Ministre de Prusse à La Haye
drecht et à Rotterdam (20.000 hommes). Total général de 1 armée : 70.000 hommes.
Sur la rive droite de la Meuse il y a 50.000 Prussiens et 25.000 Hollandais. En cas de défensive absolue de ce côté, les Prussiens s'établiront derrière le Rhin ; les Hollandais mettront 12.000 hommes à Maëstricht, Venloo et Grave et ramèneront 13.000 à Nimègne où ils seront renforcés par 30.000 hommes du Umdsturm.
Si tout le monde agit d'après un plan concerté il faudra à l'ennemi 130.000 hommes pour opérer entre les Pajs-Bas.
2089. Vienne, 4 avril 1815 (F. 2. 501.848 ad 2).
HAGER à TEMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 4 avril.
2090» Vienne, 2 avril 1815 (F. 2. 501.848 ad 2).
Rapport à HAGER
Bresson de Valensole est parti le 1**' avril et Wellington a quitté Vienne le 29 mars au matin.
2091« Vienne, 29 mars 1815 (F. 2 501.848 ad 2).
Comtesse de RECHBERG à son père (le comte GÔRTZ)
[Intercepta) (en français).
Les puissances décidées à écraser Napoléon. Effectifs et commandement de
leurs armées. La guerre contre Murât.
Les Cours alliées opposent une force prodigieuse au perturbateur du genre humain. Le nombre des troupes qu'on employera contre lui se monte à 1.025.000 hommes. Il j succombera. N^en doutons pas*
Le prince de Schwarzenberg commandera les armées autri-
chiennes. Sous ses ordres se trouveront aussi les Bavarois, Wurtembergeois et Badois. II étendra sa ligne de Bàle à Trêves.
L'armée russe sera commandée par Barclaj de ToUj, les Prussiens par Blûcher. Les différentes troupes de 1* Allemagne du Nord sont jointes à son commandement.
Les Danois agiront sous les ordres de Wellington.
Je n'ai pas sur ma liste les Suédois qui veulent se joindre à la cause commune.
J'ai parlé au cardinal Consaivi qui parait un peu peiné de la position du Pape. II paraît qu'en Italie la guerre est inévitable. On est assez d'avis qu'un ennemi vaut mieux qu'un traître (Murât).
2092. Vienne, !•' avril 1815 (P. 2. 501.848 ad 3).
DALBERG à STEWART {Intercepta) (en français).
Je vous envoie le Mémoire que vous avez désiré. Il admettrait un plus grand développement, mais les calculs sont exacts pris en masse. Il s'agit de la force motrice et il ne faut qu'unité et durée pour obtenir conformément le même but.
2093. Vienne, 1*' avril 1815 (F. 2. 501.848 ad 3).
DALBERG à STEWART
Mémorandum sur les forces militaires de la Coalition de 1815.
La Coalition peut fournir à l'armement contre la France les forces ci-après :
Autriche 300.000 hommes, Russie 400.000, Prusse 220.000. Bavière 60.000, Wurtemberg 25.000, Hesse-Darmstadt et Hesse-Cassel 20.000. Autres petits contingents 10.000, Hanovre 15.000, Nassau et Hollande 30.000, Saxe 20.000, Danois 10.000, Suédois 20.000, Espagnols 25.000, Portugais 20.000, Suisses 20.000, Sardes 15.000. Total 1.205.000 bommes.
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 417
J'observe que cette masse n'est formée que pour 1/100 de la population et que je n'y place aucun non^bre de troupes fournies par l'Angleterre qu'on peut bien porter à 100.000 hommes.
En calculant 1/100 comme armement, les finances de chaque pays (les grandes masses exceptées) peuvent suffire à l'entretien, même en temps de guerre, si on prend de sages mesures. Voici à cet égard un calcul approximatif. On compte par exemple en Allemagne 7 florins d'imposition par tête. 100 de population donnent donc 700 florins, or sur 100 hommes on n'en arme qu'un seul et il doit coûter 150 florins ou 15 livres sterling armé en guerre. La cavalerie a pour prix le double.
