I.— L'hydrothorax
L’affection, dans les cas que nous décrivons à toujours débuté par de petits accidents du malde Bright: ç’a été des troubles urinaires de la polyurie, de la
SUR pollakyurie des troubles digestifs, des vomissements de la diarrhée des troubles nerveux, céphalées, anesthésies, engourdissements, crampes ; des troubles visuels, auditifs.
L'âge des sujets a varié ; nous en avons trouvé deux : l’un chez un homme de 23 ans à la suite d’une diphtérie survenue quatre ans avant, l’autre chezune femme de 33 ans à la suite d’une couche sept mois auparavant. Engénéral l'âge a oscillé entre 40 et 70 ans et nous avons toujours noté une marché d'autant plus rapide, d'autant plus progressiveque le sujetétait plus vieux.
Quant à l'intervalle qui a séparé les premiers signes de néphrite des accidents du début de l’épanchement,nousavons trouvéun minimum decinq mois, un maximum de dix ans et la moyenne a été de trois ans. Disons, enfin, que la plupart des malades ont déjà, plusieurs années auparavant consulté pour les accidents du début, que l’albuminurie a généralement décidé à ce premier examen, et qu’ils viennent consulter lorsque la dyspnée, mise d'abord sur le compte de l'intoxication urémique, est reconnue, à l'entrée, sous la dépendance de l’épanchement.
Dans presque tous les cas, en effet, les signes d’épanchement existaient à l'entrée ; nous en avons observé le début, dans deux cas, 35 jours après ; une fois cinq mois après. Généralement il était précédé de congestion pulmonaire, sous forme de ràles muqueux fixes à La base qui allait être le siège de l’épanchement, ou de signes de bronchite diffuse. En tout cas, il n’y avait pas de point de côté de début: la
dune
dyspnée avait augmenté depuis quelques jours ; l'œdème qui, auparavant, restait localisé aux pieds et n’inquiétait pas autrement le malade, remontait aux genoux, puis aux cuisses. [Il y eut souvent aussi, à ce moment, une diminution marquée de Îa quantité
des urines, très abondantes auparavant.
L'épanchement, une fois constitué, se caractérise par les signes ordinaires.
Nousinsisterons surtoutsurla voussurethoracique, toujours très accusée du côté où se forme le liquide,
la forme évasée, globuleuse. de la base dela poitrine.
La cavité pleurale, comme nous l’avons dit, est libre d’adhérences ; c'est encore une raison pour expliquer la mobilité considérable de l'épanchement, la facilité avec laquelle la percussion en décèle a hauteur et les modifications de niveau de la ligne de matité avec les changements de position du malade.
Dans tous les cas,également, la sensation de flot a été très nette, et l'abolition des vibrations complète ; quant aux signes d’auscultation,on les retrouve aussi à peu près au complet : obscuritérespiratoire,souflle,
égophonie et pectoriloquie aphone.
La thoracentèse n’améliore que peu le malade ou, tout au moins,ne l’améliore que momentanément, du fait de la tendance à la reproduction incessante de l'épanchement, reproduction d'autant plus facile que les signes de néphrite sont plus accusés.
Il. — Pleurésie du brightique atteint de phlegmasie pulmonaire.
Ce type nous arrètera peu. I ne s'agit plus, là, de simple transsudation séreuse, mais d'une inflamimation véritable de la plèvre revêtant tous les caractères de la pleurésie.
Nous avons déjà parlé des formes de phlegmasies pulmonaires décrites, par Lasèoue,sous le nom de bronchites albuminuriques. Les deux dernières caractérisées par des lésions anatomo-pathologiques, nous intéressent et sont d'une très grande fréquence. Nous voulons parler de la bronchite, de la bronchopneumonie, des pneumonies secondaires chez Îles albuminuriques et, surtout, de ces congestions pulmonaires caractérisées par de l'obscurité respiratoire avec quelques ràles muqueux apparaissant aux bases et ayant pour caractère principal leur extrême mobilité.
La pleurésie se produit, dans ces circonstances, par: propagation, à une période variable de la complication respiratoire.Ces pleurésies débutent d'une facon brusque et n'ont rien qui les distingue de la pleurésie franche aiguë. C'est la toux,le point de côté intense; ce sont Îles mêmes signes physiques, les mêmes caractères fonctionnels et une évolution qui n’en diffère que par la gravité qu'imprime à la maladie la coexistence de la lésion rénale favorisant la persistance des troubles pulmonaires d’origine.
= NO ee