Traité des subsides signé le 6 juin
.534 LB6 BESS0U8 011 COf«GRÈS DA VlfiNNE
2S26. Vienne, 4. mai 1815.(JP'. 7. 509.2063 ad 2).
RxRiKmi à. HAGER
Départ de l'archidi&c Jean pour l'Italie.
L'archiduc Jean est parti vendiedi dernier (28 avril] pour faire prêter à Venise et à Milan le serment de fidélité à l'Empereur. U se rendra ensuite par la. Suis&e à Tarmée autnchienne du Rhiu q.ua. Scb warzonherg rejcônt direciemeni.
2^27 r PuiBi 17 msnmn (P. T. 501120188 tiâ i).
JAUCOURT à LA TOUR DU PIN (/fi/wt?6pf«) (analw).
IF liir expose les premières mesure» que le Roi a prises coc tre Bonaparte.
2328. Bruxelles, 24 avril 1815 (F. 2. 503.2003 ad 2).
SAINT-ANDRÉ (î) à TALLEYRAND (/a^erccjote) (analyse).
Le Congrès tire à sa fin et la présence du prince serait bien phr? nécessaire amprès^du' roi, ce que Bkca» I1I^mèIBe ^' le éuc' èe Berrj reconnaissent.
1. Durant de Saint- André (Esprit- André) (1777-1860), entré au dépsrtfî^ en 1797, attaché à une mimnon k Hambourg (1799), 2* secrétaire à Mi- (1800), à Naples (1801), sous-chef à la division politique (1802), MtcrèU^' Copenhaspue (1812), consul «rénéraL 4 Vaniae (sApUmbre 1814)* XilUn' correspond avec lui en avril et mai 1815 (Cf. Affaires ETRAivoiiiBS,AutrA Correspondance, V. 30). (Cf. Gusst,. S^uucaira, U^ 170^ 4 propos da sa (« eontre avec lui à Londres en 1835).
DU GOtPIS JOCAir M l'A€TB FIMJKfi SU CONGRÈS 53tt
2329. B«rlu,.3d avrili laU CF. 2^&03.2ûflâ ad 2\.
Prince GUILLAUME de PRUSSE à TaEchiduc JEAN
{Interceptai (en allemand).
Protestations d'amitié. Désir et espoir de voir s'étabffr vne nnioit iniiiiK entre la Prusse et l'Autriche. Félicitations à cause de son envoi en Italie et du bel exemple donné par lui et par l'archiduc Charles.
Quelle joie m'a causée ta lettre si* amicale, mon cher JesuK
Je te remercie une fois de plus de tes amabilités et de rhospitalité que tu mr'as donnée. Bien arant d'avoir fait ta connaissance, j'aimais déjà r'archiduc Jean. Sa renommée me l'avait dép^nt tel que je Tai trouvé. Ton accueil si cordial m'a montré de suite que nous étions appelés à devenir de vrais bons amis* Pendant que je me laissais aller à mon inclination pour toi et à mon penchant pour cette vieille lignée des Hababurg qui m'était déjà si chère, je caressais plus que jamais l'espoir de voir s'établir enfin entre la Prusse et TAutriche une amitié durable, solide et intime, qui assurera leur sécurité réciproque et mettra la patrie allemande à l'abri des faux amis et des ennemis avérés. J'ai souvent pensé que l'amitié qui nous, unit devait contribuer à amener le rapprochement de nos deux pays. En tout cas» nous leur avons donné un bon exemple.. Rien n'a pu troubler notre harmonie^ même aux jours où l'horizon était chargé de si gros nuages.
Je me suis fort réjoui de la brillante destination que tu viens de recevoir^ d'abord parce qu'elle te plaît, ensuite parce qu'elle répond complètement au désir qu'on a de s'attacher les nouvelles provinces. Malgré cela, j'aurais mieux aimé te voir placé à la tête de l'année qui opère contre Murât. Surtout dans le principe, alors qu'on ne recevait de là-bas que des nouvelles peu réconfortantes, j'ai regretté de ne pas voix à et poste OU! ton frère Charles ou toi« Mais Frimont et Nugent prennent l'offensive et cela me rassure.
La résignation avec laquelle tu as accepté ton emploi au*près de Seb-warzenberg (1) et l'exemple donné par l'archiduc Charles en se contentant de Mayenee (2) ont provoqué l'ad*-
Iw Commandant du, Génie de l'armée de Scbwarzenberg. 3. L'archiduc Charles accepta en effet le poste de gouverneur de Mayence (forteresse fédérale).