En partant de ce calcul, il s'agit d'examiner quels sont les États dont les grandes armées coûtent au delà de leur revenu et c'est à ceux-ci qu'il faut donner les moyens d'être les premiers sous les armes et en grande activité.
Les armées peuvent être du 15 au 31 mai formées en quatre masses comme suit :
Première masse sur l'Allemagne et la Suisse : Autrichiens 150.000 hommes, Bavarois 60.000 hommes, Wurtembergeois 25.000, Badois 15.000, Suisses 20.000. Total 270.000 hommes.
Deuxième masse opérant entre Meuse et Moselle : Prussiens 180.000, Darmstadt et Hesse-Cassel 20.000, autres contingents 10.000. Total 210.000 hommes.
Troisième masse en Brabant : Anglais 50.000, Hanovriens 15.000, Hollandais 30.000, Portugais 15.000, Suédois 10.000, Saxons 10.000. Total 130.000 hommes.
Quatrième masse en Italie : Autrichiens 150.000, Anglais 15.000, Sardes 10.000. Total 175.000 hommes.
Ces quatre masses opérant toutes avec l'énergie et la prudence nécessaires pour éviter une défaite suffisent pour bloquer toutes les places des frontières et marcher sur Paris, but de lopération. Les autres corps plus éloignés, tels que ceux de Russie, Suède, Danemark, en appuyant les premiers empêcheront, en cas de défaite, les retraites et prépareront les moyens pour conduire une campagne d'hiver. Jamais les Français n'ont su en faire une. Ni leurs chevaux ni leurs hommes n'y résistent.
2094. Vienne, fi avril 1815 (F. 3. fiOl.lfiOi ad 2).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport jonraalier du i ayril.
Hager mande à l'Empereur qu'un certain Forestier^ dont le vrai nom est Amerle et qui était un des agents du fameux Charles Schulmeister, fait partie du service de Marie-Louise.
Les interceplay analysés et copiés le 3 avril se composant, entre autres^ des lettres et des dépêches adressées à ou expédiées par Bûlow, Stein, Clancarty, Staokelherg et Repnin et d*un certain nombre de paquets adressés à Canning et à Palrn^Ua.
2095. Vienne, 9 avril 1815 (F. 2. SOl.lfiOl ad 2).
Rapport à HAGER Départ probable et prochain du prince Eugène.
Le prince Eugène a demandé son passeport pour se rendre en Bavière. Il est plus que probable qu'il partira le 7 avec ou en même temps que son beau-père.
2096. Vienne, 4 avril 1815 (F. 9. 501.1502 ad 2).
® ® à HAGER
Un moi du priuce Eugène sur la police autrichienne.
Samedi dernier, chez le comte Charles Zichy, au souper auquel se trouvaient l'empereur Alexandre, le roi de Prusse et le prince Eugène, ce dernier a dit : € Bien que la police me su^ veille de très près, il n*en est pas moins certain qu'on m'a volé mon portefeuille contenant 500 florins et qu'on ne Ta pas retrouvé. »
DU GOLFg JOUAN A l'aCTE FINAI. DU CONGRâs 410
2097. Vienne, 4 avril I81t (P. j. 501.1501 ad J).
Rappoht à HAGER SnrvaiUance et vie jojreose du grand-duo de Bade.
<Ja!Ztt'i' '^l ^""^ ~?*''*"" ^" ^« •*« '''>°P«" et de fête, qn 11 donne à des femmes chez son grand écuyer Geusau.
Vienne, s arril itts (p. ,. 5«|.„o, ,j jj
Nota à HAGER (en fronçai.).
Nouvelle» sur la marche de Murât.
ar^rt' MoXr'' '''!*'" ^' ^''»«'^^"« MaximUien (I)
P«pis, 13 mars 1815 (F. J. 801.1501 ad î).
M- de KOMAR (2) à l'abbé JOUFFROY (à Vienne) (InlercepU)
(en français).
