en revue les troupes russes en
marche vers l'Ouest.
Il lui signale ensuite la scène qui eut lieu (le 29) chez h baronne Arnstein entre cette dame et Méjan et qu'il y aurait, à son avis, lieu de faire connaître à l'Empereur Alexandre alii> de Téclairer sur l'état d'esprit et les chinions de rentourasr^ du prince Eugène.
DU QOLFB JOUAN A l'AGT£ FINAL DU (:;0:«GRÈS 407
2071. VieoM, 1« avril 181S (F. 3. S01.1&05 ad 1).
Rapport à HAGER La maladie de M"* de Brignole. L'indisposition de Méneval .
L'état de M** de Brignole s'aggrave de jour en jcmr. Elle est condamnée par les médecins qui lui donnent au plus huit jours à vivre.
Méneval est toujours encore souffrant .
2072. Vienne, !•' arril 1815 (F. 2. 501.1505 ad 2).
Rapport à HAGER Départ de Poao di Borgo.
Pozzo di Borgo est parti le 31 à 10 heures du matin.
2073. Vienne^ !•' avril 1815 (P. 2. 501.1505 ad 2).
Préparatifs de départ de Wrede.
Wrede a expédié ses chevaux de selle et de voiture et partira le 5 avril.
2074. Vienne, M mars 1815 (F. 2. 501.1505 ad 2).
... à HAGER (analyse).
Rapport sur les négociations relatives aux arrangements territoriaux entre TAutriche et la Bavière, svr les notes des Médiatisés en date des 15 et 21 mars, sur les bruits qui cou« rent dans le public et parmi les diplomates et sur la crainte presque générale de voir les séances du Congrès prorogées à cause des événements.
2075. Vienne, 31 mars 1815 (F. 2. 501.1505 ad 3).
Nota à HAGER (en français).
Les déclarations d'Alexandre à propos des Bourbonset de Napoléon. La consternation de Marie-Louise, le départ de Neipperg, Langenau, chef d'étatmiÛ<>r ^^ l'armée.
D*après ce qui m*a été dit par la générale HitrofF qui tenait ces appréciations et ces propos de Tentourage le plus proche de l'empereur Alexandre, celui-ci serait loin d*étre bien disposé en faveur des Bourbons. Il est au contraire très porté à croire que Napoléon tiendra une conduite sage et modérée qui sera une garantie certaine d'une longue période de calme el de tranquillité.
Marie-Louise a raconté à Neipperg que lors de sa dernière visite Alexandre lui a dit : « Si la nation veut Napoléon oa la Régence, je n*hésiterai pas à proposer de le reconnaître. Où ne peut pas s*opposer à une nation entière. »
Marie-Louise en a été contrariée et aujourd'hui encore, elle a répété qu'elle était bien sûre d'une chose, c'est qu'à aucun prix elle ne retournerait à Paris.
C'est le major Seitz(l) qui, en l'absence de Neipperg, est chargé de l'expédition des lettres de Marie-Louise à Neipperg, qui lui a laissé un paquet d'enveloppes avec son adresse toute préparée.
Tout le monde critique la nomination de Langenau comme chef d'état-major de la Grande Armée (2).
1. Seitz (Joseph von) (1772-1848) cadet (1789), enseigne (1790), sous-lieutenant (179i), lieutenant (1797 , capitaine-lieutenant (1805) mis une première fois à la retraite (1807), capitaine au 1*' bataiUon franc de Vienne (1S0S)< retraité une deuxième fois avec le grade de migor ad honores (1810). Protégé par le feld-maréchal duc de Wurtemberg, commandant le 26 septembre IMS du 1«' bataillon franc de Vienne et peu après aide de camp du duc, appelé en juin 1814 à la direction du recrutement de la Basse et de la Haute-Autriche, de nouveau à la retraite en 1826, il fut en 1831 nommé lieutenant-colonel et attaché au commandement de la place de Vienne et retraité définitivement avec le grade de colonel en 1838. Ce fut évidemment en récompense des services que Seitz rendit à ce moment à Marie-Louise qu'elle lui conféri plus tard la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Georges (de Parme).
