‹ Les Déterminations Pleurales: Au Cours du Mal de BrightChapitre 20 sur 59 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

SÉMÉIOLOGIE

Étude clinique.

Ainsi donc, tous les types anatomo-pathologiques de pleurésies peuvent être représentés dans le mal de Bright, depuis la simple transsudation séreuse, jusqu'à l’exsudation inflammatoire, mème suivie de phénomènes hémorrhagiques où de suppuration.

- Avant d’entrer dans l'étude des différents types cliniques dé ces déterminations, nous devons passer en revue les principales circonstances favorisant leur production et, au nombre de celles-ci, les causes mêmes du mal de Bright et l’altération propre du rein.

On n’admet plus, aujourd’hui, dans l’étiologie des affections aiguës ou chroniques du rein, que deux grands facteurs : l'infection et l’intoxication, agissant

Deus toutes deux par les substances qui passent sur son épithélium et l’irritent. Nous serons bref sur ces causes. Toutes les maladies infectieuses peuvent influencer le rein, soit d’une façon massive et destructive, comme la scarlatine, soit plus lentement, par poussées successives aboutissant à l’atrophie, comme le paludisme. La fièvre typhoïde, la pneu- : monie, l’état puerpéral, la diphtérie, la syphilis sont les causes les plus fréquentes.

Dans les cas que nous avons relevés nous trouvons, nettement spécifiés à l’origine des accidents rénaux, la fièvre typhoïde, la diphtérie, le rhumatisme, l’état puerpéral et, à côté de ces facteurs infectieux, l'alcoolisme, la goutte et l’artério-sclérose. Nous devons en signaler encore un que nous n'avons pu rencontrer et qui n’en est pas moins très fréquent: la syphilis à la période secondaire. Les pleurésies, au cours de cette néphrite syphilitique secondaire, sont très fréquentes et particulièrement tenaces.

Quant à l'état du rein, il a, lui aussi, son importance dans l’évolution et le mode d’apparition des complications pleurales. À la néphrite parenchymateuse appartient ce début aigu par les douleurs lombaires, la pâleur de la face, puis les œdèmes des différentes parties du corps, bientôt suivis des modifications quantitatives et qualitatives de la sécrétion urinaire et des hydropisies ; celles-ci sont toujours progressives, précoces, débutant par le tissu cellulaire sous-cutané en se localisant aux extrémités, ou atteignant d'emblée tout le corps et envahissant ensuite les séreuses ; la plèvre est généralement

Ent

atteinte la première. Dans la néphrite interstitielle il n'en va pas de même; la plèvre ne se prend que beaucoup plus tard et sous l'influence combinée de l'altération des reins, du cœur et des vaisseaux.

De l’étude des cas que nous avons observés nous tirons quatre types cliniques dont les allures l'évolution sont différentes.

Nous décrirons d'abord l’hydrothorax simple, la pleurésie séro-fibrineuse du brightique atteint d’une phlegmasie pulmonaire ou broncho-pulmonaire, la pleurésie du cardio-rénal, enfin la pleurésie chez le tuberculeux brightique.

Presque toutes nos observations se terminent par la mortet si, dans quelques-unes, cette terminaison n’est pas relatée, c'est que le malade est sorti mourant. C’est l'incident courant du séjour de ces sortes de malades:c'est à peine délivrés d’une oppression mécanique intense par la thoracentèse, ou, dans l'étatle plus grave d’anasarque et d’hydropisie que les malades veulent quitter l'hôpital ou qu'ils sont emmenés presque de force par leurs proches. Nous avons appris, dans deux cas quelle fut la survie consécutive à ce départ intempestif : dans l'un le malade mourut deux jours, dans l’autre un jour après. Ce fut en réalité un pas accéléré vers la tombe.

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