SCÈNE XV
Pour tous les deux cir travailla coinm^ quatre; Quand Dieu voulut nous séparer, Toi, ma pauvr' femm', qu^aime cncor et qu'j'honore Ton dernier gîte j'ai pu te l'assurer.
Et j'sais au moins où j'puis aller t'pleurer Et te remercier encore.
Ëtquand je pense que sans Batiste!... dites donc, [En confidence,) il croit qu'il y a un grand personnage qui le protège... (Riant,) il ne se doute pas que c'est moi. — Quand on Tarrêtait dans une dispute, vite, j'allais trouver mon vieux général , parce que, moi, pauvre ouvrier, on ne m'aurait pas écouté, tandis qu'un général... Bon, il le réclamait, et mon Batiste était libre. Le renvoyait-on de son atelier? comme ce matin, par exemple; vite, j'allais trouver le général, et à sa recommandation... Bref, je n'ai jamais rien demandé pour moi, afin de pouvoir demander pour lui.
MAX, à lui-même.
Cet héroïsme d'amitiéchez CCS deuxsimples ouvriers...
MIGUEL
Mais... je ne veux pas qu'il le sache, aussi ; vous concevez que si je vous dis ça, c'est parce que, comme je vas vous tuer dans un quart d'heure, il n'y a pas de danger. Là!...
Il reporte l'habit dans rarnioire.
MAX, à part.
Par exemple! si je m'attendais...
MICHEL, apportant un sabre.
Tenez, voilà le sabre d'honneur que me décerna tout mon bataillon.
MAX, avec admiration.
Un sabre d^honneur!
MICHEL, avec simplicité.
Tenez, comme la poignée est légère ; c'est bon pour les mouvemens. Vous verrez tout-à-Pheure, quand nous allons en détacher...
MAX
M. Michel, quoi qu'il arrive, votre main, car vous êtes un bien brave homme.
BATISTE, en dehors.
Si ça vous arrive encore, je double la dose.
MICHEL, cachant son sabre.
Batiste ! Pas un mot sur ce que je vous ai dit, et dans un quart d'heure...