536 LES DESSOUS ou CONGRÈS DE VIENNE
miration générale. Ce sont de beaux traits de dévouement et d'abnégation et qui serviront de modèles dans tous les temps. La résolution héroïque prise par le sicilien Léopold (1) m'étonne, mais elle est louable. Il n'y aura jamais, au cours de cette guerre, assez de princes légitimes dans les rangs de toutes les armées.
2330. Stuttgart, 30 avrU 1815 (F. 2. 50S.3063 ad S).
Roi de WURTEMBERG à WINTZINGERODE {InlercepU)
(en français).
Départ prochain des souverains pour l'armée. Instmctions.
L'estafette m'a porté ce matin votre Litt B du n* 32 du 23 avril avec l'incluse pour le Prince royal.
D'après cette lettre, le départ des Empereurs paraît prochaii], mais leur séjour ici, ainsi que le quartier-général de Heilbronn, sera de courte durée et ils se porteront presque de suite sur Mannheim.
Vous aurez trouvé dans une de mes dernières que vous n'avez aucune raison pour presser l'adhésion au traité et que vous pouvez attendre cela tranquillement. II n'est pas nécessaire de m'envoyer la ratification de la convention d'étapes par un courrier. Le général de Varnbûhler me la portera à son retour.
Je vous envoie, sous Litt A une dépêche du comte de Gallatin (2) sur la nouvelle Constitution projetée par Napoléon, sous
1. Le prince Léopold des Deux Siciles avait demandé à prendre du serrice pour la durée de la guerre. 11 rejoignit l'armée de Bianchi dans les tout derniers jours de la campagne contre Murât.
2. Gallatij» (comte Pierre de), né à Genève vers 1760, servit d'abord comme officier subalterne dans les Gardes suisses en Hollande. Revenu d^^* sa patrie, il entra au Conseil des Deux Cents, en 1784, mais les troubles, qui éclatèrent à Genève, en décembre 1792, l'obligèrent de quitter cette ville. Bu juillet 1794, il fut condamné, par contumace, à la peine de mort. Mallei du Pan le recommanda au duc de Brunswick, qui le nomma chambellao, puis conseiller intime. Après la mort de ce prince, il passa au service du Wur* temberg et fut successivement ministre plénipotentiaire de cet Etat aupr^^ des cours de Bade, 1816, de Bavière, vers la fin de la même année, et de France, au mois d'octobre 1817. Il mourut à Paris en 1820 (Albbiit dbMontkt. Dictionnaire biographique des Genevois et des Vaadois).
DU GOLFE JOUAN A l'aCTE FINAL DU CONGRÈS 537
LUt B les plaintes que Ton porte sur les officiers autrichiens qui ne veulent pas observer la Convention et enfin sous Litt C la suite de la correspondance avec les deux Guillaume (1) et Henri (2).
2331. Bruno, 2 mai 1815 (F. 2. 503. 2063 ad 2).
ELISA à la Comtesse de HARTZ (intercepta).
NouYelles de Jérôme et du reste de la famille. Etat précaire de sa santé.
Ses espérances.
Je ne saurais assez vous peindre le chagrin que je ressens en lisant les détails de tout ce que vous avez éprouvé depuis un mois. Je garde précieusement vos papiers et espère vous les remettre bientôt.
J'ai eu des nouvelles de Bologne du 18. Jérôme y avait fait une apparition et a emmené avec lui le frère de Rossi (3). De là, il s*est rendu à Naples où il devait s'embarquer pour la France avec Madame et le cardinal Feseh. Quant à la pauvre Pauline, le 20 mars, elle était encore à Gompignano.
L'air vif de Brunn et le vent continuel qui j règne m'ont attaqué les nerfs, et depuis que j'y suis, je souffre horriblement d'une fluxion à la tête. Je suis extrêmement peinée de ce qu'on ne vous ait pas permis de venir à Brûnn. Notre amitié nous aurait aidées à supporter avec plus de résignation notre fâcheuse situation.
Quand nous reverrons-nous?On nous envie le seul bonheur que nous désirons, celui de notre réunion. Patience I Après l'orage vient le beau temps. C'est un proverbe bien vulgaire, mais qui se vérifiera bientôt pour nous. Tout à vous de cœur et d'âme.
1. WuHTBMBBRO (Guillaume-Frédéric-PhiHppe, duc de) (1761-1830), marié en 1800 â la baronne Wilhelmine de Thundcrfeld. Troisième frère du roi Frédéric. L'autre Guillaume est le Prince royal.
3. Un seul des frères du roi Frédéric, a parmi ses prénoms celui de Henri, mais il n'a jamais été connu que sous celui de duc Eugène de Wurtemberg. Né en 1758, mort en 1832. Il se pourrait que ce fût de lui dont le roi a entendu parler ici.