in jour un si grand Empire ne pourra jamais se déve
I ii>;>pï" cl ne sera jamais qu'un souverain à petites idées et ft
s Étroites, pendant (fu'il s'agît du bonheur de la génération
e et ([u'on no devrait pas négliger un point qui intéresse
i de raillions d'hommes ; Qu'on devrait au moins donner
In prince un Grand Maître et une petite cour, comme on
• dacué déjît aux Archiduchesses, ses sœurs, moins âgées
c loi; Qu'en se voyant traité de cette manière, il doit deve-
ir wnibre, soups'onncux, acari&tre, boutonné, qu'on ne pourra
\ ie oonaaître, ni loi ne pourra connaître les autres.
J On dit que son pfere ne l'aime pas et que sans l'impératrice
■MdûdQC manquerait de bien des choses indispensables.
[ Le public considère comme un bonheur pour le prince héré-
An que la catastrophe arrivée à sin gouverneur (1) a élm-
éoctui-ci de sa personne. Ses idées, dit-on, étaient sinistres.
l ce jeune prince dans une constante timidité. On von-
Si voir à c6té du prince un homme sage, connaissant le
,»pii eut des connaissances et de l'énergie, bon militaire,
as Hclasivement militaire.
Vi^-ooe, SljHiivier 181S {f. 407.7^5 ad ï).
GAGERN è DUNGERN (2) (à Weilburf) ylMerc^M (en français)
[ jb pQsitioD ici est fort singulière. On m'a envoyé ici pour
L l-l* l>i«avier, l'Impératrice, écrivant i In comteaso Est^rhaiy, lui disait t Mire, qui {ut rite tasii interceptée : ' Malhourousemcnt c'sst « liler ua fgaremcQt complot, de fafon que j'ai dû — et avec - rengager lv«nircliei lui daii^ son quartier et soigner qu'au ne wsorlir. Jigei ds ma douleur. Le voil dan* ccl ^lal depuis deux l U raûoa par uiomcnti, eosuilc violent el tout & Tait bars de • atret quel liamme c'eat. Quelle perle pour moa BU I. . » i de Gijrern.
faire. Faire et aller en avant est assez dans mon caractère et si je voulais suivre les règles de la prudence, je ne ferais rien àa tout. Les Anglais se mettent en avant. C'est bien assez. Les raisons sont plus sonores dans leurs bouches que dans la mienne. Il était bien difficile pour un homme de raison et de jnstice de ne pas prendre im peu fait et cause pour la Saxe ; mais plus on réussira pour elle, moins on réussira pour moi.
Dans les affaires d'Allemagne on n'a encore dit et fait que des sottises. Fallait-il le dire et le dire aussi nettement? Ce n'est pas le chemin des cordons et des honneurs. Et quand faurai fini ici, que deviendrai-je et que veux-je moi-même?
Le sort du pays d'Orange n'est pas encore fixé. Avançant en âge et fatigué, je ne demande pas mieux que de rester à Dillenburg (I). 1* Gouverner le pays; 2° Prendre part aux affaires de l'Allemagne en général; 3* Continuer mes essais de littérature, d'histoire nationale surtout.
II en est de même quant aux incertitudes dans la grande question de paix ou de guerre. Je tiens infiniment à l'ancien f^stème et proverbe : Si vis pacem^ para bellum* Ce para veut ixcQi Préparez-vous-y vigoureusement. Point de lamentations, point de capucinades et point d'hésitations.^C'est la seule manière pour que l'adversaire y pense deux fois. Rien ne con- Ami plus sûrement à une rupture nécessaire que menaces et dTroi. Menace contre menace amène d'abord effroi, calme contre calme et puis la paix. Et c'est à peu près là où nous en sommes. Ne vous effrayez donc pas trop.
Le prince héréditaire de cette monarchie avait un Gouverneur. Ce brave homme est devenu fou ces jours-ci, fou à lier. Le premier accès l'a pris dans la nuit. Il a pris son épée, s'est jeté sur son élève pour défendre son innocence et le jeune bomme a eu toutes les peines de s'en débarrasser et d'appeler dla secours. Au reste, ce n'est pas Tinnocence de ce jeune homme que l'on accuse, mais son trop d'innocence. S'il avait na peu les travers de son âge, il en aurait aussi les moyens.