3. C'était une chose déjà vieille de plusieurs mois. Langenau avait été appelé à ces fonctions en juillet ISlé, à peu près au même moment où Scfawirzenberg devint président du Conseil auliquo de la guerre.
ru GOLFE JOUAN A L ACTE FINAL DU COX3BÈ3
Nota à HAGI-R {on françaÎB).
l defl Puï9saiiceB.
LanckorûDski m'a dit tenir de personnes qui l'ont entendu leurs propres oreilles que Be»uharnais avait dit chez la prÏQ- Ise Bagralion qu'il ne voyait pas pourquoi les Puissances llisées ne feraient pas la paix avec Napoléon, et que dès qu'il bornait h se contenter de la France telle qu'elle était, on wrait s'entendre bien aisément.
Son secrétaire Méjan a dit bien pis que cela. Il y a eu une be chez M" d'Arnstein avant-hier soir en présence de bien imonde, entre autres le général Degenfeld, le comte Seherr, ■"de Bruce et Fossati (I) et autres.
Voici comment la chose m'a été racontée par M"° d'Eskeles l'abbé Rauen qui venaient de l'entendre par M" d'Arnstein, est d'autant plus important de la connaître comme elle est e les NapoléoDistes, prévoyant l'eiîet qu'elle produira, lâchent In raconter d'une autre manière.
M"' d'Arnstein parle sans ménagement sur Bonaparte et est tuse de ce qui vient d'arriver. Ayant comblé de bontés ,et M" Méjan, elle dit à Méjan, & peine fut-il assis : « Eh i, Monsieur, n'êtes-vous pas honteux d'être né Français en rint ce qui vient d'arriver ? Et ces traîtres de Ney et de JietI »
Méjan lui répondit : « Qu'il s'était toujours estimé heureux lire Français, mais qu'à présent que la France s'était déclarée r son Empereur, il l'estimait encore davantage, de même iles braves maréchaux restés toujours fidèles à leur Ëmpet.»
h' d'Arnstein lui dit : < Et comment pouveï-vous ne pas ^r d'estimer des parjures. » Et elle ajouta tout ce que la ire loi dictait de véhément.
Uors, M~* Méjan dit en allemand à M"° d'Arnstein que son n'avait pas voulu dire cela, qu'au contraire son mari ceux qui tenaient leur parole, etc.
Pnrrail bien tire une parente ilu baron foaaali.tiui avsil Itil parLi« do uImo du vice-roi en quulilt cl'fctiy«r.
Strasbourg s'est déclaré avec Suchet pour Napoléon et t craint fort de voir cet exemple suivi par les autres places.
Oq sait pour le moment que le roi de France est arrivé s. encombre à Péronne.
On a renouvelé le traité de Chaumont. Les souverains pri sents ici sont absolument d'accord et bien décidés à renvene Napoléon.
. 1815 {F. 3. SM.I&OS ad 1).
DALBERG à la DL'CHESSE (Inlercepfii) (Anatytt}
11 l'informe qu'il lui a fait ouvrir un crédit de 6.000 fi chez Carli à Milan, et la prie, comme Parme se trouve sur la lignes d'opération, de se rendre à Bologne ou â Gènes. 11 ler mine sa lettre en lui disant : « Les ordres sont donnés de m recevoir aucun parlementaire de Napoléon. »
2081- Vienne, 31 mars 181S (F. i. ISOS.SOl «d I).
Colonel PimNET (I) à BRESSON de VALENSOLE
{chiffon ramassé cliei liresson).
A propos du départ oL du voyage de Brexon.
Ce mardi, midi (ïS mars).
J'ai vu le prince de Talleyrand. Je lui ai parlé de vous, vous ai trouvé un compagnon de voyage (2) qui peut par quand vous voudrez, pour aller jusqu'à Paris.
