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Les pleurésies tuberculeuses présentent trois caractéristiques importantes :
19 La constance de la formule lymphocytaire, les lymphocytes prédominent de 65 à 90 ‘/o. Ce chiffre augmente à mesure qu'on s'éloigne du début de la maladie.
= 20 La polynucléose relative du début, toujours fugace, lorsque la pleuro-tuberculose est primitive; elle persiste plus longtemps, lorsque la pleurésie s'accompagne de lésions pulmonaires. |
30 La richesse en cellules endothéliales très fréquente.
La cytologie chez les brightiques est l’objet d’une étude plus longue; et, en effet, il n’y a pas de formule univoque, elle peut varier d’une ponction à l’autre. L'aspect du liquide varie aussi.
Barjon et Cade montrent que ces observations doivent être rangées en trois groupes, suivant leur formule leucocytaire :
1° La formule mécanique simple. Le liquide est clair ou trouble, les cellules endothéliales abondantes toujours, peu ou pas de polynucléaires.
20 La formule conjestive ou inflammatoire : souvent le liquide est hémorrhagique; il y a beaucoup de polynucléaires associés à des cellules endothéliales.
30 La formule mixte : la cellule endothéliale y est en proportion élevée ; les lymphocytes dans un rapport de 20 à 30 ‘/,et les polynucléaires de 10 à 20 °/o.
Il y a évidemment des variations que l’on ne peut fixer.
Les.éléments cellulaires sont plus abondants au
Lan OU
début, et diminuent avec l'âge de l'épanchement. Les cellules endothéliales sont toujours très abondantes; elles augmentent généralement. Les Iÿmphocytes, eux aussi, peuvent augmenter, ils préexistent souvent à la cellule endothéliale. Enfin, les polynucléaires sont d'autant plus abondants que le processus est plus congestif, qu'il y a plus de tendance aux infarctus; et leur augmentation ultérieure est en raison directe de l'intensité des phénomènes inflammatoires. i
Chacun de ces éléments cellulaires a sa valeur diagnostique. Pour plusieurs, elle est encore incertaine; les cellules endothéliales, les éosinophil:s ne se retrouvent pas en plus grand nombre dans les épanchements pleuraux des brightiques que dans ceux des cardiaques.
Les grands leucocytes mononucléaires ne sont probablement que des cellules endothéliales altérées. Quant aux polynucléaires, ils indiquent toujours un processus d'irritation ou d’inflammation du côté de la séreuse : infection secondaire, congestion pulmonaire ou apoplexie pulmonaire. Les lymphocytes, enfin, n'ont pas de valeur chez les brightiques.
En somme, c'est du groupement de ces éléments que se tire surtout le diagnostic de l'origine de ces épanchements. Un liquide pâle, clair, citrin, contenant peu d'éléments cellulaires est un hydrothorax. Un liquide très riche en éléments cellulaires, contenant des cellules endothéliales soudées avec des polynucléaires et des lymphocytes est un liquide de pleurésie chez un cardiaque où un brightique.