Soa opinion sur les événements de France I a rA»««!.>» r
p.. Pari, hostile à Napoléon. llTJ:^,J^Y^^^l'lrJZZnL^'T »«ra pas une goutte de sang. révolution ne coû-
Ne soyez pas inquiet pour nous. Cette révolution sera le
duc' F.^°^"!,° <'*'A»triche-E«te, archiduc) feldteug.neister, fil. de l'a«hi- ^.Iriî fr/°'*drr"r"L'*'..'' i°"">ardie et de l-archiduchesse Z^e. Ud^? - ^. ** ,*" *** *'°'**°*' François IV et de l'impératrice Maria- Anl ' *~".'*r '""""*= ""^ l'empereur François l-d'Autr^he néen 178^ SiZZ V' *« ^.'"P'e'""' d« »8»9 «' de 1814, il s'occupa 'surtout de*;
eiUU mnni " / construire les tours qui portent son nom et dont il
1 ft!?.^r u- "".''•" »P*cimen aux portes mêmes de Lins. itvXtl T u' "*""'*"" Stanislas de Komar, née Orlowska, la mire
le cornu de Medioi-Spada, et dont la duchesse de Dwo parle, page iM
iiO
LES DESSOUS Vis CONGRÈS BE VIENSE
pendant de celle du 31 mars passé (I), On crie : Vive /en aujourd'hui, et après-demain ce sera : l'ive l'empereur!
Soult a trahi le roi. Tout a été si bieo arrangé <]ue il toutes les parties de la France, tout était prêt au même jo Tout est compromis,jusqu'au télégraphe qui a donné de faut nouvelles,
Bonaparte a l'armée pour lui. Que peuvent faire les hi lants contre une force armée? On compte encore sur Ney Oudinot, mais les gens sensés jugent que tout esl (îni.
L'esprit de Paris est 1res bon. On a mis en pièces ans Icries deux hommes qui ont crié : € l'iic l'empereur. »
Ou a arrangé si bien les choses que le comte d'Artois à L] o'a pas trouvé un fusil. Il est sur que dans beaucoup d1 droits le soldat a été trompé. On lui a fait croire que le avait abdiqué.
Je plains les pauvres émigrés et toute la famille royale, roi est si bon.
Toute celte révolution ne coûtera pas une goutte de M On n'a pas tiré un coup de fusil.
Soult, après avoir remis son portefeuille, est parti. Ton) partisans de Bonaparte vont tranquillement le rejoindre. Cl trop d'indulgence.
s 1815 |F. 1. Ml.lUtl Éd 3).
Anonyme au prinre GLIU.AUMK DE PKt;SSE{/i [en français).
Il lui parle d'abord de l'émeute qui a éclaté h Londres t(l dfioie de[itiis qu'on a fait marcher la troupe, et lai dilMBlî V Je voudrais qu'on ait aussi peu de raisons de s'alanBff i
• m ie le» Soavtnin ta diiaatd'elle ■ qoe depui* plniisonM ■ 1« grande myilicilif •.
M» Slaniilas de Kom«r (Uît en uuLrc !■ mirt, .!• U V^ A el dg 1b priuecKM Cliaric* de Bcaurau. '
' ~ ' 'la première Itcttauration.
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 421
nouvelles de France ; j'avoue que jusqu'à ce qu'on se soit saisi de Napoléon, je trouverai l'affaire plus sérieuse qu'on ne semble le croire. Du reste, ce n'est pas par esprit de chevalerie pour les Bourbons que je m'intéresse à ceci, et tout autre concurrent qui voudrait occuper le trône de France me serait indifférent; mais j'avoue qu'après tous les maux que cet homme a causés à l'Europe, il serait affreux de le voir ressaisir le pouvoir. Cela rallumerait tôt ou tard la guerre partout, et après vingt ans de désastres, une paix stable et solide serait bien à désirer .
2101. Vienne, 8 avril 1815 (F. 2. 501.1501 ad 2).
TALLEYRAND au baron M ÛLLER (à Vienne) (Intercepta).
Il le prie de joindre sa lettre au premier envoi qu'il fera pour Zurich.
2102. Vienne, 31 mars 1815 (F. 2. 501.1501 ad 2).
TALLEYRAND au comte de TALLEYRAND (1) (à Zurich)
(Intercepta),
Les événements de France. Instructions qu'il lui donne.