Passez chez moi où je resterai jusqu'à 2 heures. Je w dirai tout cela. Bonjour de la part de la baronne Pernet.
eu ISOT h Washiaglon en misiioD spéciale, il renonça à son ïiège au Fv ment en décembre 1813, alla représenter l'Angleterre A Municb et pam U t Berlin en 1S1&. Il quilta le service diplomalique en iSin, devint minl du Mnleil privé el rentra au Parlemenl où il reita jusqu'en 1841.
1. Pernel (Charles- An toino-Joieph) baron par Décret Impérial du H h temfare 1813, couDrmé dans le titre de baron par ordonnance royale el h iMa pttrntei du 11 novembre 18». I.i«ut«nant-colonel, n* à Phalibourf (juin 1776, mort le îjuin 1817, Sa veuve Louise Félicité Thévein w rt»' ■wc U. Joly de la Vaubignon.
>■ Un nommé Scige.
DU GOLFE J0UA9 A l'ACTE HNAL DU CONGRÈS 413
2082, Vienne, 3 avril 1815 (F. 2. 501.845 ad 2).
HAGER à rEMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 3 avril.
Parmi les Intercepta du t*' avril se trouvait une lettre de Jomini à Cotta relative à la gravure du plan de Mayence à placer dans son livre sur les guerres de la Révolution.
2083. Vienne, 2 avril 1815 (F. 2. 501.845 ad 2).
® ® à HAGER
Les visites du prince royal de Wurtemberg chez la princesse Bagration.
Lear caractère.
Le prince royal de Wurtemberg vient presque tous les soirs et reste fort tard chez la princesse Bagration.
2084. Vienne, 2 avril 1815 (F. 2. 501.845 ad 2).
Nota à HAGER
Muf'at se proclame roi d'Italie. Un mot de Metternich
sur la marche de Murât.
Gzartoryski vient d'annoncer que Murât s'est proclamé roi d'itelie.
M. d'Eskeles m'a raconté qut quand on parla de la marche de Murat^ le prince de Metternich avait dit : « Je n'y com- ^prends rien. Il faut que la reine soit bien malade. »
© © à HAGER (en français) La mort de M"* de Brig^nole. L'indifTérence de Marie- Louise.
M** de Brignole, morte à 4 heures du matin, sera enterrée le 4 à Hietzing. Sa mort semble avoir fait fort peu d'effet à Marie-Louise.
2086. La Haye, 25 mars 1815 (F. 2. 501.845 ad 2).
BROCKHAUSEiN (1) à HARDENBERG (Intercepta).
Louis XVIU à Lille. Temps qu'il faudra à Napoléon pour entrer en campagne. Ligne lur laquelle on derratt se concentrer ei Tattendre.
Louis XVIII est à Lille avec 1.500 personnes de sa garde. Napoléon pousse ses préparatifs militaires, mais il ne pourra entrer en campagne au plus tôt que dans trois ou quatre semaines.
Il me semble que le mieux serait d'attendre son attaque sur une position concentrée entre Anvers, Maëstrich, Juliers et Wesel.
2087. La Haye, 28 mars 1815 (F. 2, 501.845 ad S).
Général de PHÛLL à NESSELRODE (Intercepta) (en français).
Décrets et préparatifs militaires de Napoléon. Les Maréchaux qui ont suivi Louis XViii A Lille.
Napoléon a déjà donné plusieurs décrets & Paris et a confirmé la Charte. L'armée française doit être prête à entrer en campagne dans trois semaines.
Augereau, Marmont et Molitor ont suivi le roi à Lille. On ne sait si le corps diplomatique a pu Vj suivre.
2088. La Haye, 35 mars 1815 (F. 2. 501.845 ad 2).
Général de PHULL à NESSELRODE {Intercepta).
Copie du plan général de défense de l'armée composée de Belges, d'Anglais et de Hanovriens.
Avant tout ne pas se laisser couper d'Anvers.
En cas de défensive absolue, la droite à Anvers, la gauche sur Breda, afin de pouvoir être sûr de recevoir des renforts d'Angleterre.
Formation de milices en Zôlande, dans le district de Dor»