‹ Les dessous du Congrés de VienneChapitre 83 sur 171 · X . . à DALBERG {Intercepta · texte numérisé non relu

X . . à DALBERG {Intercepta

Oudinot, Ney et Suchet. Situation des affaires dans le Midi. Signification faite par Real à sa femme. Le mariage de TËmpire et de la Révolution . Quelles en seront les conséquences.

Après avoir fait de vains efforts pour retenir l'ex-Garde Impériale dans le devoir, Oudinot s'est retiré chez lui où il vit en simple particulier. Nej et Suchet sont les seuls sur lesquels il n'y a aucun doute.

Les lettres du Midi, en date du 27, disent que la duchesse d'Angoulême (1) était encore à Bordeaux et que le drapeau blanc continuait à flotter à Marseille.

J'ai reçu les lettres de ma femme, à qui Real est allé signifier, le 27 (2), que je suis exilé à quarante lieues de Paris. Barbé-MarboiS| Chabrol, Pasquier, Decazes, Mounier sont dan s le même cas.

1. La duchesse d'Angouléme quitta Bordeaux le 2 avril et s'embarqua le 3 à Pauillac.

2. < Le décret, dit Pasquibr {Mémoires, 111, note, page 171) fut rendu le 35 mars, mais ne fut inséré au Moniteur et au Bulletin des Lois que le 3 avril. Oeux jours auparavant, on avait mis dans le Bulletin des Lois celui sur l'amnistie. U était daté de Lyon, mais très certainement, il n'avait été défilûtivement rédigé qu'à Paris. Tous les membres du gouvernement provisoire iUient exceptés de cette amnistie, et de plus MM. Lynch, maire de Bordeaux, La Rochejacquelin, Vitrolles, Alexis de Noailles, le duc de Raguse, Sosthène de La Rochefoucauld, Bourrienne et Bellart, en tout treize personnes. Aucune de ces personnes à la vérité, igoute Pasquier, ne se trouvait, ainsi que M. de la Valette l'avait prévu avec moi, sous les mains du gouvernement. »

i^s cinq autres étaient Talleyrand, Beurnonvilie, Dalberg, Jaucourt et Montesquieu. (Cf. Ibidem, 169-171, la conversation entre Fouché et Pasquier). (Cf. Hoossayb, 1815, page 502.) Vitrolles seul fut incarcéré, mais pour son fôle à Toulouse.

Que dites-y qus du mariage de TEmpire et de la Révolationt Il doit résulter de cette alliance incompatible, surtout avec le caractère de l'homme^ un monstre bizarre. Fouché, Carnot et quelques autres révolutionnaires voudraient faire prévaloir leurs idées, dans lesquelles il entre quelque liberté. Rovigo. Davout, etc., etc., voudraient qu'on employât les moyens révolutionnaires les plus violents ; mais les républicains libéraux auront beau faire, le caractère de l'homme l'emportera et s'il a quelque succès, vous verrez que la France sera le théâtre des proscriptions. D'immenses confiscations auront lieu pour récompenser ces sectaires et ceux qu'ils appellent ses braves.

2218. Bruxelles, 8 avril 1815 (F. 2. 502.1791 ad 2).

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