Vous aurez été, ou vous serez prochainement informé des trahisons qui ont rendu momentanément Bonaparte maître de Paris et d'une partie de la France et qui ont mis le Roi dans la nécessité de se retirer sur im autre point du royaume. Sa Majesté avait résolu de se rendre à Lille et doit y être actuellement. C'est là que vous devez désormais envoyer toute votre correspondance en continuant de l'adresser à M. le comte de Jaucourt. Vous n'enverrez plus rien à Paris, de même que vous
1. Tallejrrand (Auguste-Louis, comte de^ (1770-183/), cousin du prince de BénéTent, accompagna en 1788, son père ambassadeur A Naples. Il ne rentra 0n France qu en 1799 et dut à sa parenté avec Talleyrand la charge de chambellan de Napoléon, puis celle de ministre plénipotentiaire près du grand-duc d« Bade, puis en Suisse. Il fut accrédité en la même qualité par Louis XVIII «t resta dans ce poste jusqu'en 1823. Fait pair de France en 1825, il refusa CQ 1890 de prêter aermiont à Louis- Philippe. (Pallain, op, eit.f 523.)
LES DESSOUS DU CONr.RàS DE VIEN.te "
D9 recevrei aucun ordre, aucune instruction qoi y vous être envoTés par ce gouvernement. C'est dn lien I trouve le Roi que voua recevrez vos instructions et le» | vellfis de la France.
De mon côté je vous ferai connaître, lorsqu'il y anra lii qui aura été détinitivement arrêté par le Congrès poni arrangements de l'Europe.
snne. S avril ISIS (F. 1. (01.883 ad 2).
H.AGER à l'EMPEREUR
Bordereau et rapport journalier du 6 avril.
[^104. Vienne, 5 avril I8t5 (F. !. fiOl.ggl id 3).
Rappobt à iiAGER BéUbttiaement d« Mineval, Lei obsiquei de M'* del
Méneval, à peu près rétabli, a assisté hier, 4, Kde M"* de Brignole.
Marie-Louise y a assisté avec Dalberg.le marquis et lil Kquise de Brignole.
avril ISIt (F. 3. SOl.BS! ad S).
RAPi-onr à HAGER
Le prince royal de Wurtemberg doit partir le 4 Wa visites nocturnes à la Bagratiop.
DU GOLFE JOUAN ▲ l'AGTB FINAL DU CONGRÈS 423
2106. Londres, 21 mars 1811 (F. 2. Ml. 882 ad 2 .
FABRIZIO RUFFO (1) au commandeur RUFFO (à Vienne)
{Intercepta) (en italien).
Le retour de Napoléon remet en question le rétablissement qui semblait
certain des Bourbons de Naples.
Les affaires allaient à merveille et je croyais déjà le rétablissement du roi à Naples procliain et assuré, lorsque le débarquement de Napoléon a fait perdre de vue cette question et concentré toute Tattention sur ce grand événement. Je suis Tenu ici parce que le roi de France me Ta ordonné.
2107. Londres, 24 mars 181S (F. 2. 501.882 ad 2).
LIEVEN à NESSELRODE [Intercepta) (en français).
Le message de Murât à l'Angleterre à propos du départ de Napoléon de rile d'Elbe et la réponse de Castlereagh.
Le Ministère britannique a reçu aujourd'hui un message direct du roi Joachim (2) renfermé dans une note remise par Tocco, que le gouvernement a toléré ici comme particulier, mais qui n'en est pas moins chargé des intérêts de Murât.
La nouvelle du débarquement de Bonaparte a été connue à Naples le 6 et Murât réunit aussitôt le conseil et ordonna à Galle de déclarer à Walker (3) qu'il restera fidèle à la ligne de conduite qu'il a adoptée et à ses engagements envers les Puissances.
Castiereagh a répondu que le gouvernement apprenait avec plaisir les principes manifestés par Murât, mais que cette question ne saurait être séparée de celles qui sont du ressort des délibérations du Congrès, et que ce serait à Wellington d'y faire réponse.