‹ Les Déterminations Pleurales: Au Cours du Mal de BrightChapitre 27 sur 59 · O9 PE · texte numérisé non relu

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la plèvre peuvent contenir des globules rouges. Audessus de quatre mille par millimètre cube, la pleurésie serait hémorrhagique, au dire de Dieulafoy. Les globules blancs avaient déjà été étudiés par Ehrlich (1), Quincke (2), Auché et Carrière(3), mais ces différents auteurs ne s'étaient pas, comme : Widal, attachés, d'une façon spéciale, à la plèvre et au globule blanc, et c'est ce qui permit à Ravaut de dire : « L'aspect cytologique d'un épanchement dé- « pend directement de la lésion anatomique de Îa « Séreuse ». j

Dans la pleurésie tuberculeuse, Ravaut distingue, au point de vue cytolosique, la tuberculose primitive ét la tuberculose secondaire de la plèvre; la première caractérisée par une lymphocytose extrême, la pauvreté en cellules endothéliales et en mononucléaires. Dans la seconde, il n'y avait que de rares ou très altérés lymphocytes ; les polynucléaires étaient altérés et l’évolution pouvait évoluer vers la guérison, avec une formule qui devenait identique à celle des pleurésies tuberculeuses primitives ; si cette formule persistait, au contraire, c'était l’évolution vers la mort et l’empyème.

Au nombre des pleurésies non tuberculeuses, Ravaud range les pleurésies des brightiques et des. cardiaques ; les cellules endothéliales y sont des éléments constants ; elles sont d’abord soudées entre

(1) EnrcicH — Charité Annalen, 1882.

(2) QuinckEe. — Deutsche Arch. für Klin. Med., 1882. (3) Aucué et Carrière. — Congrès de Nancy, 1806.

eue elles, formant des placards, puis, peu à peu, ceux-ci se disjoignent et les éléments sont isolés sur le vieil épanchement. L'abondance des polynucléaires serait caractéristique d'un élément inflammatoire surajouté, de congestions pulmonaires surtout, succédant aux infarctus, si fréquents dans les maladies chroniques.

MM. Barjon et Cade, en 1901 (1), commencent à publier les résultats de leurs travaux sur la cytologie des épanchements pleuraux. Dans une première étude,ils classent,au point de vue cytologique, les pleurésies en cinq classes :

19 Les pleurésies tuberculeuses à liquide fibrineux, pauvre en éléments cellulaires, ne contenant ni lymphocytes, ni cellules endothéliales, mais seulement des lymphocytes.

20 Les pleurésies cancéreuses, à liquide hémorrhagique riche en globules rouges, ne contenant pas de globules blancs polynucléaires.

30 Les pleurésies des cardiaques, contenant beaucoup d'éléments cellulaires, beaucoup de polynucléaires.

4° Les hydrothorax des brightiques et des cardiaques dont le liquide clair, mousseux, contient beaucoup d'éléments cellulaires, beaucoup de cellules endothéliales, pas d'éléments polynucléaires.

50 Les pleurésies pneumococciques, riches en éléments cellulaires et en polynucléaires.

Dans un second travail, en 1901 (2), Ifs apportent

{1} Barson et Cane. — Lyon Méd., 1901.

(2) Baron et Cane. — Lyon Médical, 1901.

LOTO une série d'analyses leur permettant d'établir une formule leucocytaire spécifique de l’épanchement consécutif aux infarctus pulmonaires. Elleest caractérisée par la richesse du liquide pleural en éléments figurés et l'abondance des polyclunéaires ; iln’yena que peu au contraire dans les hydrothorax, et ces épanchements dont la formule se rapproche beaucoup de celle des pleurésies métapneumoniques sont donc de nature inflammatoire.

Courmont et Arloing en 1901 (1) publient Îles résultats de leurs travaux portant sur un certain nombre d’épanchements vleuraux, et distinguent deux sortes de formules leucocytaires : a) la formule desquamative, caractérisée par l’abondance des placards endothéliaux; b) la formule diapedétique où les leucocytes sont en très grandeabondance, les placards endothéliaux presque disparus. Dans ce groupe il faut encore distinguer deux types : la polynucléose indiquant un processus aigu par adjonction de strepto ou staphylocoques, et la Iymphocytose par processus subaigus ou chroniques, tels que la pleuro-tuberculose secondaire ou la pleuro-tuberculose primitive.

Enfin, MM. Barjon et Cade (2) dans deux revues générales récentes, résument leurs travaux sur la cytologie des épanchements tuberculeux et non tuberculeux.

(1) CourMoNT et ArLoING. — Société méd. des hôpitaux de Lyon, 1902.

(2) Baron et Cape. — Arch. gén. de méd., 1902, août.

Les MÊMES. — Arch. gén. de méd., 1902, octobre.

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